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Un prix Education aux médias et à l’information décerné aux élèves du club presse de l’école Jean Zay

Le mercredi 13 mars, onze élèves de l’école Jean Zay se sont rendus aux assises du journalisme à Tours dans l’ancienne imprimerie MAME,  devenue lieu de création. Ils représentaient l’ensemble du club presse : une quarantaine d’élèves du CE1 au CM2. Ils étaient accompagnés par Anne Lejust, enseignante à l’école, responsable du groupe de jeunes journalistes dans l’école et vacataire au Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d'Information. Nommés lors d’une  sélection préalable, les écoliers orléanais ont eu 6 minutes pour défendre leur démarche devant le jury, comme les 17 autres groupes porteurs de projets présents lors de cette phase finale.

Les élèves et Anne Lejust

Des projets généreux s’appuyant sur les valeurs de la République

Le premier projet est une émission de radio inter-écoles qui concerne 4 classes de 4 écoles différentes. Les élèves ont choisi la « musique à l’hôpital » en pensant à Zohra, une de leurs camarades longtemps hospitalisée. Une élève explique la préparation de l’émission : « on a appris à s’enregistrer, à faire des montages, des jingles et à les envoyer ».

         

Le deuxième est l’enregistrement par les élèves à CANOPE  d’une émission webradio destinée aux enseignants qui veulent faire de l’éducation aux médias avec leurs élèves. Ils présentent en particulier leur travail à partir du poème, Homme de Couleur  de Léopold Sédar SENGHOR. Il s’agit d’une  carte postale sonore autour du thème de la France de la diversité, qu’il s’agisse de la couleur de peau, de la religion ou de l’origine.

Le troisième projet est la rédaction par les CM1 et CM2 d’un article publié le 5 décembre 2018 dans la République du Centre[1]. Il s’agit d’une véritable enquête. Comment expliquer l’installation récente et importante d’artistes et de créateurs dans le quartier des Carmes ? Les élèves ont rencontré les principaux intéressés pour comprendre leur préférence pour ce quartier mais aussi Brigitte Ricard, adjointe au maire et déléguée au centre-ville.

         

La récompense…

Deux heures après leur prestation sur scène, les élèves de l’école Jean Zay ont appris par Harry  Roselmack, président du jury  qu’ils étaient les lauréats du prix éducation aux médias et à l’information pour la meilleure initiative en région Centre-Val de Loire.  Le stress et les  papillons dans le ventre se sont vite envolés. Les élèves du club presse de l’école Jean Zay ont gagné l’un des six prix décernés aujourd’hui dans le cadre des assises internationales du journalisme. Un bel hommage au ministre de l’Education nationale né à Orléans dont le nom a été donné à l’école. 

   

Quelques jours après l’évènement, une élève résume l’aventure : « travailler autour de projets, avoir l’occasion d’aller les présenter à Tours devant un jury, voir Harry Roselmack et gagner le prix, on peut être vraiment content ».   

  


[1] Lire l’article complet des élèves : www.larep.fr/orleans/education/2018/12/05/des-ecoliers-de-jean-zay-a-orleans-jouent-les-journalistes_13072048.html

Huitième Semaine des Maths dans les écoles du polysecteur de La Source du 11 au 15 mars 2019

Dans le cadre de la Semaine des mathématiques les écoles se sont emparées du thème : "Jouons ensemble aux mathématiques". Les élèves sont réunis dans des groupes composés d’écoliers et de collégiens. Travaillant autour de différentes énigmes, ils s’écoutent et  prennent un certain plaisir à se confronter à la difficulté, en attendant la satisfaction de découvrir ensemble  la solution à un  problème ou une énigme. Au programme : codage, scratch et jeux mathématiques.

De Gauche à droite : Philippe Ballé, directeur académique, Patricia Bourgeon  IEN de la circonscription, Rachel Conseil, enseignante de la classe de CM2 et Jean-Hugues Brinon, Coordonnateur de la REP Orléans La Source

Vendredi 15 mars au collège Montesquieu

Ce matin, des élèves de CM2 de l’école Pauline Kergomard et ceux de la classe de 6ème 1 du collège Montesquieu se lancent des défis autour de la programmation de robots. Les plus jeunes sont les tuteurs. Ayant bénéficié d’une formation au codage lors de séances animées par monsieur Pruvot de DroïdAcademie, les écoliers expliquent à leurs aînés comment programmer un robot à partir d’un ordinateur.

   

Les élèves codent puis vérifient si le robot a bien effectué le déplacement demandé. Ils sont accompagnés par Monsieur Halin, ERUN et madame Conseil, l’enseignante des CM2.

 

D’autres essaient, en binômes, de trouver le moyen de mobiliser une chauve-souris avec l’application en ligne Scratch : « il faut trouver des stratégies pour la rapprocher du ballon », explique un écolier.

Les élèves de l’école Gaston Galloux et les collégiens de 6ème 3 et 6ème 5 participent à un Escape game. C’est la résolution d’énigmes qui leur permettra de s’échapper.

       

Des jeux mathématiques comme le « Qui est-ce ? » autour du vocabulaire de la géométrie et des jeux de plateau complètent l’offre.

Les élèves travaillent en  binôme ou dans un groupe plus grand. Ils sont réellement investis dans des actions parfois complexes comme la maîtrise de la distance qui doit être parcourue par un robot. S’ils ne réussissent pas après un premier essai, ils n’abandonnent pas. Ils retournent s’asseoir en face de l’ordinateur et « corrigent le tir ». En regardant le visage de ces élèves, on se dit qu’il n’y a aucun doute : ils jouent.  Mais ils apprennent aussi !

 

 

D’autres  actions inter-degrés au cours de la semaine

Les élèves de madame Mendès de l’école Pauline Kergomard sont venus présenter aux collégiens leur projet « Léonard et les robots », mené conjointement par la Mairie d’Orléans, l’Education nationale, Polytech et CANOPE.

Une classe de cinquième du collège Montesquieu et une classe de CM1 de l’école Claude de Loynes se sont  rendues à l’école Kergomard pour une initiation à l’Awalé avec l’AESCO. Ce  jeu combinatoire a été inventé au cours de l’Antiquité et il est actuellement pratiqué en Afrique et en Asie.

Un événement qui touche toutes les écoles du secteur

Les élèves des écoles des Guernazelles et René-Guy Cadou ont échangé des programmes de codage avec les élèves du collège Alain Fournier. Les parents des élèves des écoles Louis Pasteur et Romain Rolland  ont participé à des ateliers de jeux de société et à des jeux mathématiques sous la forme de tournois ou de défis. Les CM1 de l’école Claude de Loynes ont découvert l’Awalé

Les élèves de l’école maternelle des Guernazelles ont présenté à leurs parents leur création collective d’un jeu mathématique. Ceux de Louis Pasteur ont choisi des jeux mathématiques inter-classes. La classe de petite section de René Guy Cadou a planché sur la résolution de problèmes. Les 3 classes de l’école Antoine Lavoisier ont fonctionné en décloisonnement autour de jeux de société mathématiques tutorés par les élèves de grande section.

Monsieur Ballé salue la dynamique cette semaine des mathématiques, félicite les équipes investies et remercie madame Anne Lecoq, principale du collège Montesquieu pour l’organisation  et l’accueil de l’événement.

 

 

 

 

 

 

            

Quatre après-midis philo au lycée Duhamel du Monceau pour les élèves de CE1 et CE2 de l’école Saint-Aignan de Pithiviers Faire découvrir la philosophie à des écoliers, c’est le pari de Laurence Cesarini, professeure de philosophie et surnommée la fée phi

Faire découvrir la philosophie à des écoliers, c’est le pari de Laurence Cesarini, professeure de philosophie et surnommée la fée philo par les enfants. Sabine Potonié et  Camille Begaut professeures des écoles ont été séduites par ce projet : travailler avec de jeunes élèves à partir d’une question importante : « pour toi, qu’est-ce que c’est, être heureux ? ».

    

Accompagnés par des élèves de seconde volontaires et intéressés par la philosophie, les écoliers ont découvert et travaillé autour de la recette du bonheur selon Epicure. Comment être heureux ? Pour le philosophe, il ne faut pas avoir peur de la mort, avoir des amis, oublier la douleur en se souvenant des jours agréables, choisir entre ses désirs, ne pas se laisser aller aux passions comme la colère ou la jalousie. Il faut aussi trouver une tranquillité de l’esprit sans avoir de regrets ni remords et faire preuve de sagesse et de modération.

 Au cours  de cette quatrième séance, les enfants réalisent de grands panneaux qui seront exposés lors de leur participation au  concours académique de l’Esprit critique 2019.  Chaque groupe, constitué d’un lycéen et de plusieurs écoliers,  répond à une question précise comme « Que faire de mes désirs ? ».

Sabine Potonié est enthousiaste : « le travail a commencé en janvier dans nos classes. Une demi-journée par semaine y était dédiée. Les élèves sont enchantés. Ils sont très jeunes mais ils commencent à prendre du recul. Epicure a un rôle dans leur vie et une certaine influence sur leurs comportements ».

Candice, élève de seconde  encadre un groupe travaillant sur la question « Que  faire de mes désirs ? » avec un groupe d’écoliers. Elle leur explique bien la différence entre ce qui est nécessaire comme boire, dormir, manger  et les petits plaisirs que l’on peut s’accorder de temps en temps. Elle est très heureuse de participer à ce projet : « j’amène les enfants à réfléchir en leur posant des questions mais en plus j’ai appris à leur parler. Par exemple, j’ai utilisé le mot hypocrite  avec eux. Ils ne l’ont pas compris. J’ai essayé de l’expliquer par une situation. Je me suis adaptée. On a aimé travailler ensemble. Aujourd’hui c’est la  quatrième fois qu’on travaille ensemble et c’est la dernière. On met en place l’exposition ».

Thierry Goubert, proviseur et Sébastien Moisan, IEN de la circonscription de Pithiviers

Christopher, lycéen aussi, aime la philo et les enfants. Cet accompagnement des écoliers lui plait et il constate que les écoliers sont heureux de venir au lycée pour travailler avec des grands. Il explique pourquoi il aime la philosophie. « Ce que j’aime, c’est qu’on peut dire ce qu’on pense. Tout le monde peut dire quelque chose de vrai en philo. Il y a plusieurs vérités comme il y a plusieurs philosophes ».

                                      

Pour Alicia, travailler avec des enfants est une expérience nouvelle : « on pense qu’ils sont trop petits, qu’ils ne vont pas comprendre. Mais si, ils nous surprennent même. Travailler avec eux nous donne une expérience d’adulte et nous permet d’imaginer le futur ».

Cheik, élève de CE2, est heureux de faire le bilan de son expérience en philosophie : « j’ai appris à ne plus avoir peur de la mort. Mon désir imaginaire, c’est de devenir champion du monde mais en fait, champion d’Europe ce serait bien aussi ». Il a très bien compris Epicure, il faut renoncer aux désirs qui nous rendent malheureux car ils ont peu de chance de se réaliser. Et puis, champion d’Europe, c’est tout de même une belle performance !

Laurence Cesarini, professeure de philosophie, Camille Bégaud et Sabine Potonié professeures des écoles

Un ministre, une députée et le Préfet à l’école Jean Vilar

Les élèves de la classe de madame Mazier participent à une opération menée avec l’Assemblée nationale qui invite les élèves de CM2 à rédiger une proposition de loi avec leur enseignant sur un thème donné.

Créé en 1994 par le Président de l'Assemblée nationale Philippe Seguin  et le Ministère de l'Education nationale,  "Le Parlement des enfants" permet aux écoliers, par la pratique du dialogue et du débat démocratique, de découvrir le rôle du législateur lors d'un travail en classe réalisé durant une partie de l'année scolaire sur un thème annuel portant sur des sujets sociétaux d'actualité. Le thème de  l'année 2018-2019 est  "le bon usage du numérique". Ce thème doit permettre aux enseignants de traiter avec leurs élèves des nouveaux besoins liés à la multiplication des usages de supports et réseaux numériques notamment les droits, les devoirs et les limites associés à ces pratiques culturelles et sociales.

 

Philippe Ballé, inspecteur d’académie, accueille Caroline Janvier dans la classe de Madame Mazier

Participant à cette action, les élèves ont invité la députée Caroline Janvier afin de la questionner sur ses missions  et sur le fonctionnement de l'Assemblée nationale : « Que faites-vous au quotidien dans votre travail ? Combien de temps dure le mandat d’un député ? Combien de fois peut-on être député ? Doit-on appartenir à un parti politique pour être député ? Est-ce un travail à temps plein ? Combien y a-t-il de députées femmes à l’assemblée nationale ? ». Après avoir répondu à leurs nombreuses  questions, la députée annonce aux élèves une surprise !

                                 

 

La députée répond aux questions des élèves

Quelques instants après, Adrien Taquet, le tout nouveau secrétaire d’Etat en charge de la Protection de l’enfance auprès de la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn, entre dans la classe avec le préfet, Jean-Marc Falcone.

          

Le préfet et Adrien Taquet entrent dans la classe.

N’ayant pas été informés de la visite du ministre, les élèves n’avaient pas prévu de questions pour lui. Très vite, ils improvisent : « Est-ce que vous voyez souvent le président ? Que fait un Ministre au quotidien ? Combien il y a de femmes Ministres dans le gouvernement ? Quel est votre but dans la vie ?»

Après avoir répondu aux enfants, Adrien Taquet évoque  son parcours : « Depuis mes 12 ans je suis passionné par la politique. En fait j’ai travaillé dans un tout autre domaine mais depuis 3 ans j’ai décidé de revenir à ma passion ». Il présente aussi sa mission : « je suis  ministre de la protection de l’enfance. Pour le Président, les enfants sont très importants. Dans ma mission, je vais par exemple travailler avec Mounir Mahjoubi[1] , pour protéger les élèves contre certains contenus numériques. A la maison, la première étape, c’est bien sûr  le code parental. Avec  mes enfants qui sont petits, j’utilise la règle des ‘pas’: pas d’écrans le matin, pas à table et pas le soir ».

Les élèves de la classe présentent ensuite au ministre  certaines pistes de leur  travail pour le Parlement des enfants. L’étape suivante sera la rédaction collective de la proposition de loi. Il est impossible d’en dire beaucoup plus car cela doit rester secret en attendant la fin du concours…On peut juste supposer que la réflexion tourne autour de dangers du numérique.

Les élèves participeront ensuite au scrutin en votant par voie électronique, pour la proposition  qu'ils considèrent défendre le mieux leurs idées. A plusieurs reprises, les textes adoptés par le Parlement des enfants ont été par la suite repris dans de véritables propositions de loi, soumises à l'examen de l'Assemblée nationale par des députés. Certaines d'entre elles ont été adoptées et sont devenues de véritables lois de la République.

Bonne chance à ces élèves investis pour leur participation la 23ème session de l’opération.

 


[1] Mounir Mahjoubi est secrétaire d’état au numérique

Les élèves de la maternelle Michel de la Fournière ont découvert leur nouvelle école en rentrant des vacances d’hiver

Le lundi 25 février 2019, Madame Bourdette, directrice de l’école, a accueilli les 150 enfants des cinq classes maternelles dans des nouveaux locaux fonctionnels, modernes et lumineux. Le rez-de-chaussée héberge les classes des petits, leurs salles de repos, la bibliothèque, le restaurant scolaire et les locaux du périscolaire. Cinq autres classes se trouvent au premier étage. Trois d’entre elles sont occupées. Les autres permettront d’accueillir les enfants des futurs occupants des nombreux logements en construction dans le quartier.  

L’inauguration de l’école a eu lieu en présence de Philippe Ballé, inspecteur d’académie. La ville d’Orléans était représentée par le maire, Olivier Carré et Florent Montillot, adjoint chargé de l’éducation. De très nombreux parents ont assisté au « coupé du ruban », tradition qui remonte à l’Antiquité et  marque l’ouverture au public. Un  jeune élève  de l’école, de grands ciseaux à la main,  a aidé le maire d’Orléans à  inaugurer ainsi les lieux de manière officielle. Olivier Carré et Florian Montillot ont prononcé des discours d’inauguration. Le sénateur Jean-Pierre Sueur a rendu hommage à Michel de la Fournière en présence de son épouse et de son fils  Olivier de la Fournière, directeur de l’école Gutenberg. Philippe Ballé a ensuite évoqué l’Ecole de la confiance, la présence de nombreux  parents étant le signe de la confiance qu’ils accordent à l’école. Il a remercié les services de la mairie et du conseil départemental pour les relations de confiance qui ont été tissées. Philippe Ballé a aussi salué l’investissement de l’équipe de l’école mobilisée pendant les congés scolaire et la cohérence du groupe scolaire : « une école au centre de la vie et de la cité ».

Pour terminer cette inauguration, Madame Bourdette a ensuite invité les officiels et les parents à visiter les lieux. Après le départ des adultes, les enfants ont pu commencer à s’approprier leur nouvelle école.

 

 

Lancement du douzième Défiweb du Loiret en présence de Katia Béguin, rectrice de l’académie Orléans-Tours et Philippe Ballé, inspecteur d’académie du Loiret

Ce nouveau défi s’inscrit dans le parcours d’Education Artistique et culturelle et s’appuie sur des lieux et des événements de la Région Centre Val de Loire. Le lancement a lieu dans la classe de CM1-CM2 d’Olivier Gabez-Soulas à l’école Charles Pensée d’Orléans.

Monsieur Pichard, IEN en charge de la mission numérique 1er degré, présente les objectifs de ce défi : « Il s’agit d’une part de répondre aux compétences numériques qui sont transversales et de travailler les compétences en lien avec le thème choisi.  ».

Madame la Rectrice a ensuite lancé le défi et les élèves ont pu commencer leurs recherches. Il s’agit d’un travail collaboratif au sein de la classe. Les élèves  entrent leurs réponses sur une grille commune de mots  croisés. Ainsi, c’est la classe entière qui résout l’énigme.

                

 

L’intrigue…

En l’an 2019, le redoutable Jet Rotule, ennemi juré de Théodule, le célèbre aventurier, tente de s’emparer du guide du Mout’Art qui renferme les plus grands secrets de la culture française. Heureusement, une alarme met en fuite le voleur mais il  réussit quand même à dérober six pages ! Or, les pages de ce livre se détruisent progressivement et inexorablement. Un représentant de la nation appelle alors Théodule et lui demande son aide. Il  s’agit de retrouver les pages manquantes du précieux livre avant qu’elles disparaissent à jamais !

L’avis des élèves

Melville et Robin comparent ce défi à l’Escape Game : « C’est plus facile mais on aime les deux. En fait, on joue et on travaille en même temps. On a découvert le  film ‘jour de fête’. C’est en noir et blanc et ça donne envie de le voir. On a aussi appris à filtrer des photos avec Photofiltre. Le numérique c’est super important pour jouer mais aussi pour travailler, faire des recherches pour un exposé par exemple ».

Agathe et Eillen apprécient le travail de groupe : « travailler à deux c’est super ! On peut s’aider pour trouver les réponses en réfléchissant à deux ».

         

Natalia et Sarah aiment aussi travailler à deux : « on s’entraide, on se parle, c’est bien de travailler avec une copine. C’est bien de chercher des informations, de découvrir des sites. On a trouvé des tableaux figuratifs et non figuratifs et puis des arts avec du bois, ça donne envie d’aller dans les musées les voir en vrai ».

Le Défiweb du Loiret est désormais ouvert, les écoles n’ont plus qu’à s’en emparer.

 

Quatrième semaine des langues au collège André Malraux du lundi 28 janvier au vendredi 1er février

A la découverte des langues

Les élèves de sixième ont bénéficié d’une initiation en espagnol et en allemand. Ceux de cinquième ont découvert le chinois et le japonais. L’espéranto a fait son entrée avec les élèves de quatrième qui ont pu aussi découvrir la langue des signes.

Des déplacements d’élèves

Le collège a accueilli les élèves de CM1 et CM2 des écoles Paul Bert, Paul Doumer et François Mitterrand. Ils ont pu être intégrés à des classes de sixième ou être pris en charge par des professeurs de l’établissement.

De leur côté, les collégiens se sont rendus à l’école maternelle François Mitterrand avec Frédérique Dos Santos, professeure d’anglais, pour lire des albums en langues étrangères aux jeunes élèves.

Treize élèves de troisième sont allés au lycée Jean Zay pour  assister à une présentation de la section européenne.

A la découverte de la culture

Yarleni, élève d’UPE2A, et sa maman ont présenté la République Dominicaine à des élèves de quatrième. Les parents d’Amaury Ikeroutène ont proposé l’étude d’une chanson kabyle autour d’un instrument traditionnel. Rafaela et Laura ont choisi de présenter le Portugal à des élèves de sixième.

                           

L’apprentissage des mouvements                                                  La « battle »

Madame Moreau, professeur de danse spécialiste des danses américaines, a tout d’abord présenté aux élèves diverses danses noires américaines ayant vu le jour depuis la fin du 19ème siècle. Elles se dansent à deux. Le Shimmy a pour particularité un mouvement alternatif avant-arrière des épaules. Le Foxtrot est une danse rapide et rythmée des années folles. Le Breakaway, comme son nom l’indique, permet aux danseurs de se lâcher au cours de la danse et d’esquisser quelques pas sans toucher sa ou son partenaire. Captivés pendant l’exposé, tous les élèves de sixième ont ensuite été initiés au Charleston. Après quelques pas timides, les élèves sont tous entrés dans la danse avec plaisir.

Cette semaine des langues au collège Malraux a encore une  fois été un succès grâce à la l’innovation et à la qualité des activités proposées par une équipe dynamique et investie!


Journée internationale de commémoration dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’Humanité

Le 28 janvier, des écoliers, collégiens et lycéens français et allemands se sont retrouvés à la gare de Pithiviers lors d'une  marche pour rendre hommage aux victimes. Une bougie à la main, ils ont formé un « chemin de lumière » jusqu'au monument des Déportés.

 

Dans le cadre d’un séminaire franco-allemand organisé par le CERCIL, qui se déroule chaque année en alternance à Orléans et à Magdebourg, les jeunes français et allemands ont souhaité organiser un événement afin de  réunir des élèves de tous âges et des habitants dans un geste symbolique rendant à la fois hommage aux victimes et interpellant le temps présent.

Tous les élèves de CM2 des écoles de Pithiviers, les élèves du lycée agricole de Beaune-la-Rolande et  ceux du lycée de Magdebourg étaient mobilisés pour cheminer de la gare de Pithiviers jusqu’à l’emplacement de l’ancien camp. Plusieurs milliers de juifs suivirent ce chemin entre 1941 et 1943 pour être internés à Pithiviers avant d’être déportés. Tout au long de cette déambulation des textes, des lettres d’anciens internés et des poésies été lus dans les deux langues et mis en perspective avec des photographies d’archives. Des photos d’enfants déportés accompagnées de messages d’hommage et de paix ont été déposés près du Monument des Déportés.

Une mallette pédagogique avait été mise à disposition des écoles par la circonscription et les élèves de CM2 ont préparé avec leurs enseignants des « vœux pour le futur » qui ont été affichés à l’emplacement de l’ancien camp. Ces productions seront ensuite numérisées et réunies sur un mur numérique. 

L'ancienne gare de Pithiviers, fermée au trafic des voyageurs depuis 50 ans, deviendra un lieu de mémoire dédié aux victimes de la Shoah, aux 16 000 juifs internés dans le camp de Pithiviers et déportés depuis cette gare vers Auschwitz en 1942. Les premiers travaux ont commencé, et Guillaume Pépy le patron de la SNCF, viendra en personne poser la première pierre au printemps 2019. Les premiers visiteurs  devraient être accueillis vers la fin 2020. 

 

 

 


Les 80 ans de l’USEP à Orléans : un magnifique hommage à Jean Zay et une très belle fête !

Le 1er février 2019, l’USEP a eu 80 ans. Le Comité départemental USEP du Loiret a eu à cœur de fêter cet anniversaire pour rendre hommage à Jean Zay,  son créateur alors ministre de l’Education Nationale et des Beaux-Arts. Ce grand homme a en effet  apposé sa signature au bas de la circulaire créant l’USEP avec deux objectifs : Apporter sa collaboration aux autorités scolaires dans le domaine de l’éducation physique et organiser au sein des établissements scolaires ce qui est proprement athlétisme et sport. Selon Jean Zay : « Toute éducation doit aussi être joie». Pour Véronique Bury, présidente de l’USEP du Loiret, aussi : «nous voulons faire de cette journée de commémoration une journée de fête pour que dans la mémoire des enfants qui y auront participé, Jean Zay rime avec fête d’être ensemble ! ».

 

Trois lieux pour un millier d’élèves des écoles élémentaires

1. Le palais des sports pour des activités culturelles  et réflexives autour du sport, de l’olympisme et des valeurs de solidarité et de partage.

Les élèves ont aussi pu rencontrer des sportifs du territoire qui évoluent à  haut niveau au sein de leurs disciplines respectives dans des équipes locales comme l’USO Football, Orléans Loiret Basket et Fleury Loiret Handball. Des sportifs en situation de handicap ont aussi présenté leur parcours et leur épanouissement grâce à la pratique physique et sportive.

2. Le parc Pasteur pour un riche panel d’activités physiques et sportives. Les étudiants de FORMASAT,  futurs éducateurs sportifs ont mené différents ateliers sportifs dans le cadre  d’un raid multisports.

 

      

Mavy, Nicolas, Mathis, Even et Chrys ont mené différents ateliers : relais motricité, tennis, basket et thèque.

 

De  leur côté, Mathéo et Lucas, élèves au lycée Paul Gauguin aidaient des groupes d’élèves à résoudre des énigmes en face du Parc Pasteur, à la Direction Académique.

   

 

3. Le centre-ville d’Orléans pour une randonnée à la rencontre des institutions de la République

Deux groupes de 500 élèves ont pu aller à la rencontre des acteurs institutionnels du territoire : la mairie d’Orléans, le Conseil Régional, le conseil Départemental, le Rectorat, la préfecture, la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale et l’Institut. Ils ont pu aussi découvrir des lieux liés à Jean Zay comme le lycée Pothier dans lequel il a été scolarisé.

Grâce à un roulement soigneusement préparé les mille élèves ont pu participer à chacune des activités.

Cette belle journée a pris fin après une cérémonie anniversaire autour d’un goûter avec les enfants et les étudiants de FORMASAT.

 

Pour la Présidente de l’USEP : « organiser cette journée, c’est rendre hommage à l’homme grâce auquel nous existons, Jean Zay. Cela signifie rassembler un maximum d’enfants, leur donner plaisir et joie  en les faisant bouger, danser, faire du sport. C’est aussi rassembler tant d’enfants et les emmener tous ensemble à la rencontre les uns des autres et à celle de Jean Zay et de ce qu’il a porté toute sa vie et jusqu’à sa mort, les valeurs de la République ».


Quand la chanson se souvient de la Shoah

180 élèves des lycées Jean Zay, Benjamin Franklin, Voltaire et du collège Jeanne d’Arc ont pu assister à une représentation proposée dans le cadre des « Mardis du CERCIL » au théâtre d’Orléans. 

La chanson est une source historique à part entière. Art populaire et art social, elle témoigne de la société de son temps. Ainsi que l’exprime Serge Bernstein : « elle est une forme d’expression culturelle qui s’adresse à tous, et qui permet d’étudier la manière dont une société a vécu tel ou tel événement. Il est des chansons qui font l’histoire et des chansons qui disent l’histoire… »
Que nous dit la chanson de ce que connaît la société française d’après-guerre de la Shoah?

Accompagnés par Eric Amrofel et Fred Ferrand,  Valérian Renault et Lila Tamazit interprètent de façon magistrale une quinzaine de chansons qui expriment l’émotion, la douleur, la colère avec parfois une touche de dérision.

Selon Pierre Perrault, producteur du spectacle,  le choix des chansons a été une véritable épreuve. Se limiter à quinze parmi une cinquantaine a été très difficile. Le résultat : un équilibre parfait.

Des chansons militantes et engagées comme « Nuit et brouillard »  de Jean Ferrat en 1963 et « La bête est revenue » de Pierre Perret en côtoient d’autres plus intimes comme « Mon enfance » de  Barbara ou « Yellow Star » écrite par Serge Gainsbourg  1975. Le chanteur y   évoque, à sa manière, l'étoile jaune qu'il fut obligé de porter sous le régime de Vichy : « J'ai gagné la yellow star, Et sur cette yellow star, Y'a peut être marqué sherif ou marshall ou big chief ». La même année, il se confie lors d’une interview télévisée : « J'avais une étoile de shérif sur le cœur ».

                       

« Le Petit Train » des Rita Mitsouko est une chanson à la fois entraînante et entêtante qui cache des allusions à la déportation du père de Catherine Ringer : « Les grands-parents, petit train, conduis-les aux flammes ». 

La musique de Pierre Selos est  légère aussi et  le contraste avec  la conversation d’un couple qui va être gazé au petit matin avec son petit David qui ne sait pas qu’il  va mourir : « Bientôt va s’ouvrir l’antichambre de la mort. Si nous voulons qu’elle nous emporte, il faudra respirer très fort ». Le titre de cette chanson est  « Avec les Juifs ». C’est le début du vers effroyable répété douze fois : « Avec les Juifs on fait du suif ».

« Bravo » est une chanson interprétée  par Annie Cordy dans  une comédie musicale tirée de  « La vie devant soi » de Romain Gary/ Emile Ajar dont le refrain est : « Du Vel d'Hiv jusqu'aux bus, et des bus aux wagons, des wagons jusqu'aux camps, Terminus! ».

« Anne, ma sœur Anne » est un hommage de Louis Chedid à Anne Frank à qui il s’adresse : « J’aurais tant voulu te dire, p’tite fille martyre, Anne, ma sœur Anne, Tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus La vermine! ».

Cette représentation fait aussi la part belle à des artistes un peu oubliés du grand public. C’est le cas de Pia Colombo qui chantait en 1967 « Il n’y a plus de roses dans la rue des  Rosiers ».

Les réactions des élèves

Pour Lisa et Liam : « l’idée d’un témoignage à travers des chansons est intéressante. La musique fait ressortir des émotions».

Selon Lucile : « cela  permet de ne pas oublier, de se rendre compte, tout en n’étant pas choquant comme le seraient des images ».

Philippine, Titouan, Tom et Yanis se disent touchés « à l’intérieur » par la musique.

Antoine évoque une récente étude de CNN en Europe qui dit que « 21 %  des jeunes français de 18 à 24 ans n'ont jamais entendu parler de la Shoah ». Il est très surpris : « Je ne comprends pas. On apprend ça à l’école,  au collège et au lycée. C’est peut-être juste le mot Shoah qu’ils ne comprennent pas ».

Loula, Mathilde, Elise, Anaïs et Lucie sont en troisième au collège Jeanne d’Arc. Ils sont très impliqués. Le 8 janvier 2019, leur classe s’est rendue au Cercil. Les élèves ont assisté à une visite guidée du musée puis à un atelier sur le thème « quand la chanson se souvient de la Shoah ». Les élèves participeront aux commémorations du 28 janvier ainsi qu'à la nuit des musées au mois de mai.

Après une présentation de Hélène Mouchard Zay, ancienne présidente du Cercil, les lycéens ont assisté à la représentation. Pas un mot dans la salle, juste des applaudissements entre les morceaux.  Et une grande émotion.


Philippe Ballé et François Bonneau inaugurent le forum de l’orientation d’Orléans

Un événement qui témoigne cette année encore d’une dynamique collective remarquable

La huitième édition du forum de l’orientation a lieu du 10 au 12 janvier. Le parc des expositions accueillera cette année 5000 collégiens et 5000 lycéens les deux premiers jours. Le samedi, 8000 visiteurs viendront assister à 8 conférences-débats sur des thématiques présentées dans un document remis aux élèves et aux familles.

En prise directe avec le projet académique et ses déclinaisons départementales portant sur l’ambition et la réussite des élèves, cette manifestation constitue un temps fort au service du « parcours avenir » de l’élève.

Un contexte particulier

Les élèves entrés en classe de Seconde en septembre 2018 seront concernés par la réforme du baccalauréat. Dès la rentrée 2019, la mise en place d’un enseignement de tronc commun complété par 3 enseignements de spécialité permettra à chacun de choisir un parcours personnalisé lié aux centres d’intérêt voire aux passions.

Des nouveautés

Cette année, l’espace Ecole-Entreprise  et l’espace du Numérique font leur apparition au forum et reflètent la synergie entre les formations et les métiers.

   

Des ateliers destinés aux élèves des lycées professionnels leur permettront de trouver des stages, d’améliorer leur CV ou leur lettre de motivation avec des conseillers de la Maison de l’emploi et des chargés d’affaires d’Orléans Métropole le jeudi et le vendredi.

Deux nouvelles conférences sont proposées. L’une  concerne les jeunes en situation de handicap. L’ autre présente les changements et les perspectives de la réforme de l’apprentissage.

Un mot d’ordre : « Tous les métiers sont mixtes »

De nombreux stands illustrent cette phrase grâce à une communication à travers  des clichés présentant des hommes et des femmes sur leur lieu de travail. De la police à l’automobile en passant par les carrières scientifiques, les filles doivent pouvoir travailler partout !  Le policier responsable du stand de la police nationale tient des propos  encourageants : « Plus on monte dans la hiérarchie, plus il y a de femmes ».

       

Agnès Boutet, IEN chargée de l’information et de l’orientation remet à Philippe Ballé son badge « Tous les métiers sont mixtes » 

   


Stéphanie Rist, députée de la première circonscription du Loiret, visite l’école de la Cigogne à Orléans dans le cadre du plan « Priorité prévention »

La ministre de la Santé Agnès Buzyn et le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ont inauguré le 17 septembre dernier le séminaire dédié au Parcours santé-accueil-éducation des enfants âgés de 0 à 6 ans. Ce parcours s'inscrit dans le cadre du plan « Priorité prévention », présenté en mars dernier par le gouvernement. Il doit impliquer l'ensemble des acteurs des champs sanitaire, éducatif, et social qui entourent l'enfant et les parents. Il concerne deux ministères : celui  de l’Education nationale et celui de la Santé.

Stéphanie Rist, qui est aussi médecin et sa consœur Marie-Sophie Barthet-Derrien , directrice adjointe de la PMI Métropole de Lyon pilotent cette mission au niveau national. Elles sont chargées de la coordination des différents professionnels qui ont comme préoccupation  la santé de l’enfant. L'objectif étant d’assurer l’ensemble des dépistages et examens nécessaires aux âges recommandés, de  rendre effective la visite médicale avant 6 ans et de garantir une prise en charge adaptée aux besoins physiques, psychiques et affectifs de l’enfant dans tous les territoires. 

Après avoir visité la crèche voisine plus tôt dans la matinée, les deux médecins ont pu observer le fonctionnement d’une classe composée d’élèves de petite et moyenne section à l’école de la Cigogne. Elles ont en particulier assisté à une activité permettant la mobilisation du langage dans le domaine des émotions. Les enfants devaient observer des clichés présentant des visages  et les rassembler dans des cerceaux lorsqu’ils  exprimaient la même émotion. Les activités autour des émotions permettent de développer la communication bienveillante, l'empathie et donc le bien-être des élèves.

         

Lors d’un entretien avec les responsables de la mission, Nathalie Lechapelain,  directrice de l’école a pu évoquer des points essentiels comme l’accueil de l’enfant en petite section : « Ce premier contact avec l’école est essentiel. Il faut prendre le temps d’accueillir et permettre à l’enfant de passer des premiers besoins vitaux aux compétences psycho-sociales. De  même, il est important d’accueillir et de prendre du temps avec les parents qui doivent apprendre à devenir parents…d’élève. Dans cette école, le lien se fait particulièrement naturellement de la maternelle à l’élémentaire car les élèves restent dans le mêmes locaux ». D’autres sujets comme  la relation avec les professionnels de santé et l’action de l’école sur le bien-être des élèves ont été abordés en présence de Pascale Toupé, IENA et Valérie De Nadaï, IEN de la circonscription.

Stéphanie Rist et Marie-Sophie Barthet-Derrien ont salué le travail des enseignants de cette école et remarqué qu’on y chante en anglais dès la petite section !


Journée de la Laïcité à l’école Roger Toulouse

             

Les  différentes classes ont travaillé sur la fraternité, évoquée dans l’article 4 de la charte de la Laïcité,  autour de l’album « Le conte chaud et doux des chaudoudoux » de Claude Steiner.

L’album

L’histoire commence il y a fort longtemps dans un pays lointain où chacun  vivait très heureux et échangeait des chaudoudoux grâce à un sac reçu à la naissance dont les ressources étaient inépuisables. Les chaudoudoux apportaient chaleur et douceur à ceux qui les recevaient. Les gens de ce pays n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux et ils étaient gratuits ! Il suffisait de plonger la main dans son sac et de les  offrir. Mais voilà, la vilaine sorcière Belzépha n’était pas contente : les gens étaient si heureux qu’ils n’achetaient pas ses philtres et ses potions magiques. Elle  décida de semer le doute dans l’esprit des villageois : et si un jour, il n’y avait plus de chaudoudoux ? Les villageois commencèrent à avoir peur de la  pénurie : chaque fois qu’une personne offrait un chaudoudoux, ses proches craignaient qu’il n’en reste plus pour eux. Les parents et les enfants commencèrent à se surveiller et à hésiter avant d’échanger des chaudoudoux. Les gens arrêtèrent de sourire, devinrent plus sujets à la maladie, à la dépression, certains en vinrent à mourir. La sorcière était satisfaite car elle vendait beaucoup plus de potions mais craignait que tous les villageois ne meurent. Elle inventa donc les froids piquants. Ces froids piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait: « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient :  « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid piquant ? ».

              

Mais un jour Julie Doux arrivadans le village. C’était une belle et généreuse femme qui aimait sourire aux enfants et qui n’avait jamais entendu parler de la pénurie de chaudoudoux. Elle les offrait et les enfants l’adoraient car ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi se mirent à nouveau à distribuer des chaudoudoux quand ils en avaient envie, comme au bon vieux temps.

L’exploitation

En classe, les élèves ont fabriqué des chaudoudoux  et des froids piquants. Ils ont bien compris que les chaudoudoux sont les marques d’attention et d’amour qui provoquent le bien-être celui qui les reçoit mais aussi de celui qui les donne.

     

Les élèves ont aussi évoqué des moments doux sur des fiches qui sont accrochées dans la cour et présentées aux parents

        

 

L’invitation

Pour célébrer la laïcité et présenter le travail des élèves,  l’équipe de l’école a invité les familles à passer le début de la matinée à l’école. Devant leurs parents, les élèves ont jeté les froids piquants dans une grande poubelle pour ne garder que les chaudoudoux qui seront à leur disposition dans les classes.

       

 

Ils ont aussi chanté « Un  baiser » devant leurs parents attendris. De nombreuses familles ont pu se libérer pour assister à ce spectacle. Les parents étaient aussi curieux de voir le petit texte de  leur enfant accroché dans la cour.

Une maman a  accepté de s’attarder : « cette école est formidable. La mixité sociale est une richesse. Les enseignants sont très impliqués et les enfants sont heureux. Le travail fait avec les élèves est riche. Et puis ils apprennent vraiment à vivre ensemble avec les différences ».

                

Sommaire : (copie 1)

Citoyenneté et éco-responsabilité : la « table à troc » du Collège Max Jacob

Le restaurant scolaire est spacieux. Les premiers élèves entrent dans le calme. Ils remarquent et apprécient la nouvelle décoration de l’entrée. Le menu est affiché dans une vitrine ancienne. On entre bien dans un restaurant, pas dans une cantine. De grandes plantes vertes naturelles complètent le décor. Après avoir choisi leur repas, les collégiens choisissent leur place et s’installent. Ils sont incités à ne prendre que ce qu’ils pensent vraiment manger. Toutefois, s’ils ont eu ‘les yeux plus gros que le ventre’, ils peuvent déposer ce qu’il n’ont pas touché sur la table à troc. Ainsi, d’autres élèves pourront compléter leur repas s’ils ont encore un petit creux. Selon Cyrille Roger, principal du collège et Véronique Morgant son adjointe : « un temps de repas agréable participe à l’amélioration du climat scolaire qui est notre objectif ».

 

            

Monsieur Roger et Madame Morgant apportent la touche finale avant l’entrée des élèves au restaurant

Cette lutte contre le gaspillage  est un des éléments de l’engagement citoyen du collège. En  cuisine, le ‘fait maison’ est privilégié. Les baguettes sont achetées à la  boulangerie et le fromage à la coupe permet de limiter les déchets. Au collège, on utilise aussi moins de papier. Un parc à vélos est à la disposition des élèves. Des moutons tondent  le gazon et les poules mangent les déchets consommables avant de pondre des œufs qui seront vendus pour …acheter leur grain.

Que pensent les élèves du restaurant scolaire et plus largement de leur vie au collège ?

Pour un groupe d’élèves de sixième et cinquième : « C’est mieux que la cantine. La nourriture est bonne et on a le choix. La table à troc, c’est bien parce qu’on évite le gaspillage. Si on ne mange pas quelque chose, il ne faut pas le lécher ou le toucher. On peut se parler tranquillement et choisir sa place pour être avec ses amis. Et puis, il a de l’espace, et même des repas spécialisés comme le menu toulousain. C’est joli et bien décoré en plus. Il y a d’autres choses qui sont faites aussi. Le Père Noël Vert par exemple. On donne nos anciens jouets et ça permet aux enfants qui n’en ont pas  de passer un Noël heureux. Pareil avec les Restos du cœur. Dans le collège, on fait aussi des choses pour l’environnement. Il y a plus de poubelles dans la cour et on fait le tri sélectif. On va aussi faire une sortie pour ramasser des déchets. Quand on a des trous dans l’emploi du temps, on va en étude ou au CDI. Pendant l’heure du déjeuner, on peut faire des activités comme la Chorale ou les Lego. Bientôt, il y aura un club de HIP HOP.  Un élève de cinquième ajoute : « Et puis dans notre collège, on prend le harcèlement très à cœur ».

                   

Côme, Matthieu et Lucas sont en quatrième : « C’est meilleur que dans les cantines. Monsieur Roger privilégie le BIO, alors en plus c’est bon pour la santé. La table à troc c’est super ! On peut même retrouver des desserts qui ne sont plus disponibles au self. C’est bien aussi parce qu’on peut manger avec des copains qui ne sont pas dans la même classe. Dans ce collège, on a de bons horaires, on ne commence pas tous les jours à la même heure et on a des bons profs ».

               

Quatre élèves de quatrième et de troisième expriment aussi leur satisfaction : « Le restaurant scolaire c’est mieux que la cantine. On se sert nous-mêmes, on ne nous force pas à manger et on a plus de responsabilités. La table à troc c’est super. Pas de gaspillage et en plus on peut aller se servir. On peut manger avec ses amis du primaire même si on n’est pas dans la même  classe. Et puis ça se passe bien avec les surveillants. Ils font attention à nous et ils sont cools ».

Les élèves se disent heureux  dans leur établissement. Ils se sentent   associés à l’engagement du collège. Cet engagement  leur est familier car, sur leur carnet du collégien, il est écrit : « Humanité et Biodiversité, ensemble protégeons le vivant ».