Annexes

Politique académique des langues vivantes étrangères et de l'ouverture internationale

Dans la continuité de son projet académique, l’académie d’Orléans-Tours se dote d’une politique des langues vivantes étrangères et d’ouverture internationale qui, en contribuant à dynamiser tout particulièrement les territoires les plus défavorisés (ruralité, éducation prioritaire), doit agir comme levier pour répondre aux exigences de réussite et de bien-être des élèves, d’ambition scolaire et d’égalité des chances.

1. Diversité linguistique

Constat : 100% des élèves de l’académie apprennent l’anglais. La LVB (seconde langue) majoritairement choisie par les familles est l’espagnol, qui réunit des effectifs par classe très importants quand les autres LVB (allemand, arabe, chinois, italien, japonais, portugais, russe, turc) peinent souvent à assoir leur pérennité.

Objectif : assurer la diversité de l’offre d’enseignement des langues vivantes étrangères sur tout le territoire académique.

Les actions qui seront menées :

  1. Accompagner les établissements qui proposent l’enseignement de langues de moindre diffusion, notamment grâce au dispositif expérimental « choix de la LVB en 5ème ».
  2. Soumettre l’évolution de la carte des langues à la validation de monsieur le Recteur, après recensement des propositions des établissements par une campagne annuelle auprès des établissements ; présenter ces évolutions lors de la commission académique sur l’enseignement des langues vivantes étrangères (CALVE).
  3. Si les établissements témoignent d’un engagement particulier en faveur de la diversité linguistique, ajuster la dotation au cas par cas pour répondre ponctuellement aux besoins.

Indicateurs

Pourcentage d’élèves apprenant une langue vivante étrangère autre qu’anglais et espagnol
Nombre d’établissements engagés dans l’expérimentation « choix de la LVB en 5ème »

2. Continuité des parcours

Constat : l’apprentissage d’une langue vivante étrangère commencée au collège doit pouvoir être poursuivi quelle que soit l’orientation de l’élève en lycée général, technologique ou professionnel. Or les LVB dites « de moindres diffusion » ne sont pas toujours proposées dans les lycées professionnels, contraignant les élèves à en changer et, ainsi, à les mettre en difficulté, voire dissuadant les familles de choisir une LVE (langue vivante étrangère) à moindre diffusion à l’entrée en 5ème. Par ailleurs, la cartographie des dispositifs renforcés en langues étrangères doit permettre de garantir la continuité de ces parcours tout au long de la scolarité des élèves.

Objectif : garantir la continuité des parcours linguistiques entre école, collège, lycée général et technologique et lycée professionnel.

Les actions qui seront menées :

  1. Proposer des compléments de service en lycée professionnel aux professeurs des lycées et collèges quand la situation géographique le permet ou des mutualisations entre établissements situés à proximité les uns des autres.
  2. Pour les langues dites « de moindre diffusion », proposer aux élèves d’un même secteur un accompagnement sous forme hybride par un professeur formé à cette fin.

Indicateurs

Pourcentage d’élèves de LP (lycée professionnel) suivant un cours de LVE (langue vivante étrangère) par le biais du CNED (Centre national de formation à distance)
Pourcentage de PLC (professeurs des lycées et collèges) effectuant un complément de service en LP (lycée professionnel) ou en SE

3. Ouverture internationale

Constat : l’académie d’Orléans-Tours est un territoire enclavé ne disposant pas de façade maritime. Avant la pandémie, 28 000 élèves (sur 205 000) du second degré bénéficiaient d’une mobilité à l’étranger. Celle-ci était très majoritairement organisée par des professeurs d’anglais, d’espagnol, d’allemand et d’italien. Le but est de découvrir, durant une semaine, un pays à travers des visites culturelles et un éventuel accueil en famille.

Par ailleurs, 350 élèves (sur 27 000) de lycées professionnels réalisaient une période de formation en milieu professionnel à l’étranger.

L’académie peut s’appuyer aujourd’hui sur le programme Erasmus+ de 3,5 millions d’euro pour financer environ 4 000 mobilités d’élèves et de personnels. Ce budget vient compléter les mobilités classiques organisées par les établissements scolaires.

Objectifs :

  • augmenter les mobilités en ciblant les établissements les plus éloignés de l’international,
  • jumeler 100 % des établissements de l’académie, notamment au travers de projets eTwinning,
  • développer, pour les personnels, des immersions dans des établissements scolaires étrangers et développer les compétences en langues.

Les actions qui seront menées :

  1. Établir une cartographie des mobilités pour s’assurer que les actions touchent l’ensemble du territoire.
  2. Développer les partenariats inter-établissements au travers des partenariats entre l’académie et des régions européennes.
  3. Offrir un accompagnement par la DAREIC (délégués académiques aux relations européennes et internationales et à la coopération) à la recherche de partenaires.
  4. Identifier des partenaires hors Allemagne, Espagne, Irlande, Italie.
  5. Augmenter les mobilités européennes dans le cadre des PFMP (période de formation en milieu professionnel) des élèves de la voie professionnelle.
  6. Développer les partenariats avec des pays non anglophones mais dont la langue d’échanges serait l’anglais.

Indicateurs

Pourcentage d’établissements disposant d’un partenariat actif avec un établissement étranger

Nombre d’élèves ayant effectué une mobilité internationale (individuelle ou collective)
Carte de la diversité des partenariats

4. Parcours renforcés en langues vivantes étrangères

Constat : l'académie compte 1 section Esabac (binationale français / italien), 2 sections Abibac (binationales français / allemand), 3 sections Bachibac (binationale français / espagnol), 3 sections internationales britanniques en collège, 2 sections internationales en lycée (britannique et américaine) et 2 BFI (britannique et américain).

On compte environ 150 sections européennes ou DNL (certification discipline non linguistique), hors SELO (sections européennes ou de langues orientales - tous les lycées généraux et technologiques en sont pourvus).

En collège, environ 40 sections langues et cultures européennes (LCE) ont ouvert.

Dans le premier degré, le déploiement des écoles EMILE (enseignement d’une matière par l’intégration d’une langue étrangère) est en cours.

Objectif : faire des parcours renforcés en langues vivantes un levier de l’ambition scolaire. 

Les actions qui seront menées :

  1. En 3 ans, multiplier par 3 le nombre de parcours renforcés (EMILE, LCE, DNL, SELO, baccalauréats bi-nationaux, sections internationales, baccalauréat français international).
  2. Assurer, dans l’élaboration de la carte des langues, la continuité inter-degrés des parcours renforcés en langues vivantes.

Indicateurs

Pourcentage d’établissements proposant un parcours renforcé en LVE (dont éducation prioritaire et zones rurales)
Pourcentage d’élèves suivant un parcours renforcé en LVE (avec IPS - Indice de position sociale)
Carte de la continuité des dispositifs renforcés en LVE

5. Formation des personnels

Constat : l’académie doit accompagner l’ensemble des personnels pour pouvoir identifier le vivier de professeurs disposant de compétences en langue vivante étrangère. Les professeurs du premier degré et de disciplines non linguistiques ont régulièrement besoin de réactualiser leurs compétences en langues vivantes. Ils se saisissent encore trop peu de la possibilité dont ils disposent de se former dans des écoles à l’étranger (environ 210 stages réalisés entre septembre 2022 et février 2023).

Par ailleurs, l’offre de réaliser des périodes de formation par des observations de pairs étrangers est mal connue et pas identifiée (environ 45 stages réalisés entre septembre 2022 et février 2023).

Les équipes pédagogiques témoignent de la difficulté de monter un projet en partenariat avec un établissement scolaire étranger : recherche de partenaire, construction d’activités inter-établissements en distanciel, montage du projet, identification des compétences travaillées, construction des tâches collaboratives entre élèves, évaluation.

Objectifs : 

  • permettre à tous les personnels de valoriser et développer leurs compétences en langues étrangères et s’ouvrir à d’autres systèmes éducatifs,
  • se former en langues vivantes étrangères,
  • s’ouvrir à l’international à travers une mobilité (stages d’observation professionnelle, échange poste à poste…),
  • former les personnels à monter des projets d’ouverture internationale.

Les actions qui seront menées :

  1. Inciter tous les professeurs de DNL (certification discipline non linguistique) (env. 150) à participer à une formation à l’étranger sous la forme d’un cours de langues ou d’un stage d’observation professionnelle, au moins une fois tous les deux ans.
  2. Permettre à tous les professeurs des écoles de réaliser une formation en langue étrangère dans un centre de formation à l’étranger.
  3. Permettre à tous les personnels qui le souhaitent de réaliser au moins une fois un stage d’observation professionnelle.
  4. Renforcer la visibilité des actions au plan académique de formation.
  5. Mettre en place un accompagnement pour tous les établissements qui le souhaitent.
  6. Proposer des formations au plan académique de formation pour le montage et le pilotage de projets pédagogiques à l’international.
  7. Réaliser un plan de formation pluri-annuel pour le stage d’observation professionnelle au regard des besoins du territoire en termes de développement de l’ouverture internationale.

Indicateurs

Nombre de personnels (toutes catégories) ayant effectué une mobilité internationale professionnelle
Nombre de professeurs ayant suivi un cours de langue à l’étranger
Nombre de professeurs ayant suivi au moins une action de formation dédiée aux LVE ou à la mobilité internationale

 

Mise à jour : avril 2024