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Lancement réussi du Spatio-Pila 45, le ballon stratosphérique des jeunes de La Source le 17 m

Encadrés par l’AESCO[1] et 5 élèves ingénieurs de Polytech dans le cadre des Projets d’Intérêt Commun, 30 élèves  volontaires de 4ème  du collège Alain-Fournier ont construit un ballon stratosphérique avec système d’expérience embarqué. Le lancement a eu lieu vers 11.30 sur le site du CNRS.

         

La veille, sept élèves du collège ont présenté le projet « ballon stratosphérique » à un jury composé de membres de la communauté scientifique. Après avoir répondu à différentes questions et assisté aux exposés des autres collégiens, ils ont obtenu le deuxième prix départemental.

                                           

L’après-midi, sur un stand, ils ont présenté  la nacelle et le projet aux écoliers, collégiens et lycéens présents. Les élèves ont pu aussi découvrir  les projets scientifiques des autres groupes et échanger.

Une belle rencontre entre des élèves ingénieurs de Polytech Orléans et les enfants  de l’école Romain Rolland

 

David, Dorian, Thomas et Léandre seront bientôt ingénieurs. Ils encadrent la classe de CM1 de Madame Bauchet, une enseignante passionnée par les sciences, dans la construction de fusées à eau. Les élèves ingénieurs  expliquent le projet :

« Chaque enfant a préparé  et décoré sa fusée. Pour cela, nous sommes allés les aider dans les classes tous les jeudis. Nous avons construit une base de lancement, une fusée à étages et un parachute pour la caméra et la fusée. La caméra est accrochée  à la fusée et à son  point culminant, elle se décroche de la fusée pour filmer. C’est vraiment super de travailler avec des enfants, on a beaucoup appris. Au début, on avait du mal à les gérér et puis peu à peu, on a appris à se connaître et maintenant, c’est super. Ils sont contents d’avoir lancé leurs fusées. Ce travail avec les élèves fait partie des  Projets d’Intérêt Commun et entre dans notre cursus mais ça a été surtout un plaisir de donner le goût de la science aux élèves pour que, comme nous, ils deviennent scientifiques ». 

 

Anne-Frédéric Amoa, directrice de l’AESCO, Philippe Ballé, DASEN du Loiret, Jean-Hugues Brinon, Coordonnateur du Réseau de Réussite Scolaire d'Orléans la Source

Le Spatio-Pila45 est monté à 32 500 mètres d’altitude et a parcouru 60 kilomètres. Sa nacelle a été retrouvée près de  Lutz en Dunois, à 60 kilomètres d’Orléans. Il faut bien sûr remercier chacun des participants à cette aventure mais aussi la météo qui favorisé le bon déroulement de cette fête de la science.


[1] Aide à l’Équipement Scolaire et Culturel à Orléans est une association Culturelle de Solidarité Internationale ayant notamment dans ses missions l’épanouissement des  jeunes notamment par l’éveil scientifique

Le tour de France à cheval d’Aurélie Brihmat passe par l’école Jean Vilar de La Chapelle Saint Mesmin

A 17 ans, Aurélie a été percutée par un chauffard. Depuis cet accident, elle a été amputée d’une partie de la jambe droite, elle a subi 16 interventions chirurgicales et en attend de nouvelles dans les années à venir. Cette jeune femme souriante et dynamique qui a aujourd’hui 34 ans, a décidé de créer l'association Handidream, reconnue comme étant une association d'intérêt général, parce que « chaque journée est un cadeau dont il faut savoir se saisir. Je veux être là pour les autres dans un moment charnière qui n’est en fait qu’un tremplin vers une vie sereine ».

Aurélie a quitté Aix en Provence le 30 mars à cheval avec Bernard, son papa, pour faire le tour de France des centres de rééducation. Son objectif : « aider les patients, redonner la pêche à ceux qui baissent les bras et montrer que, handicapé, on peut encore faire plein de choses super ».

Booboo et Rigaou, les chevaux sont accompagnés par Spy, le collie boarder qui  a sa place derrière la selle et ne quitte pas Aurélie.

         

Après avoir été orthophoniste, Aurélie enseigne dans un lycée. C’est grâce à une disponibilité de six mois qu’elle a pu partir faire ce tour de France. Elle profite de ce périple pour intervenir dans des écoles : «  je veux transmettre aux élèves  une image positive du  handicap et leur parler de la différence et du  vivre ensemble. Je visite les écoles pour montrer que les handicapés sont des gens comme les autres ».  

Enthousiastes, les enseignants de l’école Jean Vilar, qui avaient déjà  travaillé autour du handicap,  ont construit le projet qui permet cette magnifique rencontre aujourd’hui.

                    

                                           Aurélie et son papa                            Un moment de douceur entre les enfants et les chevaux

Après les présentations et les caresses à Spy et aux chevaux,  Aurélie et les élèves se rendent à l’auditorium de l’espace Béraire tout proche avec leurs listes de questions préparées en amont.

Les enfants impatients de poser leurs questions à Aurélie

Aurélie est sur la scène face aux élèves et elle répond très sincèrement et avec bienveillance aux interrogations des élèves sans toutefois cacher la réalité.

Vos amis se sont-ils écartés de vous après votre accident ?

Oui, en particulier mon petit ami. J’ai aussi perdu presque tous mes amis. Ceux qui restent sont les vrais, en particulier une amie très chère.

Les opérations étaient-elles douloureuses ?

Elles étaient douloureuses et nombreuses. J’en ai eu seize. Mon bassin et mes fémurs étaient en morceaux. J’ai dû rester immobile dans un lit très longtemps. J’ai surtout été malheureuse quand les médecins m’ont dit qu’il fallait me couper le pied et le remplacer par une prothèse. Mais c’était indispensable pour que je puisse marcher normalement. J’ai eu la prothèse au bout de 6 ou 7mois. Ils avaient raison, je marche bien maintenant grâce à la rééducation et la balnéothérapie.

Quelle est la différence entre un pied et une prothèse ?

Le pied s’adapte au sol, pas la prothèse. J’ai la chance d’avoir différentes prothèses selon l’activité : une pour marcher, une toute molle pour monter à cheval, une pour aller dans l’eau et une plus chic pour mettre avec une robe…

Avant votre accident, aimiez-vous autant les animaux ?

Oh oui ! Et les animaux ne changent pas d’attitude quand tu perds ton pied. Ils sont constants et t’aiment comme tu es.

Comment faites-vous  pour monter sur votre cheval ?

Au début, mon cheval se couchait pour  m’aider à monter. Maintenant, Boubou se baisse, fait le « campo » et me permet de monter facilement. J’ai aussi une selle adaptée pour éviter d’être blessée. Elle est garnie de mousse.

 

Le campo

 

Pensez-vous souvent à votre accident ? Est-ce  encore un traumatisme ?

Non, plus maintenant. J’ai mis toute mon énergie pour guérir. A 34 ans, j’ai vécu autant avec ma prothèse qu’avec mon pied. Je suis contente d’être autonome. Je vis l’instant présent. J’ai compris que posséder des choses n’avait aucun intérêt. Dans ma tête, j’oublie mon handicap, je fais des projets et je croque la vie à pleines dents . Un conseil : ne reportez jamais à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

 

Que fait Spy au quotidien ? Il est toujours avec vous ?

C’est mon ami. Il me tient compagnie. Il n’a pas été dressé mais il sait faire plein de choses. Il m’aide. Il ramasse les papiers et les met dans la poubelle. Il pousse mon fauteuil. Il est toujours avec moi et souvent sur mon cheval.

La matinée se termine par une collation au cours de laquelle les enfants peuvent parler individuellement avec Aurélie. Ils lui posent de nouvelles questions et évoquent même avec elle des difficultés personnelles. Un garçon qui l’a approchée dit à un de ses amis : « Elle est juste magique. Elle comprend tout. »

Que d’émotions !

Quinze classes ont pu découvrir la reconstitution d’un bivouac de la Grande Guerre à Chevillon sur Huillard

Nicolas Gautier est enseignant à l’école de Chevillon. Intéressé très jeune par l’Histoire, en particulier celle du Moyen-Age, il a découvert la première guerre mondiale grâce à des objets qui lui ont été donnés. Désormais passionné par cette période, Nicolas Gautier appartient à l’association ‘Le poilu de la Marne’ depuis  12 ans. Il a déjà organisé deux événements autour de la Grande Guerre à Chevillon en 2014 et 2016. Cette année, c’est la célébration du  traité de Versailles, traité de paix signé le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés qui marque la fin de la Première Guerre mondiale.    

L’association, constituée de passionnés,  propose des interventions en milieu scolaire. Autour de la reconstitution d’un bivouac, les intervenants montrent des objets et racontent la vie quotidienne du poilu.

La roulante

La nourriture est fondamentale pour le soldat et l’administration met en place la roulante, cuisine roulante qui permet de nourrir les combattants jusqu’en première ligne. La nourriture devient un atout. Les soldats au front doivent recevoir des rations  de 4500 kcal par jour. Le  bœuf est fondamental. L’approvisionnement  local est insuffisant. On importe des animaux congelés.

 

Comme la nourriture, les lettres et les colis de la famille sont fondamentaux pour les soldats.

Les femmes

Un grand nombre d’infirmières sont engagées après une formation accélérée. Les candidates sont nombreuses. Parmi les premières à se porter volontaires, des religieuses. La Croix‑Rouge française forme 7 000 bénévoles. 

     

 

Les outils du combat

     

                                

L’artisanat et les jeux

C’est le domaine de Nicolas Gautier. Il parle de ses objets avec passion :

« Tout ce qui est sur la table est authentique. Ce sont des pièces qui m’appartiennent et  je les présente avec plaisir car une collection doit vivre. »

        

Il évoque l’artisanat des soldats :

« Tous les poilus arrivaient avec leurs instruments. Sur place, ils faisaient des échanges selon leurs compétences ».

Les uniformes

Un pantalon rouge trop voyant acheté aux allemands provoque 25 000 morts français. On cherche à faire des uniformes plus discrets en choisissant le bleu horizon. Le masque à gaz fait son apparition et les poilus doivent raser leur barbe pour éviter l’asphyxie.

       

 

Uniforme de tirailleur sénégalais

Nénette et Rintintin, deux poupées de laine

Sur les photos ci-dessous, Henri Desbordes, président de l’association « Le poilu de la Marne » porte des poupées en laine. Il explique que ces deux poupées, populaires à partir de 1917, sont offertes aux soldats pour les protéger. Ces poupées deviennent alors des fétiches ou des porte-bonheurs auxquels les soldats se raccrochent.

     

 

Nénette et Rintintin

La journée se termine par un tir au canon devant les élèves présents. Leur comportement a été exemplaire. Ils ont beaucoup apprécié les différents ateliers. Pour Pierre : « c’était une journée vraiment  super  mais un peu trop courte. On a appris plein de choses et on a  même eu un jeu sur la guerre de 14-18 pour la classe.  J’ai adoré le canon à la fin !».

Jean-Pierre Varaine, enfant juif caché à Jouy Le Potier, revient dans son école

     

 L’école de Jouy-Le-Potier

Né en 1940, le petit Jean-Pierre a passé les dix premières années de sa vie à Jouy le Potier   caché chez madame Alphonsine Garnier qui était nourrice. Cette femme surnommée ‘Sine’ ou ‘Maman Sine’ recueillait des enfants juifs et sortait la nuit pour soigner les maquisards tout en recevant parfois des soldats allemands. En 1941, le père de Jean-Pierre  décida  de confier son fils à madame Garnier pour le mettre en sécurité dans un village de Sologne éloigné de Paris. Comme Jean était arrivé bébé, Alphonsine disait être sa mère. Elle évitait ainsi  les questions. Jean a même été baptisé pour être protégé.

Jean est debout, à gauche à côté du maître

A l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945, fin de la Seconde Guerre Mondiale, Jean-Pierre Varaine est revenu dans le village de son enfance.

Avant  de le recevoir, les élèves ont fait un travail de recherche avec leur enseignante, madame Guibert-Chollet, afin de poser des questions à l’ancien Jovicien. Aujourd’hui, les enfants rencontrent un monsieur de  79 ans accompagné par sa femme et ses deux filles. Ils l’interrogent sur son enfance.

 

A quel âge avez-vous su que vous étiez un enfant caché ?

Je n’ai jamais su. Je ne savais même pas mon vrai nom. Je suis arrivé bébé chez madame Garnier. Quand j’habitais chez elle, j’étais son fils. En 1945, mes parents sont venus me voir. J’avais 5 ans et c’était la fin de la guerre. Comme j’avais passé presque toute mon enfance, ils m’ont laissé chez madame Garnier, maman Sine.

 Jean-Pierre, son épouse et le maire de Jouy-Le-Potier

 

Comment était la vie chez madame Garnier ?

La vie était simple, il n’y avait pas de voitures. A droite en sortant de l’école, il y avait une boucherie. Je ne me souviens pas des prénoms des enfants cachés mais j’avais un vrai ami. Il s’appelait Jacques Huguenot. On l’appelait mon frère de lait. Il buvait le biberon, et moi je le terminais ! A la débâcle, nous nous sommes cachés tous les deux chez les Poignard et après 1950, nous nous sommes revus. Je n’ai jamais été malheureux pendant la guerre. On n’avait pas d’argent mais on faisait des échanges. On jouait aux billes ou à la balle au prisonnier. On glanait dans les champs. J’allais au catéchisme  avec les autres.

Avez-vous eu peur pendant la guerre ?

Quand je suis arrivé à Jouy en 1941, j’étais dans mon berceau comme tous les bébés. Je ne me rendais pas compte de ce qui se passait. J’ai eu une enfance très heureuse. A la fin de la guerre, j’avais  seulement 5 ans. Je n’ai pas été un héros. Le moment le plus difficile, c’est quand j’ai vu de près des soldats allemands. Un mois avant la rafle du Vel d'Hiv, j’ai été dénoncé. Je suis parti au Puy-en-Velay où étaient réfugiés mes parents, et, une fois le danger passé, je suis  rentré chez madame Garnier.

Aujourd’hui, reconnaissez-vous Jouy-Le-Potier ?

Je reconnais le centre. On allait à Orléans en car. Il y avait le télégraphe. Un jour, un avion est tombé sur la route de La Ferté. Il transportait des feuilles de papier métallique pour brouiller les radars.

Quand avez-vous retrouvé vos parents ?

Ils habitaient à Paris et ils sont venus me chercher quand j’avais 10 ans. Je ne pouvais plus rester à l’école de Jouy car j’avais terminé la primaire. Alors je suis parti rejoindre mes parents  à Paris et je suis rentré au lycée. A l’époque, on pouvait aller au lycée dès la sixième. Ensuite, je me suis tourné vers la médecine et je suis devenu dentiste et je me suis installé avec ma femme à Compiègne. On est heureux ensemble depuis 53 ans !

 

Les élèves ont été très touchés par la rencontre avec ce témoin de l’époque. Monsieur Varaine a lui aussi appris quelque chose de sa visite à Jouy. En effet, il ne connaissait pas son nom d’enfant caché. Une recherche a été faite et monsieur Coeuret, ancien camarade de Jean et Gilles Billiot, Maire de de Jouy-le-Potier ont  pu lui révéler le nom qu’il portait pendant la guerre. Il s’appelait « Jean-Pierre Préval ».

Au centre, Jean Coeuret

Avant de les quitter, monsieur Varaine a tenu à donner un conseil important aux enfants :

« Il faut bien travailler à l’école. Attention ! Comprendre ne suffit pas. Il faut apprendre aussi, et bien connaître ses tables de multiplication ».

Le lendemain, il est allé rendre hommage à maman Sine qui repose dans le carré militaire et civil du cimetière avec son mari mort pour la France lors de la première guerre mondiale.

Semaine culturelle à l’école Maurice Genevoix de Beaune La Rolande

Dans le cadre  de la semaine culturelle du secteur de Pithiviers, l’école est ouverte chaque jour aux familles jusqu’à 18 h. Cette semaine permet aussi de débuter la liaison entre l’école et le lycée professionnel agricole. Ce rapprochement  est déjà très concret puisque de nombreux élèves de terminale sont présents aujourd’hui dans les classes de l’école élémentaire. Sont-ils là pour observer ? Certainement pas ! Ils sont à l’école pour partager leurs connaissances et leur savoir-faire avec les écoliers. 

 

Les coordinateurs de ce projet sont Sébastien Moisan IEN de la circonscription, Cédric Puisais, proviseur du Lycée agricole de Beaune-la-Rolande et Claudia Companile, directrice de l’école élémentaire Maurice Genevoix de Beaune-la-Rolande.

Claudia Companile, Cédric Puisais et Sébastien Moisan

L’objectif de cette liaison est d’encourager une dynamique culturelle de l’école au lycée sur le territoire du Beaunois. Pour Sébastien Moisan, il faut développer la soif de connaissances et l’envie de grandir des écoliers et les aider à se projeter bien au-delà du CM2 pour que les apprentissages et le parcours scolaire prennent tout leur sens. Pour les lycéens, il s’agit de développer  l’estime de soi par le développement du sentiment de responsabilité envers les plus jeunes, de renforcer ses connaissances scolaires  et d’ apprendre à adapter son discours à un public de non-initiés.

Dans les classes et à l’extérieur

L’école est une véritable ruche. Les élèves ont la possibilité de participer à de nombreux ateliers encadrés par des lycéens.

Un élève, en section européenne du lycée, présente le vocabulaire du jardin en anglais avant de proposer un ‘Bingo’ aux élèves de CP, CE1 et CE2.

 

Dans une autre salle, deux lycéens guident les élèves dans un atelier cuisine. La recette du jour : de délicieux cookies au chocolat qui seront dégustés au goûter. Difficile de résister...

      

 

Hugo est en terminale ‘aménagements paysagers’ et il  propose aux élèves  la lecture d’albums, des coloriages et des labyrinthes.

Sylvain est en terminale ‘forêt’. Il travaille avec les élèves autour d’un memory de reconnaissance sur le thème… de la forêt.

A l’extérieur, un atelier Arts Visuels est encadré par Adeline qui fait son service civique dans l’école et Nadège, accompagnante d’élève en situation de handicap. Les élèves qui y participent  plantent et s’occupent de la décoration extérieure de l’école.

Franck est en Bac pro forêt. Il est très content de participer à l’aventure :

« C’est super intéressant de travailler avec les  élèves de l’école. Pour moi, c’est un peu un retour agréable à l’enfance mais c’est aussi un plaisir de montrer, d’expliquer. Et puis ça plait aux enfants. »

       

     

Plantations, peinture et tissage sur les grilles de l’école avec la participation d’un papa

 

Pendant ce temps, des élèves de CM2 et des parents assistent à un cours de théâtre dont le professeur est  Anthony Lozano, récemment à l’affiche au Théâtre de la Tête Noire de Saran dans la pièce  ‘Range ton cœur  et mange ta soupe’. Il commence par un échauffement de la voix et du corps. Il propose ensuite le ‘jeu du snake’ dont l’objectif est pour le ‘snake’ de poser ses deux mains sur les épaules de ses potentielles proies. Une information complémentaire : tous les joueurs ont les yeux fermés.

      

Anthony Lozano

Claudia Companile est très heureuse d’ouvrir les portes de son école pendant une semaine. Elle apprécie ces moments de communication avec les familles et la présence de parents dans les ateliers. Elle pense aussi que les interventions des élèves du lycée sont très intéressantes car les relations qu’ils tissent avec les enfants sont enrichissantes pour les deux publics.

 

Atouts Cœurs ! Un parcours citoyen organisé par la circonscription Orléans-Est

Atouts Cœurs ! Un parcours citoyen organisé par la circonscription Orléans-Est  le 2 mai  pour trois cents élèves de CM2 et de 6ème

 

Dans le cadre des 80 ans de l’USEP, la circonscription Orléans-Est  propose à 300 élèves un parcours inter-degrés de 35 ateliers auquel les écoles Gutenberg, Charles Péguy, le Nécotin, Michel de La Fournière et le collège Jean Rostand  participent. Différents partenaires offrent des activités autour de 4 pôles : le sport, la santé, la culture et le civisme et le développement durable. 

Des ateliers impliquant des partenaires

Souheil et Aya essaient de se déplacer en fauteuil roulant pour comprendre les difficultés des personnes handicapées. Souheil est surpris : « ça a l’air facile mais en fait, c’est dur, c’est physique et encore plus quand il y a des obstacles. Heureusement, on nous explique ». Pour Aya : « Etre handicapé, ça peut arriver à tout le monde, il suffit d’un accident. Pour se servir d’un fauteuil, il faut avoir de la force dans les bras. Et puis, il y a le regard des autres ».         

    

                               Souheil                                                      Aya et la responsable de l’atelier

 

Des représentants de la SNCF engagent  les enfants à être ‘voyageurs et citoyens’. Pour cela, il suffit de respecter les règles et de se comporter comme un citoyen. Dans le train, puis-je augmenter le volume de mon baladeur ? Non bien sûr, je dois brancher mes écouteurs. Est-ce que je peux mettre mes pieds sur la banquette  et monter dans le train sans billet ? Evidemment pas. En fait, si tout le monde fait un effort, c’est agréable de prendre le train. Le décès récent de deux jeunes dans la région  est évoqué pour rappeler les conseils de sécurité dans une gare ou autour d’un passage à niveau.

Les jeunes usagers de la SNCF ont obtenu leur diplôme représenté par la pastille jaune

Les idées reçues ou infox ou fake news ont  la vie dure dans un autre atelier qui permet aux élèves de les différencier de faits réels, même surprenants. Le moustique est-il attiré par la lumière ? Les pingouins volent-ils? Les élèves réfléchissent pour  démêler le vrai du faux grâce à Paulette Tron, conseillère pédagogique Sciences.

Ramata et Mayssam découvrent avec joie comment elles peuvent, dans un atelier scientifique, faire briller une ampoule grâce à des pommes de terre, des fils, des lames,   un multimètre une led et un moteur.

     

Au cours de cette journée, de nombreux autres ateliers sont  proposés aux élèves grâce aux partenaires engagés dans le projet : associations, institutions, collectivités territoriales…

 

Pôle culture et civisme

 

Maison de la justice et du droit / CDAD du Loiret : Quizz de la Roue de la Citoyenneté

Ceux de Verdun: Exposition + Quizz

Cercle Jean Zay : Jean Zay, personnage local et national

CERCIL :

1) Max Jacob, l’étoile jaune d’un poète

2) La petite Aline, une petite fille assassinée

Esperanto – Loiret : l’Esperanto, langue internationale

Médiathèque de l’Argonne : Lecture partagée sur le thème de la tolérance

Réussite éducative : Valeurs de la République, droits de l’enfant

Ligue de l’enseignement : Numérique et Citoyenneté

Vivre et l’écrire : Lectures offertes (textes de  jeunes réfugiés)

Les archives départementales : Exposition Maurice Béraud, témoin de Jean Zay

Collège J.Rostand : Atelier de calligraphie, écrits de Jean Zay

Pôle développement durable

 

L’Abeille Olivetaine : Société des abeilles, société des humains

Creste du Loiret :

1)  Utiliser les énergies renouvelables

2)  Esprit critique, esprit scientifique

Mission Sciences Rectorat : Jeu de l’oie sur les objectifs du développement durable

Orléans Métropole :

1) Comparatif déchets de 1939 et déchets d’aujourd’hui.

2) Décomposition des déchets.

Unicef Loiret : Tous à l’eau

SNCF : Voyageur et citoyen

1 Ter-Action : Sécurité routière /recyclage des vélos

Pôle insertion-emploi : Propreté urbaine

Assistante sociale académique : Egalité fille-garçon

 

Pôle sport

 

USEP :

Atelier handisport

Atelier arbitrage et fair-play

Cercle Michelet : Haltérophilie

Union Pétanque Argonnaise : Atelier boules molles

Jeunesse Arts Martiaux : Ecoute et respect de l’autre dans le cadre d’une pratique de jeu d’opposition

 

Pôle santé et sécurité

 

 Fédération Française du Secours et du Sauvetage :

 utilisation d’un défibrillateur

Infirmière scolaire : porter secours, les premiers réflexes

Infirmières de Maison de santé de proximité:

1) Alimentation et diabète.

2) Sommeil, écrans et bruit.

MAIF : prévention des accidents du quotidien

MGEN-ADOSEN: ‘Fais-toi un dos de champion’

Le rassemblement des élèves pour un moment musical autour de Jean Zay

Après les activités de la journée en groupes, les élèves sont  réunis au boulodrome d’Orléans pour un hommage à Jean Zay qui fut ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du  4 juin 1936  au  3 septembre 1939 et qui créa l’USEP.

De grands portraits de Jean Zay entourent les élèves de CM2 qui vont interpréter plusieurs morceaux d’un opéra, « Les  petits saules » créé pour l’événement. Julien Joubert a composé la musique et il accompagne les élèves. Les textes, inspirés par des écrits de Jean Zay, sont de Gaël Lépingle.  

       

Lorsque la centaine d’élèves se lève et se met en place, le public est impressionné par le calme et le sérieux de chacun. Dès la première note de musique, les enfants s’emparent des chansons, les vivent et  les accompagnent d’une chorégraphie construite en amont.

           

A la fin du dernier morceau, Hélène Mouchard Zay, extrêmement touchée, s’adresse aux élèves : « Vous parlez de notre père et nous sommes émues. La mémoire de notre père vit à travers vos hommages et nous vous remercions ».

Véronique Bury, présidente de l’USEP du Loiret évoque le succès de cette journée : « les enfants ont marché sur les chemins de la citoyenneté ». Olivier Carré, maire d’Orléans remercie les enfants : « vous faites la France et vous êtes de grands et beaux citoyens ».

La fin de la journée est annoncée mais un groupe d’élèves entoure spontanément Catherine et Hélène, les filles de Jean Zay. Emus par les paroles entendues,  les enfants veulent  avoir la signature de l’une des sœurs sur la main. Une élève de CM2, touchée, dit à sa camarade : « Tu te rends compte, cette dame c’est la fille de Jean Zay. Je ne vais pas me laver la main pendant au moins une semaine ».  

Hélène Mouchard-Zay et Catherine Martin Zay entourées par les élèves

 

          

Cet événement a pu être proposé aux élèves grâce à l’initiative de Olivier de La Fournière, coordonnateur USEP et Directeur de l’école Gutenberg. Le projet a été porté par Myriam Portal et Anne-Marie Guillauma dans la circonscription et par un soutien massif des partenaires de proximité. Les élèves, les professeurs, la ville d’Orléans, le conseil départemental et bien-sûr Gaël l’épingle pour l’écriture des chansons et Julien Joubert pour la composition ont aussi permis la belle réussite de cette journée.

Le 21 mai, les élèves des écoles de Saint-Jean-de-Braye et ceux des collèges Coubertin et Saint-Exupéry  auront la chance de célébrer aussi  les 80 ans de l’USEP. Ils seront encore plus nombreux qu’à Orléans !

Les correspondants américains des élèves de l’école Guillaume Apollinaire à Orléans (la suite)

Acte 2 : Mardi 30 avril

Depuis leur arrivée, les élèves d’Austin ont été intégrés dans les classes de l’école. Ils ont ainsi assisté à des moments de classe en CM1 et CM2. En mathématiques par exemple, les jeunes français et américains ont travaillé  ensemble autour des fractions pour réaliser une recette. Les élèves ont aussi échangé sur la façon de poser les opérations et sur les systèmes de mesure. Ces comparaisons dans différents domaines de l’éducation ont été très riches et ont permis aux enfants de s’ouvrir à une autre culture.

La proviseure de l’école internationale entourée d’élèves

Aujourd’hui, les enfants d’Austin travaillent autour de trois projets avec les élèves de la section internationale de l’école. Le projet histoire s’appuie sur la découverte de lieux  historiques autour de la Renaissance, Jeanne d’Arc et la ville d’Orléans. Il est enrichi par la visite du Louvre et celle du château de Chambord. Le projet sciences concerne les machines volantes et les voitures à propulsion de Leonard de Vinci. Le dernier projet est un blog. Cinq groupes constitués d’élèves américains et français choisissent d’écrire sur ‘la rencontre des correspondants’ ou ‘la comparaison des modes de vie’ ou le sport. D’autres préfèrent dessiner ce qu’ils ont vu.

Que pensent les élèves d’Austin de leur séjour en France ?

Bella a 11 ans : « Je suis très contente d’être en France. J’ai échangé avec Lise avant de venir alors je la connaissais déjà. Dans ma famille d’accueil,  je joue  à des jeux de société avec le petit frère. J’ai adoré le parc floral. Parfois je suis un peu triste de ne pas voir ma famille mais voir comment on vit en France et visiter des monuments anciens, c’est vraiment une chance ».

Pablo et Bella

Pablo a 11 ans aussi. Il aime beaucoup son correspondant avec qui il s’entend très bien : « j’ai fait des trucs super, on a grimpé et fait des balades en forêt. J’ai découvert et joué à des jeux de société. J’ai aussi adoré découvrir les différences entre la vie en France et la mienne à Austin ».

Pour Jadyn, 10 ans : « c’est une super expérience et c’est exceptionnel. Beaucoup de gens ne peuvent pas faire un voyage comme ça. J’ai vu des dessins animés en Français. J’ai visité le château d’Amboise et mangé des crêpes super bonnes. J’ai aimé jouer à Loup Garou. J’ai aussi visité Paris. Et puis j’ai vu aussi mes amis américains, ça aide quand on n’est pas dans sa famille ».

Quinn et Jadyn

Quinn : « j’étais triste de quitter ma famille mais c’est génial de venir en France à 11 ans. On est allé au conservatoire à Orléans. Aujourd’hui, on va manger des crêpes et acheter des souvenirs. J’ai adoré Paris et le Louvre. On ira aussi à Chambord ».

Acte 3 : Jeudi 2 mai

Hier, les enfants se sont rendus à Chambord. C’était leur dernière visite avant le départ des correspondants américains demain matin. Ce soir, Miss Sarah, enseignante de la section internationale,  Miss Nathalie et Miss Armelle, enseignantes en CM2 et CM1 ont organisé une grande fête à l’école avec les parents d’élèves qui ont eux aussi participé à l’aventure. Chacun a mis la main à la pâte et le buffet est somptueux.

L’équipe de l’école internationale d’Austin remercie les enseignants,  les enfants et les parents   pour l’accueil qui a été réservé aux élèves. La proviseure, Audrey Talarico ajoute : « notre plus grand plaisir, c’est de voir les élèves  parler indifféremment  en anglais et en français  pendant le séjour. C’est aussi  la preuve de la réussite de notre projet  ».

De gauche à droite : devant la porte, Sarrah Yaya, Penylène Rysak  et Cédric Hervé, enseignants à Austin et Audrey Talarico

Les familles sont très heureuses d’avoir participé à cette aventure. Les parents d’Alice expriment leur ressenti :

« L’échange avec un enfant américain, c’est l’aboutissement logique de la section internationale. Pablo était dans l’activité en permanence avec Alice. Ils se sont bien amusés. On a organisé des fêtes pour qu’il voie aussi des garçons. Il s’est ouvert jour après jour. Des petites difficultés autour de la nourriture. Et si c’était à refaire ? On le referait oui ! ».

Pour la maman d’Eric :

« C’est une expérience extraordinaire. Tous s’est très bien passé. Les enfants avaient échangé des lettres et des mails avant de se rencontrer. Irvin s’est très bien adapté, sans coup de blues. Il était régulièrement en contact avec sa famille. La qualité de son français est étonnante. Bon, pour la nourriture, ce n’était pas facile : un jour,  on a fini au Tex Mex ! Mais il aime le fromage. C’est déjà ça. 

 

      

De très nombreux  parents ont assisté à la fête

Il n’est certes pas simple d’organiser un tel voyage avec des enfants de l’école élémentaire, mais le bénéfice est réel pour les élèves, qu’ils soient en section internationale ou pas. Tous ont pu bénéficier d’une ouverture authentique sur une culture différente et ainsi comprendre qu’il y a d’autres façons de vivre, de faire, y compris les multiplications.

Les correspondants américains des élèves de l’école Guillaume Apollinaire à Orléans

Acte 1 : l’arrivée  le mercredi 24 avril autour de 14 h

Certains élèves s’impatientent :

« Ils sont vraiment en retard !

- Ne t’inquiète pas, il vont arriver.

- Oui mais j’ai hâte de rencontrer mon correspondant.

- Eh regarde, il y a un bus qui s’arrête.

- Oui c’est eux, avec les casquettes et les valises. Ils sont là… »

On peut comprendre leur impatience : ils vont enfin rencontrer leurs correspondants après un échange épistolaire de plusieurs mois. Certains élèves ont préparé un accueil particulier. 

       

Les Quinze élèves de l’Austin International School’s et leurs professeurs sont immédiatement dirigés vers un buffet qui réunit les élèves, les enseignants et les parents de l’école. C’est le moment de la rencontre « en vrai », comme le dit une élève en faisant un ‘hug’ à  sa correspondante.

Enfants, professeurs et parents réunis autour de la table.

     

Des professeurs en pleine forme malgré le décalage horaire, des élèves un peu fatigués…qui retrouvent le sourire en rencontrant leurs correspondants

 

Après les heures d’avion, le voyage en car jusqu’à Orléans, le repas et les émotions liées à l’arrivée dans un monde inconnu, la fatigue des jeunes américains se lit sur leurs visages. Les familles d’accueil les invitent à rentrer se reposer, sans toutefois dormir, pour que les enfants commencent à s‘habituer au décalage horaire.

Affaire à suivre…

Inauguration des écoles élémentaire et maternelle Romain Rolland

Ce matin, les élèves ont retrouvé leur école avec plaisir. Après avoir passé plusieurs mois au centre de loisirs des Sapins pour les élèves de la maternelle et déménagé à plusieurs reprises pour ceux de l’élémentaire pendant les travaux, les enfants  sont heureux de découvrir enfin aujourd’hui leurs classes rénovées. Ils doivent encore attendre quelques minutes derrière le traditionnel ruban ‘bleu blanc rouge’ jusqu’à l’inauguration officielle de l’école par le maire d’Orléans. Une élève, Hawa Sy,  lui présente une grande paire de ciseaux sur un coussin rouge et Olivier Carré coupe le ruban avec l’aide des enfants.

  

              

                                                                     Florian Montillot et Olivier Carré                                    

Bénédicte Combes, directrice de la maternelle  prend la parole : « je remercie la ville d’Orléans, la région et tous les partenaires. Nous sommes tous très heureux de retrouver notre école ». Anne-Marie Chanclud remercie aussi les différents  partenaires et elle évoque également la patience des élèves et des familles et les échanges humains très riches pendant la période des travaux.

De gauche à droite : Bénédicte Combes, Olivier Carré, Florian Montillot, Anne-Marie Chanclud  et Philippe Ballé

Philippe Ballé  a plaisir à être aux côtés des équipes à la fin de cette aventure et il salue leur engagement : « les enseignants sont investis et impliqués. Les enfants ont réellement envie de s’approprier leurs classes. Tous les élèves de l’école  ont aussi la chance de bénéficier du ‘quart d’heure lecture’ ». Il remercie également les nombreux parents pour leur présence.

 

Une rentrée de vacances agréable et motivante pour les élèves pressés de découvrir leurs classes:

« Et maintenant, on peut rentrer ? C’est long aujourd’hui ! »

             

Le nouveau dortoir des petits : les enfants peuvent s’y reposer entourés de lapins doux ou lumineux.

Forum de la maternelle à Orléans

Le forum de la maternelle préparé par Florence Gomez, IEN chargée de la mission maternelle et son équipe, s’est déroulé le mercredi 3 avril 2019 au CANOPE d’Orléans.

Durant cette journée placée au cœur de la semaine de la maternelle,  enseignants et partenaires de l’école ont pu le matin assister à une conférence d’Alain Bentolila. Le sujet, « Lutter contre les inégalités par la maîtrise de la langue » a attiré un public nombreux. Un  temps de questions avec le célèbre linguiste a suivi la conférence.

                                                           Philippe Ballé inaugure le forum en accueillant Alain Bentolila

 

L’après-midi était consacré au « plaisir d’apprendre » avec une conférence enregistrée de Boris Cyrulnik.

Au troisième étage, une exposition a permis aux enseignants de participer à différents ateliers dédiés à la maternelle. 

       

Les malles mathématiques  de l’AGEEM                                      Supports et ressources pédagogiques

 

Ils ont aussi pu parcourir  l’exposition « Petite enfance & Parentalité - Comprends-moi… ! » créée par l’association « Ensemble pour l’éducation de la petite enfance ».

              

Un atelier Bookcreator dédié à la création d’un livre numérique a attiré de nombreux enseignants ravis d’avoir eu l’occasion d’y participer.

        

 

Un  blog pour communiquer, partager et mettre en valeur les actions menées dans le Loiret  permettra à chaque école de déposer un court descriptif des actions entreprises dans les écoles maternelles. Des photos de productions ou des événements organisés pourront y être postées afin de mettre en valeur ce qui se vit sur le terrain. Un tutoriel contenant les informations utiles pour utiliser le blog est à la disposition des équipes.

 

Pour consulter --> http://circ45-semaine-maternelle.tice.ac-orleans-tours.fr/dotclear/index.php

Pour publier --> http://circ45-semaine-maternelle.tice.ac-orleans-tours.fr/dotclear/admin/index.php

Un tutoriel contenant les informations utiles pour utiliser le blog est à la disposition des enseignants.

Pour toute aide ou tout renseignement complémentaire, un mail peut être envoyé aux adresses suivantes :

frederic.leple@ac-orleans-tours.fr et emmanuel.tafforeau@ac-orleans-tours.fr

Présentation du projet ECOLE NUMERIQUE de la ville de Saint- Jean-de-Braye en présence de Philippe Ballé et de Françoise Maupin, IEN

Une séance de géométrie à l’école Louis Petit  dans la classe de CM2 de monsieur Braconnier

Aujourd’hui, on va s’intéresser aux triangles, et plus particulièrement au triangle équilatéral. La  séance menée par Françoise Girard, CPC, commence par un vocabulaire précis : segment, arc de cercle, point d’intersection, règle, compas, écartement. Ensuite, les élèves doivent expliquer à Sylvain Réguigne, ERUN de la circonscription, comment construire un triangle équilatéral dont les côtés mesurent 8 cm. Rien d’exceptionnel pour des CM2 ! Si en fait car aujourd’hui pas de crayon à papier ni de gomme. Le triangle sera  construit grâce à un vidéoprojecteur interactif et à Open-Sankoré, un logiciel libre et gratuit. La séance se termine par une rediffusion en podcast qui permet de revoir les différentes phases de la construction et de les mémoriser. Au début de la matinée,  les élèves avaient aussi utilisé le VPI avec leur maître lors d’une séance de science sur la classification des animaux.

Le vidéoprojecteur interactif est dans la classe depuis 3 semaines. Lorsque Françoise Maupin, IEN de la circonscription interroge les élèves, ils sont enthousiastes : « ça aide à mieux voir, à mieux comprendre ».  La mise à disposition de cet outil dans leur classe s’inscrit dans le projet numérique  ambitieux  pour les écoles de la ville de Saint-Jean-de-Braye.

Un  projet s’appuyant sur 2 constats

Dès 2017, la progression de la population implique une augmentation des effectifs des écoles. Il faut donc regagner des espaces pour accueillir de nouveaux élèves. La solution choisie : la libération des salles informatiques pour les transformer en classes pour les nouveaux arrivants.

D’autre part, le parc informatique est vieillissant et il est éloigné des attendus de l’Education nationale mais aussi des équipements des familles.

La ville décide de doter les classes de matériels numériques adaptés, de manière progressive jusqu’en 2021. Dix vidéoprojecteurs interactifs sont déjà installés dans les écoles Anne Frank, Jacques Prévert et Louis Petit. L’école Jean Zay dispose d’une classe mobile composée de 15 ordinateurs depuis la dernière rentrée. Elle a l’avantage de pouvoir  être utilisée dans toutes les classes et  associée à un tableau tactile. Les écoles sont réunies par un seul  système d’exploitation  et raccordés aux mêmes serveurs. Cette mutualisation permet de limiter les coûts et facilite la maintenance.

Philippe Ballé salue l’engagement de la mairie et soutient l’initiative qui répond aux orientations nationales. Il évoque l’attitude des élèves lors de la séance de géométrie : « j’ai vu 22 élèves concentrés et spontanément impliqués dans une démarche de recherche. L’outil numérique encourage à participer. La relation de l’enseignant à la classe est changée. Le professeur accompagne l’élève ».

Le directeur académique conclut en abordant l’accompagnement des  enseignants : « les 64 professeurs de la circonscription concernés par l’évolution numérique sont accompagnés en ce qui concerne  la pédagogie et les  usages des nouveaux outils. La formation a commencé le 27 mars dernier ».

Vernissage à l’école maternelle Maurice Genevoix

Dans le cadre de la semaine de la maternelle, 8 élèves de grande section et Madame Bonnin, directrice de l’école, accueillent 6 élèves de CP de l’école Demay Vignier afin de leur présenter l’exposition « Tant et temps d’objets » :

« Voilà, on s’est photographiés. On a apporté des photos de nous bébés. On a fait des tourbillons, des étoiles, des nuages, du vent, des gouttes d’eau. Et puis des panneaux d’horloges avec des chiffres et des petites aiguilles. Et les horloges, on a l’impression qu’elles tombent du ciel ».

 

           

Côté pile, c’est moi. Côté face, c’est moi quand j’étais bébé. Quand il y a du vent comme aujourd’hui ça tourne très vite.

 

Bonne idée : une photo de moi quand je regarde une photo de moi bébé !

Depuis le début de l’année scolaire, les élèves travaillent autour du thème « voyage au fil du temps ». L’exposition est un temps fort de ce projet. Elle est inaugurée ce matin  par Philippe Ballé, directeur académique. Les familles pourront la découvrir tous les soirs de cette semaine. Des enseignants seront présents pour présenter les objectifs de ce travail : la perception de la succession des moments de la journée, la compréhension de l’aspect cyclique de certains phénomènes, l’utilisation d’objets pour se repérer dans le temps et la découverte de figures historiques et des époques auxquelles elles appartiennent. 

Philippe Ballé, Christel Bonnin et Claudine Deleforterie directrices des écoles M. Genevoix et Demay Vignier

      

    

Des horloges molles, des horloges qui tombent du ciel et les heures de la journée

 

Les élèves expliquent qu’ils ont aussi travaillé sur les grandes périodes : « il y a eu d’abord l’Antiquité et puis le Moyen-Age. Et puis la Renaissance ».

        

L’homme de Cromignon (grande section)                            Le Temple de Bouteillus (petite et moyenne section)

 

 

L’exposition commencée dans la cour  se poursuit dans les couloirs.

      

 

Philippe Ballé assiste ensuite au travail mené dans une classe constituée de 16 élèves de petite section et 13 élèves de grande section. Sophie Mifsud, enseignante de la classe propose à six élèves de grande section une séance de langage autour de Léonard de Vinci. Il s’agit, pour 3 élèves,  d’identifier un tableau parmi une collection en posant des questions à 3 autres camarades qui voient le tableau. Les questions fusent : « Est-ce qu’il y a un animal ? Non. Est-ce que c’est un objet ? Non. Est-ce un personnage ? Oui. Porte-t-il un animal dans ses bras ? Non. A-t-il de longs cheveux ? Oui. Est-il vieux ? Oui. ». Grâce à six questions pertinentes ils reconnaissent un autoportrait de Léonard de Vinci. Des ateliers s’appuyant sur un tutorat fonctionnent en parallèle. Les élèves de grande section ont pour mission d’aider, sans faire à la place, les élèves de petite section. Il s’agit pour eux de retrouver dans  des albums des animaux dont ils ont en main une image. Les jeunes enfants peuvent ainsi entraîner et utiliser leur mémoire visuelle et adopter une posture de lecteur.

Monsieur Ballé  félicite tous les acteurs de ce projet, adultes et enfants. Il salue aussi l’implication des élèves de grande section qui ont présenté l’ensemble de l’exposition à leurs aînés de CP. Une bonne façon de faire la liaison entre les 2 cycles.      

Philippe Ballé inaugure la semaine de la maternelle à l’école Bastié Boucher

Les parents sont invités dans les classes

Ce matin, comme tous les autres jours de cette semaine dédiée à la maternelle, les parents peuvent rester un moment en classe avec leurs enfants.  Certains observent le fonctionnement de la classe et d’autres participent à un atelier. La maman de Lorenzo est contente d’être dans la classe de son fils : « je vois comment il se comporte. Il est vraiment différent à l’école. Et puis ça tisse du lien entre l’école et les parents ».

 

Philippe Ballé est accueilli par Fabienne Boyer, directrice de l’école et les enseignantes des différentes classes

Aboubacar est en très petite section. Sa maman a choisi de proposer un atelier dans la classe de son petit garçon. « Je viens voir comment cela se passe dans une classe et ce que les enfants font. Cela fait vraiment plaisir à mon petit garçon que je sois là. Je trouve qu’il est plutôt moins sage qu’à la maison. C’est sûrement parce qu’il est avec ses camarades ».

 

                                                            

     La maman d’Aboubacar                         Philippe Ballé dans la classe de TPS           Florence Gomez, IEN chargée de la maternelle      

 

Une maman évoque la raison de sa présence : « je viens pour suivre la progression et comprendre comment aider mon enfant à la maison ». Un papa est heureux d’être présent « pour voir le petit travailler » et constater « qu’il écoute vraiment bien alors que moi je n’écoutais pas à l’école».

Les parents veulent aussi manifester leur satisfaction :

« Nos enfants sont heureux. Ils aiment l’école. On est toujours bien accueilli et puis  la directrice et les enseignants sont à l’écoute. C’est une très bonne école. »

 

                                  

Du vestiaire des déguisements à la cuisine …

Le carrefour des parents au sein de l’école

Certaines familles participent aujourd’hui avec leurs enfants  au ‘Carrefour des Parents’ organisé dans l’école autour d’un  jeu de cartes créé par  Edith Houdusse, coordinatrice du projet pour la ville  d’Orléans. Il s’agit d’un jeu de rôle dans lequel les personnages du jeu de cartes "Parenthèse" sont des enfants, des parents, mais aussi des éducateurs,  des professeurs ou d’autres adultes. Ces personnages permettent de réfléchir autour de situations de vie réelles auxquelles sont confrontées les familles. Il est important de donner à chacun un rôle qui ne correspond pas à sa propre identité. Chacun doit se mettre à la place de l'autre  dans une situation précise comme « mon enfant ne veut plus aller à l’école le matin » ou « mon enfant de  4 ans fait une grosse crise de colère ».

 

  

Deux tables rondes, des familles et l’équipe du ‘Carrefour des Parents’.

 

                                      

 Des adultes référents du jeu                                                Un exemple de situation

À travers le jeu de rôle induit par le jeu de cartes et la présence  de médecins, psychologues et acteurs sociaux éducatifs, le dialogue est facilité et l’élaboration commune de solutions est possible. Ces rencontres se déroulent dans chaque quartier d’Orléans plusieurs fois par mois.

 

Philippe Ballé souligne l’importance de la présence des parents à l’école lors de cette semaine de la maternelle et leur implication dans la scolarité de leurs enfants. Il félicite la directrice Fabienne Boyer et son équipe pour l’accueil qui est réservé aux familles.

« Pas’Tour du monde » au théâtre Gérard Philipe

Les 138 élèves de l’école  Louis Pasteur sur la  scène

Une semaine avant…

Les élèves de CE2 et CM1 expliquent le projet : « l’année dernière, on a fait un spectacle  qui parlait de la France, c’était Pasteur Citoyen. Cette année, on va beaucoup plus loin, on fait le tour du monde… ». L’enseignant de la classe ajoute : « la préparation du spectacle est reliée à toutes les disciplines, en particulier à l’histoire et à  la géographie mais aussi à l’enseignement moral et civique. En ce qui concerne le spectacle musical, les élèves ont travaillé à peu près une heure par semaine. Nous avons la chance d’avoir 5 élèves du conservatoire dans la classe. Deux d’entre eux jouent du piano, l’une joue du violon et le dernier de la trompette ».

Dix minutes avant…

Comment se sentent les enfants quelques minutes avant de monter sur scène ? Certains sont très à l’aise : « la scène, on connaît, ce n’est pas notre premier spectacle ». D’autres sont plus émus : « je suis fier de chanter devant mes parents et ils vont être fiers de moi j’espère ». L’émotion peut aussi se teinter de stress : « chanter devant une salle de théâtre  pleine c’est angoissant et j’ai le trac…mais en fait ça passe quand on commence vraiment ».

Le programme

Faire ce  tour du monde c’est tout d’abord chanter « Frère Jacques » dans 14 langues, celles qui sont parlées dans les familles des élèves : l’arabe, le berbère, le bambara, le lingala, le centrafricain, le malgache, le turc, l’arménien, l’urdu, l’espagnol, le portugais, l’allemand, l’anglais, le français. Si les langues sont différentes, cette chanson rassemble par son universalité. Ce ‘fil rouge’ se déroule tout au long du spectacle. Il permet de découvrir les différents pays traversés.

Le voyage est aussi ponctué de transitions certes utiles pour la mise en scène mais aussi enrichissantes puisque les élèves de CM ont fait un travail de recherche pour choisir  des textes de liaison en relation avec ce tour du monde en musique. Des poèmes de Charles Baudelaire et Paul Verlaine ont rencontré ceux de Tahar Benjelloun, prix Goncourt 1987 et de Papa Dembo. Les écoliers ont aussi présenté des citations : « Nous ne devons pas craindre la différence, le plus à craindre, c’est l’indifférence »[1] ou « Dans mon pays, on ne prête pas, on partage »[2]ou encore  « Nous devons apprendre àvivre ensemblecomme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »[3]

Les CP et leurs masques de chat ont ouvert le bal avec la  chanson ‘Peu importe la couleur’ qui évoque les animaux  avant de parler des personnes : « Y en a des gris des chats, Y en a des blancs des chats, Y en a des noirs des chats, et moi, j’aime bien les chats. Et si les chats étaient bleus, La la li, les aimerais-tu aussi ? Y en a des blancs des gens, Y en a des noirs des gens, Y en a des jaunes des gens, Et moi, j’aime bien les gens. Et si les gens étaient bleus la la li les aimerais-tu aussi ? Peu importe la couleur, les gens c’est les gens, les gens c’est les gens ».

Peu importe la couleur

Frère Jacques avec les gestes

Chansons de tous les continents parfois chorégraphiées, danses et poèmes du monde entier se sont ensuite succédé devant un public conquis. Les voix sont très présentes dans ce spectacle mais le corps y a aussi  sa place.  Il devient même  instrument de musique lors des percussions corporelles.

 

            

Le travail du corps

                    

La danse des lavandières avec une élève au violon et des élèves heureux

          

Percussions

Pas’Tour du Monde est une aventure collective. Dans la réussite de ce projet, il faut bien sûr parler des élèves, de leur enthousiasme, de leur comportement extraordinaire pendant les filages et  la représentation, de leur maturité et de leur sens de la  responsabilité dans ce projet. Il faut aussi saluer l’investissement de tous les enseignants de l’école, « à la fois partie prenante et acteurs »[4]. La présence de Véronique Formont, dumiste intervenante dans les classes de CE1 et CE2 est aussi un atout  précieux. Ces classes fonctionnant en co-intervention maître/intervenante ont parfois invité celles de CM1 et CM2 pour élaborer les transitions.

         

Le final : la reprise de la chanson ‘Faire le tour du monde en 80 jours’ qui restera longtemps dans les têtes

L’avis du public

De nombreux parents étaient présents. Un papa enthousiaste s’exprime : « c’est une très bonne chose. Ca valorise le travail des enfants et ils adorent chanter et danser ». Une maman qui a 3 filles sur la scène aime ce projet : « c’est très bien. Les enfants adorent chanter. Cela leur permet de s’exprimer autrement, ça complète ce qui est fait en classe ».

Une interrogation : où nous emmèneront-ils l’an prochain ?


[1]  De Christophe Tavernier

[2]  De Tahar Ben Jelloun

[3]  De  Martin Luther-King

[4] Evelyne Lieu, CPD musique

Les vidéos

La Grande Lessive à Orléans

De nombreuses écoles participent à cette installation artistique éphémère

Créée en 2006 par la plasticienne Joëlle Gonthier, La Grande Lessive  a lieu deux fois par an. Les objectifs  sont la promotion de la pratique artistique, de l’éducation et de l’enseignement artistiques, le soutien à la création contemporaine et le développement du lien social. Les participants réalisent des productions au format A4 qui sont suspendues à des fils à l’aide de pinces à linge pendant une journée seulement. Le thème pour ce printemps  est : «  De la couleur ! ». Cette invitation commune est très ouverte et permet à chacun de s’exprimer.

        

Pour la première fois, l’exposition a lieu sur l’esplanade de l’Argonaute, nouvel équipement sportif et culturel du quartier de l’Argonne. Ce lieu tout à fait adapté permet l’exposition de plus de 1000 œuvres d’élèves des écoles et des centres de loisirs.

L’après-midi à partir de 14 heures les élèves des écoles orléanaises du Nécotin, Claude Lewy, Gutenberg, Jean Piaget, Maria Montessori et Charles Péguy qui ont participé viennent voir l’exposition. Ils sont heureux de voir leurs productions exposées et curieux de voir celles des autres.

       

Les parents  sont invités à venir voir l’exposition  avec leurs enfants autour du  goûter. Ensuite, il sera temps de décrocher cette exposition aussi belle qu’éphémère…

 

L’école Jean Zay du quartier des Carmes a aussi fait sa Grande Lessive. Les élèves ont  profité du beau temps pour accrocher leurs œuvres à l'extérieur. Toutes  les classes ont participé à l’événement

         

       

 

25ème remise de prix de la mémoire et du civisme

Le jury a décerné le premier prix dans la catégorie écoles primaires à une classe de Jargeau

Le week-end dernier, un élève représentant de la classe de CM2 (année scolaire 2017 – 2018), un de ses parents et Aymerick Chollet, enseignant et directeur de l’école Porte Madeleine de Jargeau, étaient invités à Paris pour recevoir le premier prix national des écoles élémentaires décerné par la Fédération  André Maginot.

Ce prix récompensait le travail de mémoire réalisé par les élèves sur le thème du second conflit mondial  qui avait pour point d’orgue un séjour sur les hauts lieux de mémoire de Normandie en mars 2018.

La cérémonie très solennelle, présidée par le Général d’Armée Pierre de Percin, a eu lieu samedi à l’hôtel de ville de Paris en présence des  lauréats collégiens et lycéens et de nombreuses personnalités. Elle s’est clôturée autour d’un cocktail suivi d’un déjeuner dans les salons de l’hôtel de ville.

Au cours de ce week-end, les lauréats, les parents et les enseignants ont également pu participer à une cérémonie aux Invalides, au ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe et à une visite guidée nocturne de Paris.

L’élève est rentré de ce weekend avec beaucoup de souvenirs et des cadeaux, médaille, trophée, livres, tablette numérique,  chèque au profit de la coopérative scolaire, qu’il partagera avec ses camarades lors d’une prochaine soirée.

L’élève représentant la classe et Aymerick Chollet

 

 

 

Un prix Education aux médias et à l’information décerné aux élèves du club presse de l’école Jean Zay

Le mercredi 13 mars, onze élèves de l’école Jean Zay se sont rendus aux assises du journalisme à Tours dans l’ancienne imprimerie MAME,  devenue lieu de création. Ils représentaient l’ensemble du club presse : une quarantaine d’élèves du CE1 au CM2. Ils étaient accompagnés par Anne Lejust, enseignante à l’école, responsable du groupe de jeunes journalistes dans l’école et vacataire au Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d'Information. Nommés lors d’une  sélection préalable, les écoliers orléanais ont eu 6 minutes pour défendre leur démarche devant le jury, comme les 17 autres groupes porteurs de projets présents lors de cette phase finale.

Les élèves et Anne Lejust

Des projets généreux s’appuyant sur les valeurs de la République

Le premier projet est une émission de radio inter-écoles qui concerne 4 classes de 4 écoles différentes. Les élèves ont choisi la « musique à l’hôpital » en pensant à Zahraa une de leurs camarades longtemps hospitalisée. Une élève explique la préparation de l’émission : « on a appris à s’enregistrer, à faire des montages, des jingles et à les envoyer ».

         

Le deuxième est l’enregistrement par les élèves à CANOPE  d’une émission webradio destinée aux enseignants qui veulent faire de l’éducation aux médias avec leurs élèves. Ils présentent en particulier leur travail à partir du poème, Homme de Couleur  de Léopold Sédar SENGHOR. Il s’agit d’une  carte postale sonore autour du thème de la France de la diversité, qu’il s’agisse de la couleur de peau, de la religion ou de l’origine.

Le troisième projet est la rédaction par les CM1 et CM2 d’un article publié le 5 décembre 2018 dans la République du Centre[1]. Il s’agit d’une véritable enquête. Comment expliquer l’installation récente et importante d’artistes et de créateurs dans le quartier des Carmes ? Les élèves ont rencontré les principaux intéressés pour comprendre leur préférence pour ce quartier mais aussi Brigitte Ricard, adjointe au maire et déléguée au centre-ville.

         

La récompense…

Deux heures après leur prestation sur scène, les élèves de l’école Jean Zay ont appris par Harry  Roselmack, président du jury  qu’ils étaient les lauréats du prix éducation aux médias et à l’information pour la meilleure initiative en région Centre-Val de Loire.  Le stress et les  papillons dans le ventre se sont vite envolés. Les élèves du club presse de l’école Jean Zay ont gagné l’un des six prix décernés aujourd’hui dans le cadre des assises internationales du journalisme. Un bel hommage au ministre de l’Education nationale né à Orléans dont le nom a été donné à l’école. 

   

Quelques jours après l’évènement, une élève résume l’aventure : « travailler autour de projets, avoir l’occasion d’aller les présenter à Tours devant un jury, voir Harry Roselmack et gagner le prix, on peut être vraiment content ».   

  


[1] Lire l’article complet des élèves : www.larep.fr/orleans/education/2018/12/05/des-ecoliers-de-jean-zay-a-orleans-jouent-les-journalistes_13072048.html

Huitième Semaine des Maths dans les écoles du polysecteur de La Source du 11 au 15 mars 2019

Dans le cadre de la Semaine des mathématiques les écoles se sont emparées du thème : "Jouons ensemble aux mathématiques". Les élèves sont réunis dans des groupes composés d’écoliers et de collégiens. Travaillant autour de différentes énigmes, ils s’écoutent et  prennent un certain plaisir à se confronter à la difficulté, en attendant la satisfaction de découvrir ensemble  la solution à un  problème ou une énigme. Au programme : codage, scratch et jeux mathématiques.

De Gauche à droite : Philippe Ballé, directeur académique, Patricia Bourgeon  IEN de la circonscription, Rachel Conseil, enseignante de la classe de CM2 et Jean-Hugues Brinon, Coordonnateur de la REP Orléans La Source

Vendredi 15 mars au collège Montesquieu

Ce matin, des élèves de CM2 de l’école Pauline Kergomard et ceux de la classe de 6ème 1 du collège Montesquieu se lancent des défis autour de la programmation de robots. Les plus jeunes sont les tuteurs. Ayant bénéficié d’une formation au codage lors de séances animées par monsieur Pruvot de DroïdAcademie, les écoliers expliquent à leurs aînés comment programmer un robot à partir d’un ordinateur.

   

Les élèves codent puis vérifient si le robot a bien effectué le déplacement demandé. Ils sont accompagnés par Monsieur Halin, ERUN et madame Conseil, l’enseignante des CM2.

 

D’autres essaient, en binômes, de trouver le moyen de mobiliser une chauve-souris avec l’application en ligne Scratch : « il faut trouver des stratégies pour la rapprocher du ballon », explique un écolier.

Les élèves de l’école Gaston Galloux et les collégiens de 6ème 3 et 6ème 5 participent à un Escape game. C’est la résolution d’énigmes qui leur permettra de s’échapper.

       

Des jeux mathématiques comme le « Qui est-ce ? » autour du vocabulaire de la géométrie et des jeux de plateau complètent l’offre.

Les élèves travaillent en  binôme ou dans un groupe plus grand. Ils sont réellement investis dans des actions parfois complexes comme la maîtrise de la distance qui doit être parcourue par un robot. S’ils ne réussissent pas après un premier essai, ils n’abandonnent pas. Ils retournent s’asseoir en face de l’ordinateur et « corrigent le tir ». En regardant le visage de ces élèves, on se dit qu’il n’y a aucun doute : ils jouent.  Mais ils apprennent aussi !

 

 

D’autres  actions inter-degrés au cours de la semaine

Les élèves de madame Mendès de l’école Pauline Kergomard sont venus présenter aux collégiens leur projet « Léonard et les robots », mené conjointement par la Mairie d’Orléans, l’Education nationale, Polytech et CANOPE.

Une classe de cinquième du collège Montesquieu et une classe de CM1 de l’école Claude de Loynes se sont  rendues à l’école Kergomard pour une initiation à l’Awalé avec l’AESCO. Ce  jeu combinatoire a été inventé au cours de l’Antiquité et il est actuellement pratiqué en Afrique et en Asie.

Un événement qui touche toutes les écoles du secteur

Les élèves des écoles des Guernazelles et René-Guy Cadou ont échangé des programmes de codage avec les élèves du collège Alain Fournier. Les parents des élèves des écoles Louis Pasteur et Romain Rolland  ont participé à des ateliers de jeux de société et à des jeux mathématiques sous la forme de tournois ou de défis. Les CM1 de l’école Claude de Loynes ont découvert l’Awalé

Les élèves de l’école maternelle des Guernazelles ont présenté à leurs parents leur création collective d’un jeu mathématique. Ceux de Louis Pasteur ont choisi des jeux mathématiques inter-classes. La classe de petite section de René Guy Cadou a planché sur la résolution de problèmes. Les 3 classes de l’école Antoine Lavoisier ont fonctionné en décloisonnement autour de jeux de société mathématiques tutorés par les élèves de grande section.

Monsieur Ballé salue la dynamique cette semaine des mathématiques, félicite les équipes investies et remercie madame Anne Lecoq, principale du collège Montesquieu pour l’organisation  et l’accueil de l’événement.

 

 

 

 

 

 

            

Quatre après-midis philo au lycée Duhamel du Monceau pour les élèves de CE1 et CE2 de l’école Saint-Aignan de Pithiviers Faire découvrir la philosophie à des écoliers, c’est le pari de Laurence Cesarini, professeure de philosophie et surnommée la fée phi

Faire découvrir la philosophie à des écoliers, c’est le pari de Laurence Cesarini, professeure de philosophie et surnommée la fée philo par les enfants. Sabine Potonié et  Camille Begaut professeures des écoles ont été séduites par ce projet : travailler avec de jeunes élèves à partir d’une question importante : « pour toi, qu’est-ce que c’est, être heureux ? ».

    

Accompagnés par des élèves de seconde volontaires et intéressés par la philosophie, les écoliers ont découvert et travaillé autour de la recette du bonheur selon Epicure. Comment être heureux ? Pour le philosophe, il ne faut pas avoir peur de la mort, avoir des amis, oublier la douleur en se souvenant des jours agréables, choisir entre ses désirs, ne pas se laisser aller aux passions comme la colère ou la jalousie. Il faut aussi trouver une tranquillité de l’esprit sans avoir de regrets ni remords et faire preuve de sagesse et de modération.

 Au cours  de cette quatrième séance, les enfants réalisent de grands panneaux qui seront exposés lors de leur participation au  concours académique de l’Esprit critique 2019.  Chaque groupe, constitué d’un lycéen et de plusieurs écoliers,  répond à une question précise comme « Que faire de mes désirs ? ».

Sabine Potonié est enthousiaste : « le travail a commencé en janvier dans nos classes. Une demi-journée par semaine y était dédiée. Les élèves sont enchantés. Ils sont très jeunes mais ils commencent à prendre du recul. Epicure a un rôle dans leur vie et une certaine influence sur leurs comportements ».

Candice, élève de seconde  encadre un groupe travaillant sur la question « Que  faire de mes désirs ? » avec un groupe d’écoliers. Elle leur explique bien la différence entre ce qui est nécessaire comme boire, dormir, manger  et les petits plaisirs que l’on peut s’accorder de temps en temps. Elle est très heureuse de participer à ce projet : « j’amène les enfants à réfléchir en leur posant des questions mais en plus j’ai appris à leur parler. Par exemple, j’ai utilisé le mot hypocrite  avec eux. Ils ne l’ont pas compris. J’ai essayé de l’expliquer par une situation. Je me suis adaptée. On a aimé travailler ensemble. Aujourd’hui c’est la  quatrième fois qu’on travaille ensemble et c’est la dernière. On met en place l’exposition ».

Thierry Goubert, proviseur et Sébastien Moisan, IEN de la circonscription de Pithiviers

Christopher, lycéen aussi, aime la philo et les enfants. Cet accompagnement des écoliers lui plait et il constate que les écoliers sont heureux de venir au lycée pour travailler avec des grands. Il explique pourquoi il aime la philosophie. « Ce que j’aime, c’est qu’on peut dire ce qu’on pense. Tout le monde peut dire quelque chose de vrai en philo. Il y a plusieurs vérités comme il y a plusieurs philosophes ».

                                      

Pour Alicia, travailler avec des enfants est une expérience nouvelle : « on pense qu’ils sont trop petits, qu’ils ne vont pas comprendre. Mais si, ils nous surprennent même. Travailler avec eux nous donne une expérience d’adulte et nous permet d’imaginer le futur ».

Cheik, élève de CE2, est heureux de faire le bilan de son expérience en philosophie : « j’ai appris à ne plus avoir peur de la mort. Mon désir imaginaire, c’est de devenir champion du monde mais en fait, champion d’Europe ce serait bien aussi ». Il a très bien compris Epicure, il faut renoncer aux désirs qui nous rendent malheureux car ils ont peu de chance de se réaliser. Et puis, champion d’Europe, c’est tout de même une belle performance !

Laurence Cesarini, professeure de philosophie, Camille Bégaud et Sabine Potonié professeures des écoles

Un ministre, une députée et le Préfet à l’école Jean Vilar

Les élèves de la classe de madame Mazier participent à une opération menée avec l’Assemblée nationale qui invite les élèves de CM2 à rédiger une proposition de loi avec leur enseignant sur un thème donné.

Créé en 1994 par le Président de l'Assemblée nationale Philippe Seguin  et le Ministère de l'Education nationale,  "Le Parlement des enfants" permet aux écoliers, par la pratique du dialogue et du débat démocratique, de découvrir le rôle du législateur lors d'un travail en classe réalisé durant une partie de l'année scolaire sur un thème annuel portant sur des sujets sociétaux d'actualité. Le thème de  l'année 2018-2019 est  "le bon usage du numérique". Ce thème doit permettre aux enseignants de traiter avec leurs élèves des nouveaux besoins liés à la multiplication des usages de supports et réseaux numériques notamment les droits, les devoirs et les limites associés à ces pratiques culturelles et sociales.

 

Philippe Ballé, inspecteur d’académie, accueille Caroline Janvier dans la classe de Madame Mazier

Participant à cette action, les élèves ont invité la députée Caroline Janvier afin de la questionner sur ses missions  et sur le fonctionnement de l'Assemblée nationale : « Que faites-vous au quotidien dans votre travail ? Combien de temps dure le mandat d’un député ? Combien de fois peut-on être député ? Doit-on appartenir à un parti politique pour être député ? Est-ce un travail à temps plein ? Combien y a-t-il de députées femmes à l’assemblée nationale ? ». Après avoir répondu à leurs nombreuses  questions, la députée annonce aux élèves une surprise !

                                 

 

La députée répond aux questions des élèves

Quelques instants après, Adrien Taquet, le tout nouveau secrétaire d’Etat en charge de la Protection de l’enfance auprès de la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn, entre dans la classe avec le préfet, Jean-Marc Falcone.

          

Le préfet et Adrien Taquet entrent dans la classe.

N’ayant pas été informés de la visite du ministre, les élèves n’avaient pas prévu de questions pour lui. Très vite, ils improvisent : « Est-ce que vous voyez souvent le président ? Que fait un Ministre au quotidien ? Combien il y a de femmes Ministres dans le gouvernement ? Quel est votre but dans la vie ?»

Après avoir répondu aux enfants, Adrien Taquet évoque  son parcours : « Depuis mes 12 ans je suis passionné par la politique. En fait j’ai travaillé dans un tout autre domaine mais depuis 3 ans j’ai décidé de revenir à ma passion ». Il présente aussi sa mission : « je suis  ministre de la protection de l’enfance. Pour le Président, les enfants sont très importants. Dans ma mission, je vais par exemple travailler avec Mounir Mahjoubi[1] , pour protéger les élèves contre certains contenus numériques. A la maison, la première étape, c’est bien sûr  le code parental. Avec  mes enfants qui sont petits, j’utilise la règle des ‘pas’: pas d’écrans le matin, pas à table et pas le soir ».

Les élèves de la classe présentent ensuite au ministre  certaines pistes de leur  travail pour le Parlement des enfants. L’étape suivante sera la rédaction collective de la proposition de loi. Il est impossible d’en dire beaucoup plus car cela doit rester secret en attendant la fin du concours…On peut juste supposer que la réflexion tourne autour de dangers du numérique.

Les élèves participeront ensuite au scrutin en votant par voie électronique, pour la proposition  qu'ils considèrent défendre le mieux leurs idées. A plusieurs reprises, les textes adoptés par le Parlement des enfants ont été par la suite repris dans de véritables propositions de loi, soumises à l'examen de l'Assemblée nationale par des députés. Certaines d'entre elles ont été adoptées et sont devenues de véritables lois de la République.

Bonne chance à ces élèves investis pour leur participation la 23ème session de l’opération.

 


[1] Mounir Mahjoubi est secrétaire d’état au numérique

Les élèves de la maternelle Michel de la Fournière ont découvert leur nouvelle école en rentrant des vacances d’hiver

Le lundi 25 février 2019, Madame Bourdette, directrice de l’école, a accueilli les 150 enfants des cinq classes maternelles dans des nouveaux locaux fonctionnels, modernes et lumineux. Le rez-de-chaussée héberge les classes des petits, leurs salles de repos, la bibliothèque, le restaurant scolaire et les locaux du périscolaire. Cinq autres classes se trouvent au premier étage. Trois d’entre elles sont occupées. Les autres permettront d’accueillir les enfants des futurs occupants des nombreux logements en construction dans le quartier.  

L’inauguration de l’école a eu lieu en présence de Philippe Ballé, inspecteur d’académie. La ville d’Orléans était représentée par le maire, Olivier Carré et Florent Montillot, adjoint chargé de l’éducation. De très nombreux parents ont assisté au « coupé du ruban », tradition qui remonte à l’Antiquité et  marque l’ouverture au public. Un  jeune élève  de l’école, de grands ciseaux à la main,  a aidé le maire d’Orléans à  inaugurer ainsi les lieux de manière officielle. Olivier Carré et Florian Montillot ont prononcé des discours d’inauguration. Le sénateur Jean-Pierre Sueur a rendu hommage à Michel de la Fournière en présence de son épouse et de son fils  Olivier de la Fournière, directeur de l’école Gutenberg. Philippe Ballé a ensuite évoqué l’Ecole de la confiance, la présence de nombreux  parents étant le signe de la confiance qu’ils accordent à l’école. Il a remercié les services de la mairie et du conseil départemental pour les relations de confiance qui ont été tissées. Philippe Ballé a aussi salué l’investissement de l’équipe de l’école mobilisée pendant les congés scolaire et la cohérence du groupe scolaire : « une école au centre de la vie et de la cité ».

Pour terminer cette inauguration, Madame Bourdette a ensuite invité les officiels et les parents à visiter les lieux. Après le départ des adultes, les enfants ont pu commencer à s’approprier leur nouvelle école.

 

 

Lancement du douzième Défiweb du Loiret en présence de Katia Béguin, rectrice de l’académie Orléans-Tours et Philippe Ballé, inspecteur d’académie du Loiret

Ce nouveau défi s’inscrit dans le parcours d’Education Artistique et culturelle et s’appuie sur des lieux et des événements de la Région Centre Val de Loire. Le lancement a lieu dans la classe de CM1-CM2 d’Olivier Gabez-Soulas à l’école Charles Pensée d’Orléans.

Monsieur Pichard, IEN en charge de la mission numérique 1er degré, présente les objectifs de ce défi : « Il s’agit d’une part de répondre aux compétences numériques qui sont transversales et de travailler les compétences en lien avec le thème choisi.  ».

Madame la Rectrice a ensuite lancé le défi et les élèves ont pu commencer leurs recherches. Il s’agit d’un travail collaboratif au sein de la classe. Les élèves  entrent leurs réponses sur une grille commune de mots  croisés. Ainsi, c’est la classe entière qui résout l’énigme.

                

 

L’intrigue…

En l’an 2019, le redoutable Jet Rotule, ennemi juré de Théodule, le célèbre aventurier, tente de s’emparer du guide du Mout’Art qui renferme les plus grands secrets de la culture française. Heureusement, une alarme met en fuite le voleur mais il  réussit quand même à dérober six pages ! Or, les pages de ce livre se détruisent progressivement et inexorablement. Un représentant de la nation appelle alors Théodule et lui demande son aide. Il  s’agit de retrouver les pages manquantes du précieux livre avant qu’elles disparaissent à jamais !

L’avis des élèves

Melville et Robin comparent ce défi à l’Escape Game : « C’est plus facile mais on aime les deux. En fait, on joue et on travaille en même temps. On a découvert le  film ‘jour de fête’. C’est en noir et blanc et ça donne envie de le voir. On a aussi appris à filtrer des photos avec Photofiltre. Le numérique c’est super important pour jouer mais aussi pour travailler, faire des recherches pour un exposé par exemple ».

Agathe et Eillen apprécient le travail de groupe : « travailler à deux c’est super ! On peut s’aider pour trouver les réponses en réfléchissant à deux ».

         

Natalia et Sarah aiment aussi travailler à deux : « on s’entraide, on se parle, c’est bien de travailler avec une copine. C’est bien de chercher des informations, de découvrir des sites. On a trouvé des tableaux figuratifs et non figuratifs et puis des arts avec du bois, ça donne envie d’aller dans les musées les voir en vrai ».

Le Défiweb du Loiret est désormais ouvert, les écoles n’ont plus qu’à s’en emparer.

 

Quatrième semaine des langues au collège André Malraux du lundi 28 janvier au vendredi 1er février

A la découverte des langues

Les élèves de sixième ont bénéficié d’une initiation en espagnol et en allemand. Ceux de cinquième ont découvert le chinois et le japonais. L’espéranto a fait son entrée avec les élèves de quatrième qui ont pu aussi découvrir la langue des signes.

Des déplacements d’élèves

Le collège a accueilli les élèves de CM1 et CM2 des écoles Paul Bert, Paul Doumer et François Mitterrand. Ils ont pu être intégrés à des classes de sixième ou être pris en charge par des professeurs de l’établissement.

De leur côté, les collégiens se sont rendus à l’école maternelle François Mitterrand avec Frédérique Dos Santos, professeure d’anglais, pour lire des albums en langues étrangères aux jeunes élèves.

Treize élèves de troisième sont allés au lycée Jean Zay pour  assister à une présentation de la section européenne.

A la découverte de la culture

Yarleni, élève d’UPE2A, et sa maman ont présenté la République Dominicaine à des élèves de quatrième. Les parents d’Amaury Ikeroutène ont proposé l’étude d’une chanson kabyle autour d’un instrument traditionnel. Rafaela et Laura ont choisi de présenter le Portugal à des élèves de sixième.

                           

L’apprentissage des mouvements                                                  La « battle »

Madame Moreau, professeur de danse spécialiste des danses américaines, a tout d’abord présenté aux élèves diverses danses noires américaines ayant vu le jour depuis la fin du 19ème siècle. Elles se dansent à deux. Le Shimmy a pour particularité un mouvement alternatif avant-arrière des épaules. Le Foxtrot est une danse rapide et rythmée des années folles. Le Breakaway, comme son nom l’indique, permet aux danseurs de se lâcher au cours de la danse et d’esquisser quelques pas sans toucher sa ou son partenaire. Captivés pendant l’exposé, tous les élèves de sixième ont ensuite été initiés au Charleston. Après quelques pas timides, les élèves sont tous entrés dans la danse avec plaisir.

Cette semaine des langues au collège Malraux a encore une  fois été un succès grâce à la l’innovation et à la qualité des activités proposées par une équipe dynamique et investie!


Journée internationale de commémoration dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’Humanité

Le 28 janvier, des écoliers, collégiens et lycéens français et allemands se sont retrouvés à la gare de Pithiviers lors d'une  marche pour rendre hommage aux victimes. Une bougie à la main, ils ont formé un « chemin de lumière » jusqu'au monument des Déportés.

 

Dans le cadre d’un séminaire franco-allemand organisé par le CERCIL, qui se déroule chaque année en alternance à Orléans et à Magdebourg, les jeunes français et allemands ont souhaité organiser un événement afin de  réunir des élèves de tous âges et des habitants dans un geste symbolique rendant à la fois hommage aux victimes et interpellant le temps présent.

Tous les élèves de CM2 des écoles de Pithiviers, les élèves du lycée agricole de Beaune-la-Rolande et  ceux du lycée de Magdebourg étaient mobilisés pour cheminer de la gare de Pithiviers jusqu’à l’emplacement de l’ancien camp. Plusieurs milliers de juifs suivirent ce chemin entre 1941 et 1943 pour être internés à Pithiviers avant d’être déportés. Tout au long de cette déambulation des textes, des lettres d’anciens internés et des poésies été lus dans les deux langues et mis en perspective avec des photographies d’archives. Des photos d’enfants déportés accompagnées de messages d’hommage et de paix ont été déposés près du Monument des Déportés.

Une mallette pédagogique avait été mise à disposition des écoles par la circonscription et les élèves de CM2 ont préparé avec leurs enseignants des « vœux pour le futur » qui ont été affichés à l’emplacement de l’ancien camp. Ces productions seront ensuite numérisées et réunies sur un mur numérique. 

L'ancienne gare de Pithiviers, fermée au trafic des voyageurs depuis 50 ans, deviendra un lieu de mémoire dédié aux victimes de la Shoah, aux 16 000 juifs internés dans le camp de Pithiviers et déportés depuis cette gare vers Auschwitz en 1942. Les premiers travaux ont commencé, et Guillaume Pépy le patron de la SNCF, viendra en personne poser la première pierre au printemps 2019. Les premiers visiteurs  devraient être accueillis vers la fin 2020. 

 

 

 


Les 80 ans de l’USEP à Orléans : un magnifique hommage à Jean Zay et une très belle fête !

Le 1er février 2019, l’USEP a eu 80 ans. Le Comité départemental USEP du Loiret a eu à cœur de fêter cet anniversaire pour rendre hommage à Jean Zay,  son créateur alors ministre de l’Education Nationale et des Beaux-Arts. Ce grand homme a en effet  apposé sa signature au bas de la circulaire créant l’USEP avec deux objectifs : Apporter sa collaboration aux autorités scolaires dans le domaine de l’éducation physique et organiser au sein des établissements scolaires ce qui est proprement athlétisme et sport. Selon Jean Zay : « Toute éducation doit aussi être joie». Pour Véronique Bury, présidente de l’USEP du Loiret, aussi : «nous voulons faire de cette journée de commémoration une journée de fête pour que dans la mémoire des enfants qui y auront participé, Jean Zay rime avec fête d’être ensemble ! ».

 

Trois lieux pour un millier d’élèves des écoles élémentaires

1. Le palais des sports pour des activités culturelles  et réflexives autour du sport, de l’olympisme et des valeurs de solidarité et de partage.

Les élèves ont aussi pu rencontrer des sportifs du territoire qui évoluent à  haut niveau au sein de leurs disciplines respectives dans des équipes locales comme l’USO Football, Orléans Loiret Basket et Fleury Loiret Handball. Des sportifs en situation de handicap ont aussi présenté leur parcours et leur épanouissement grâce à la pratique physique et sportive.

2. Le parc Pasteur pour un riche panel d’activités physiques et sportives. Les étudiants de FORMASAT,  futurs éducateurs sportifs ont mené différents ateliers sportifs dans le cadre  d’un raid multisports.

 

      

Mavy, Nicolas, Mathis, Even et Chrys ont mené différents ateliers : relais motricité, tennis, basket et thèque.

 

De  leur côté, Mathéo et Lucas, élèves au lycée Paul Gauguin aidaient des groupes d’élèves à résoudre des énigmes en face du Parc Pasteur, à la Direction Académique.

   

 

3. Le centre-ville d’Orléans pour une randonnée à la rencontre des institutions de la République

Deux groupes de 500 élèves ont pu aller à la rencontre des acteurs institutionnels du territoire : la mairie d’Orléans, le Conseil Régional, le conseil Départemental, le Rectorat, la préfecture, la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale et l’Institut. Ils ont pu aussi découvrir des lieux liés à Jean Zay comme le lycée Pothier dans lequel il a été scolarisé.

Grâce à un roulement soigneusement préparé les mille élèves ont pu participer à chacune des activités.

Cette belle journée a pris fin après une cérémonie anniversaire autour d’un goûter avec les enfants et les étudiants de FORMASAT.

 

Pour la Présidente de l’USEP : « organiser cette journée, c’est rendre hommage à l’homme grâce auquel nous existons, Jean Zay. Cela signifie rassembler un maximum d’enfants, leur donner plaisir et joie  en les faisant bouger, danser, faire du sport. C’est aussi rassembler tant d’enfants et les emmener tous ensemble à la rencontre les uns des autres et à celle de Jean Zay et de ce qu’il a porté toute sa vie et jusqu’à sa mort, les valeurs de la République ».


Quand la chanson se souvient de la Shoah

180 élèves des lycées Jean Zay, Benjamin Franklin, Voltaire et du collège Jeanne d’Arc ont pu assister à une représentation proposée dans le cadre des « Mardis du CERCIL » au théâtre d’Orléans. 

La chanson est une source historique à part entière. Art populaire et art social, elle témoigne de la société de son temps. Ainsi que l’exprime Serge Bernstein : « elle est une forme d’expression culturelle qui s’adresse à tous, et qui permet d’étudier la manière dont une société a vécu tel ou tel événement. Il est des chansons qui font l’histoire et des chansons qui disent l’histoire… »
Que nous dit la chanson de ce que connaît la société française d’après-guerre de la Shoah?

Accompagnés par Eric Amrofel et Fred Ferrand,  Valérian Renault et Lila Tamazit interprètent de façon magistrale une quinzaine de chansons qui expriment l’émotion, la douleur, la colère avec parfois une touche de dérision.

Selon Pierre Perrault, producteur du spectacle,  le choix des chansons a été une véritable épreuve. Se limiter à quinze parmi une cinquantaine a été très difficile. Le résultat : un équilibre parfait.

Des chansons militantes et engagées comme « Nuit et brouillard »  de Jean Ferrat en 1963 et « La bête est revenue » de Pierre Perret en côtoient d’autres plus intimes comme « Mon enfance » de  Barbara ou « Yellow Star » écrite par Serge Gainsbourg  1975. Le chanteur y   évoque, à sa manière, l'étoile jaune qu'il fut obligé de porter sous le régime de Vichy : « J'ai gagné la yellow star, Et sur cette yellow star, Y'a peut être marqué sherif ou marshall ou big chief ». La même année, il se confie lors d’une interview télévisée : « J'avais une étoile de shérif sur le cœur ».

                       

« Le Petit Train » des Rita Mitsouko est une chanson à la fois entraînante et entêtante qui cache des allusions à la déportation du père de Catherine Ringer : « Les grands-parents, petit train, conduis-les aux flammes ». 

La musique de Pierre Selos est  légère aussi et  le contraste avec  la conversation d’un couple qui va être gazé au petit matin avec son petit David qui ne sait pas qu’il  va mourir : « Bientôt va s’ouvrir l’antichambre de la mort. Si nous voulons qu’elle nous emporte, il faudra respirer très fort ». Le titre de cette chanson est  « Avec les Juifs ». C’est le début du vers effroyable répété douze fois : « Avec les Juifs on fait du suif ».

« Bravo » est une chanson interprétée  par Annie Cordy dans  une comédie musicale tirée de  « La vie devant soi » de Romain Gary/ Emile Ajar dont le refrain est : « Du Vel d'Hiv jusqu'aux bus, et des bus aux wagons, des wagons jusqu'aux camps, Terminus! ».

« Anne, ma sœur Anne » est un hommage de Louis Chedid à Anne Frank à qui il s’adresse : « J’aurais tant voulu te dire, p’tite fille martyre, Anne, ma sœur Anne, Tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus La vermine! ».

Cette représentation fait aussi la part belle à des artistes un peu oubliés du grand public. C’est le cas de Pia Colombo qui chantait en 1967 « Il n’y a plus de roses dans la rue des  Rosiers ».

Les réactions des élèves

Pour Lisa et Liam : « l’idée d’un témoignage à travers des chansons est intéressante. La musique fait ressortir des émotions».

Selon Lucile : « cela  permet de ne pas oublier, de se rendre compte, tout en n’étant pas choquant comme le seraient des images ».

Philippine, Titouan, Tom et Yanis se disent touchés « à l’intérieur » par la musique.

Antoine évoque une récente étude de CNN en Europe qui dit que « 21 %  des jeunes français de 18 à 24 ans n'ont jamais entendu parler de la Shoah ». Il est très surpris : « Je ne comprends pas. On apprend ça à l’école,  au collège et au lycée. C’est peut-être juste le mot Shoah qu’ils ne comprennent pas ».

Loula, Mathilde, Elise, Anaïs et Lucie sont en troisième au collège Jeanne d’Arc. Ils sont très impliqués. Le 8 janvier 2019, leur classe s’est rendue au Cercil. Les élèves ont assisté à une visite guidée du musée puis à un atelier sur le thème « quand la chanson se souvient de la Shoah ». Les élèves participeront aux commémorations du 28 janvier ainsi qu'à la nuit des musées au mois de mai.

Après une présentation de Hélène Mouchard Zay, ancienne présidente du Cercil, les lycéens ont assisté à la représentation. Pas un mot dans la salle, juste des applaudissements entre les morceaux.  Et une grande émotion.


Philippe Ballé et François Bonneau inaugurent le forum de l’orientation d’Orléans

Un événement qui témoigne cette année encore d’une dynamique collective remarquable

La huitième édition du forum de l’orientation a lieu du 10 au 12 janvier. Le parc des expositions accueillera cette année 5000 collégiens et 5000 lycéens les deux premiers jours. Le samedi, 8000 visiteurs viendront assister à 8 conférences-débats sur des thématiques présentées dans un document remis aux élèves et aux familles.

En prise directe avec le projet académique et ses déclinaisons départementales portant sur l’ambition et la réussite des élèves, cette manifestation constitue un temps fort au service du « parcours avenir » de l’élève.

Un contexte particulier

Les élèves entrés en classe de Seconde en septembre 2018 seront concernés par la réforme du baccalauréat. Dès la rentrée 2019, la mise en place d’un enseignement de tronc commun complété par 3 enseignements de spécialité permettra à chacun de choisir un parcours personnalisé lié aux centres d’intérêt voire aux passions.

Des nouveautés

Cette année, l’espace Ecole-Entreprise  et l’espace du Numérique font leur apparition au forum et reflètent la synergie entre les formations et les métiers.

   

Des ateliers destinés aux élèves des lycées professionnels leur permettront de trouver des stages, d’améliorer leur CV ou leur lettre de motivation avec des conseillers de la Maison de l’emploi et des chargés d’affaires d’Orléans Métropole le jeudi et le vendredi.

Deux nouvelles conférences sont proposées. L’une  concerne les jeunes en situation de handicap. L’ autre présente les changements et les perspectives de la réforme de l’apprentissage.

Un mot d’ordre : « Tous les métiers sont mixtes »

De nombreux stands illustrent cette phrase grâce à une communication à travers  des clichés présentant des hommes et des femmes sur leur lieu de travail. De la police à l’automobile en passant par les carrières scientifiques, les filles doivent pouvoir travailler partout !  Le policier responsable du stand de la police nationale tient des propos  encourageants : « Plus on monte dans la hiérarchie, plus il y a de femmes ».

       

Agnès Boutet, IEN chargée de l’information et de l’orientation remet à Philippe Ballé son badge « Tous les métiers sont mixtes » 

   


Stéphanie Rist, députée de la première circonscription du Loiret, visite l’école de la Cigogne à Orléans dans le cadre du plan « Priorité prévention »

La ministre de la Santé Agnès Buzyn et le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ont inauguré le 17 septembre dernier le séminaire dédié au Parcours santé-accueil-éducation des enfants âgés de 0 à 6 ans. Ce parcours s'inscrit dans le cadre du plan « Priorité prévention », présenté en mars dernier par le gouvernement. Il doit impliquer l'ensemble des acteurs des champs sanitaire, éducatif, et social qui entourent l'enfant et les parents. Il concerne deux ministères : celui  de l’Education nationale et celui de la Santé.

Stéphanie Rist, qui est aussi médecin et sa consœur Marie-Sophie Barthet-Derrien , directrice adjointe de la PMI Métropole de Lyon pilotent cette mission au niveau national. Elles sont chargées de la coordination des différents professionnels qui ont comme préoccupation  la santé de l’enfant. L'objectif étant d’assurer l’ensemble des dépistages et examens nécessaires aux âges recommandés, de  rendre effective la visite médicale avant 6 ans et de garantir une prise en charge adaptée aux besoins physiques, psychiques et affectifs de l’enfant dans tous les territoires. 

Après avoir visité la crèche voisine plus tôt dans la matinée, les deux médecins ont pu observer le fonctionnement d’une classe composée d’élèves de petite et moyenne section à l’école de la Cigogne. Elles ont en particulier assisté à une activité permettant la mobilisation du langage dans le domaine des émotions. Les enfants devaient observer des clichés présentant des visages  et les rassembler dans des cerceaux lorsqu’ils  exprimaient la même émotion. Les activités autour des émotions permettent de développer la communication bienveillante, l'empathie et donc le bien-être des élèves.

         

Lors d’un entretien avec les responsables de la mission, Nathalie Lechapelain,  directrice de l’école a pu évoquer des points essentiels comme l’accueil de l’enfant en petite section : « Ce premier contact avec l’école est essentiel. Il faut prendre le temps d’accueillir et permettre à l’enfant de passer des premiers besoins vitaux aux compétences psycho-sociales. De  même, il est important d’accueillir et de prendre du temps avec les parents qui doivent apprendre à devenir parents…d’élève. Dans cette école, le lien se fait particulièrement naturellement de la maternelle à l’élémentaire car les élèves restent dans le mêmes locaux ». D’autres sujets comme  la relation avec les professionnels de santé et l’action de l’école sur le bien-être des élèves ont été abordés en présence de Pascale Toupé, IENA et Valérie De Nadaï, IEN de la circonscription.

Stéphanie Rist et Marie-Sophie Barthet-Derrien ont salué le travail des enseignants de cette école et remarqué qu’on y chante en anglais dès la petite section !


Journée de la Laïcité à l’école Roger Toulouse

             

Les  différentes classes ont travaillé sur la fraternité, évoquée dans l’article 4 de la charte de la Laïcité,  autour de l’album « Le conte chaud et doux des chaudoudoux » de Claude Steiner.

L’album

L’histoire commence il y a fort longtemps dans un pays lointain où chacun  vivait très heureux et échangeait des chaudoudoux grâce à un sac reçu à la naissance dont les ressources étaient inépuisables. Les chaudoudoux apportaient chaleur et douceur à ceux qui les recevaient. Les gens de ce pays n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux et ils étaient gratuits ! Il suffisait de plonger la main dans son sac et de les  offrir. Mais voilà, la vilaine sorcière Belzépha n’était pas contente : les gens étaient si heureux qu’ils n’achetaient pas ses philtres et ses potions magiques. Elle  décida de semer le doute dans l’esprit des villageois : et si un jour, il n’y avait plus de chaudoudoux ? Les villageois commencèrent à avoir peur de la  pénurie : chaque fois qu’une personne offrait un chaudoudoux, ses proches craignaient qu’il n’en reste plus pour eux. Les parents et les enfants commencèrent à se surveiller et à hésiter avant d’échanger des chaudoudoux. Les gens arrêtèrent de sourire, devinrent plus sujets à la maladie, à la dépression, certains en vinrent à mourir. La sorcière était satisfaite car elle vendait beaucoup plus de potions mais craignait que tous les villageois ne meurent. Elle inventa donc les froids piquants. Ces froids piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait: « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient :  « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid piquant ? ».

              

Mais un jour Julie Doux arrivadans le village. C’était une belle et généreuse femme qui aimait sourire aux enfants et qui n’avait jamais entendu parler de la pénurie de chaudoudoux. Elle les offrait et les enfants l’adoraient car ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi se mirent à nouveau à distribuer des chaudoudoux quand ils en avaient envie, comme au bon vieux temps.

L’exploitation

En classe, les élèves ont fabriqué des chaudoudoux  et des froids piquants. Ils ont bien compris que les chaudoudoux sont les marques d’attention et d’amour qui provoquent le bien-être celui qui les reçoit mais aussi de celui qui les donne.

     

Les élèves ont aussi évoqué des moments doux sur des fiches qui sont accrochées dans la cour et présentées aux parents

        

 

L’invitation

Pour célébrer la laïcité et présenter le travail des élèves,  l’équipe de l’école a invité les familles à passer le début de la matinée à l’école. Devant leurs parents, les élèves ont jeté les froids piquants dans une grande poubelle pour ne garder que les chaudoudoux qui seront à leur disposition dans les classes.

       

 

Ils ont aussi chanté « Un  baiser » devant leurs parents attendris. De nombreuses familles ont pu se libérer pour assister à ce spectacle. Les parents étaient aussi curieux de voir le petit texte de  leur enfant accroché dans la cour.

Une maman a  accepté de s’attarder : « cette école est formidable. La mixité sociale est une richesse. Les enseignants sont très impliqués et les enfants sont heureux. Le travail fait avec les élèves est riche. Et puis ils apprennent vraiment à vivre ensemble avec les différences ».

                

Sommaire : (copie 1)

Citoyenneté et éco-responsabilité : la « table à troc » du Collège Max Jacob

Le restaurant scolaire est spacieux. Les premiers élèves entrent dans le calme. Ils remarquent et apprécient la nouvelle décoration de l’entrée. Le menu est affiché dans une vitrine ancienne. On entre bien dans un restaurant, pas dans une cantine. De grandes plantes vertes naturelles complètent le décor. Après avoir choisi leur repas, les collégiens choisissent leur place et s’installent. Ils sont incités à ne prendre que ce qu’ils pensent vraiment manger. Toutefois, s’ils ont eu ‘les yeux plus gros que le ventre’, ils peuvent déposer ce qu’il n’ont pas touché sur la table à troc. Ainsi, d’autres élèves pourront compléter leur repas s’ils ont encore un petit creux. Selon Cyrille Roger, principal du collège et Véronique Morgant son adjointe : « un temps de repas agréable participe à l’amélioration du climat scolaire qui est notre objectif ».

 

            

Monsieur Roger et Madame Morgant apportent la touche finale avant l’entrée des élèves au restaurant

Cette lutte contre le gaspillage  est un des éléments de l’engagement citoyen du collège. En  cuisine, le ‘fait maison’ est privilégié. Les baguettes sont achetées à la  boulangerie et le fromage à la coupe permet de limiter les déchets. Au collège, on utilise aussi moins de papier. Un parc à vélos est à la disposition des élèves. Des moutons tondent  le gazon et les poules mangent les déchets consommables avant de pondre des œufs qui seront vendus pour …acheter leur grain.

Que pensent les élèves du restaurant scolaire et plus largement de leur vie au collège ?

Pour un groupe d’élèves de sixième et cinquième : « C’est mieux que la cantine. La nourriture est bonne et on a le choix. La table à troc, c’est bien parce qu’on évite le gaspillage. Si on ne mange pas quelque chose, il ne faut pas le lécher ou le toucher. On peut se parler tranquillement et choisir sa place pour être avec ses amis. Et puis, il a de l’espace, et même des repas spécialisés comme le menu toulousain. C’est joli et bien décoré en plus. Il y a d’autres choses qui sont faites aussi. Le Père Noël Vert par exemple. On donne nos anciens jouets et ça permet aux enfants qui n’en ont pas  de passer un Noël heureux. Pareil avec les Restos du cœur. Dans le collège, on fait aussi des choses pour l’environnement. Il y a plus de poubelles dans la cour et on fait le tri sélectif. On va aussi faire une sortie pour ramasser des déchets. Quand on a des trous dans l’emploi du temps, on va en étude ou au CDI. Pendant l’heure du déjeuner, on peut faire des activités comme la Chorale ou les Lego. Bientôt, il y aura un club de HIP HOP.  Un élève de cinquième ajoute : « Et puis dans notre collège, on prend le harcèlement très à cœur ».

                   

Côme, Matthieu et Lucas sont en quatrième : « C’est meilleur que dans les cantines. Monsieur Roger privilégie le BIO, alors en plus c’est bon pour la santé. La table à troc c’est super ! On peut même retrouver des desserts qui ne sont plus disponibles au self. C’est bien aussi parce qu’on peut manger avec des copains qui ne sont pas dans la même classe. Dans ce collège, on a de bons horaires, on ne commence pas tous les jours à la même heure et on a des bons profs ».

               

Quatre élèves de quatrième et de troisième expriment aussi leur satisfaction : « Le restaurant scolaire c’est mieux que la cantine. On se sert nous-mêmes, on ne nous force pas à manger et on a plus de responsabilités. La table à troc c’est super. Pas de gaspillage et en plus on peut aller se servir. On peut manger avec ses amis du primaire même si on n’est pas dans la même  classe. Et puis ça se passe bien avec les surveillants. Ils font attention à nous et ils sont cools ».

Les élèves se disent heureux  dans leur établissement. Ils se sentent   associés à l’engagement du collège. Cet engagement  leur est familier car, sur leur carnet du collégien, il est écrit : « Humanité et Biodiversité, ensemble protégeons le vivant ».