Axe 3 - Construire son avenir

Pour un parcours réussi

Axe 3 - Construire son avenir

Avoir de l’ambition pour un jeune, c’est lui ouvrir et lui permettre d’explorer le champ des possibles, élargir son périmètre afin de se fixer un cap. L’ambition est l’objet d’une construction dialoguée avec le jeune, à l’intersection de son projet personnel, de son environnement et des opportunités du territoire. Cette ambition doit aussi lui permettre de s’affranchir des représentations et stéréotypes qui trop souvent conditionnent les parcours et ferment les horizons.
Construire son avenir, c’est choisir son parcours scolaire et professionnel grâce à des parcours individualisés et diversifiés qui vont de la maternelle à l’enseignement supérieur, en passant par le collège et le lycée et en poursuivant, tout au long de la vie, en formation continue. C’est aussi lui permettre de mieux s’armer pour s’insérer dans un monde en grande évolution et, particulièrement dans notre région, qui a besoin de garder ses talents.

Les actions qui seront menées :

  1. Donner à découvrir les métiers et lutter contre les stéréotypes.
  2. Accompagner, aider les élèves à s’approprier leur parcours de formation.
  3. Sécuriser les parcours aux moments clés de l’orientation.
  4. Impulser une politique ambitieuse vers l’enseignement supérieur.
  5. Renforcer une synergie « école-entreprise ».
  6. Développer la formation tout au long de la vie.
  7. Proposer des parcours adaptés aux besoins nationaux et locaux.

1. Donner à découvrir les métiers et lutter contre les stéréotypes

  • Promouvoir le Parcours avenir : nommer / identifier des référents découverte métiers.
  • Promouvoir la découverte des métiers dès le primaire : travailler l’attractivité des métiers / des secteurs d’activités avec la construction de « fiches métiers ».
  • Organiser le bureau des entreprises au sein des lycées professionnels et lycées polyvalents (LPO) pour une information auprès de tous les publics (scolaires, apprentis et formation continue).
  • Former les équipes pédagogiques au Parcours avenir.
  • Intégrer dans les missions de l’inspecteur référent, le volet « orientation » afin qu’il accompagne ses établissements dans la mise en œuvre des heures dédiées à « l’accompagnement à l’orientation ».
  • Promouvoir les immersions d’enseignants, des premier et second degrés, au sein des milieux professionnel et économique (entreprises, branches professionnelles).
  • Renforcer / décloisonner (entre les voies de formation) les dispositifs d’accompagnement des publics (dispositifs académiques de bilan et de mobilité (DABM)) pour une orientation tout au long de la vie, intégrer cette mission au bureau des entreprises.
  • Lutter contre les stéréotypes en développant des actions d’information sur la mixité par la construction de parcours avec des métiers à découvrir.

Indicateurs

Nombre de référents Parcours Avenir
Pourcentage d’établissements disposant d’un volet orientation du projet d’établissement ou un axe « avenir » dans leur projet d’école
Nombre d’établissements ayant formalisé les heures dédiées à l’orientation
Nombre d’actions de découverte métiers par classe intégrant la lutte contre les stéréotypes
Nombre d’immersions en milieu professionnel à l’attention des enseignants
Établissements labellisés Égalité
Pourcentages de garçons dans les filières tertiaires et pourcentage de filles dans les filières industrielles par rapport à 2023

2. Accompagner, aider les élèves à s’approprier leur parcours de formation

  • Former les équipes éducatives pour un accompagnement des jeunes : posture de l’accompagnant, compétences psycho-sociales / comportementales dans les 1er et 2nd degrés et à s’orienter.
  • Développer les compétences en lien avec les domaines du socle : renforcer l’éducation aux médias et à l’information avec le CLÉMI (dès le cycle 1 de l’école primaire)
  • Organiser la mutualisation de bonnes pratiques.
  • Formaliser les heures dédiées à l’orientation pour mieux communiquer en direction des parents. 
  • Identifier et garder une trace des activités du parcours des jeunes : avec la plateforme Avenir(s) de l'Onisep
  • Favoriser, organiser la co-éducation par la reconnaissance de la place et du rôle des familles : formaliser des temps de formation / information des parents.
  • Travailler un volet sur les aptitudes et les centres d’intérêt de l’enfant au primaire avec les parents, lors de la restitution des résultats des évaluations nationales.
  • Aider l’élève à renseigner et enrichir son curriculum dans son parcours citoyen dès le cycle 2 de l’école élémentaire.
  • Accompagner l’enfant à identifier, à verbaliser lors d’entretiens individuels et collectifs, informels ou inscrits dans l’emploi du temps : ses émotions pour définir ce dont il a besoin et pour les réguler, ses centres d’intérêt, ses facilités, ses questionnements et ses aspirations.
  • Encourager et reconnaître / valoriser au sein des établissements les initiatives personnelles : engagement associatif, citoyen, création d’entreprise…
  • Intégrer l’acquisition de compétences (compétences non techniques dites douces ou soft skills, connaissance de soi, expression écrite et orale professionnalisante) dans les parcours éducatifs et particulièrement le parcours Avenir.

Indicateur

Nombre de formateurs de référent Parcours Avenir

3. Sécuriser les parcours aux moments clés de l’orientation

  • Individualiser la prise en charge de tous les publics : accompagner la diversification des pratiques pédagogiques, des durées de formations et des statuts de formation ; informer et former / professionnaliser tous les acteurs sur les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) et l’inclusion « au fil de l’eau » ; autoriser des stages d’observation dès la 5ème.
  • Diversifier les formations auxquelles accèdent les élèves en situation de handicap ou fragiles : adapter les durées de formation aux aptitudes des jeunes (+1 an), et les modalités pédagogiques.
  • Préparer / anticiper très en amont le parcours des élèves en situation de handicap ou fragiles / empêchés vers l’enseignement supérieur au travers d’approches pro-actives.
  • Adapter les dispositifs de prise en charge des élèves allophones en fonction de leurs besoins : travailler le projet en accompagnant la découverte métiers, renforcer l’apprentissage de la langue et les compétences numériques, monter en puissance sur les dispositifs spécifiques à destination des allophones de plus de 16 ans.
  • Capitaliser sur les dispositifs de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), formaliser les compétences transférables pour la construction de parcours de réussite et d’insertion ; sanctuariser des temps d’appropriation de ces compétences par les équipes.
  • Renforcer les passerelles, notamment ascendantes, les changements de parcours entre les trois voies ou à l’intérieur d’une même voie de formation.
  • Prévenir le décrochage scolaire en lien avec les familles, en valorisant les réorientations et changements de parcours entre les 3 voies.
  • Renforcer la qualité du dialogue avec les familles : promouvoir l’ambition scolaire par une sensibilisation / formation des familles dès le cycle 1 de l’école maternelle.

Indicateurs

Nombre d’approches préventives pour l’accompagnement des publics fragiles (dont allophones, difficultés scolaires…) en voie générale et technologique (GT) et en voie professionnelle
Nombre (ou pourcentage) de diplômés pour les élèves allophones nouvellement arrivés (EANA) et autres publics fragiles en voie professionnelle

4. Impulser une politique ambitieuse vers l’enseignement supérieur

  • Promouvoir les options tout au long de la scolarité dans le secondaire.
  • Fluidifier les parcours de formation et les passerelles entre le scolaire, l’apprentissage et la formation continue.
  • Fluidifier les transitions dans le système de formation :
    • petite enfance / maternelle - grande section / CP - CM2 / 6ème,
    • travailler les échanges collège / lycée & lycée professionnel,
    • bac pro / BTS et voie technologique / IUT, +2-3 / +5,
    • formation initiale / formation continue.
  • Développer et structurer des situations pédagogiques propices aux échanges.
  • Faire de l’accompagnement à l’orientation un réel levier d’égalité des chances : chaque collège intégré à une cordée d’un établissement de l’enseignement supérieur.
  • Développer des cordées spécifiques sur les métiers en tension (santé, industrie…). 

Indicateurs

Nombre de collèges en cordées
Nombre d’élèves encordés
Nombre de dispositifs réunions d’échanges sco-sup (continuum entre scolaire et supérieur)
Nombre de parcours de consolidation

5. Renforcer une synergie « école-entreprise »

  • Structurer les bureaux des entreprises, ouverts sur leur environnement interne et externe, au service de tous les publics.
  • Favoriser la formation des professeurs aux différents champs professionnels en lien avec les entreprises, les branches professionnelles et plus généralement le monde du travail.
  • Ouvrir les établissements aux acteurs du monde professionnel, exemple des contrats des professeurs associés, notamment pour les colorations de diplômes.
  • Impliquer les entreprises, dans une démarche de co-éducation, au développement des compétences transversales et citoyennes des jeunes (savoir-être, engagement...).
  • Accompagner la structuration d’actions et de projets des lycées des métiers avec leur écosystème.
  • Travailler les réseaux de lycées des métiers en tant que « mini-campus » locaux, en lien avec l’économie locale.
  • Finaliser une carte des campus des métiers et des qualifications couvrant les forces économiques majeures régionales et articuler lycées des métiers ou les réseaux de lycées des métiers avec les CMQ, intégrer le Greta aux CMQ pour développer la formation continue à destination des entreprises afin que les CMQ assurent leurs missions.
  • Dynamiser la relation école-entreprise au travers des lycées des métiers, des comités locaux école-entreprise (CLEE) des campus des métiers et des qualifications, favoriser le soutien aux projets scolaires et la mise en œuvre de la découverte des métiers auprès des jeunes, renforcer les relations CLEE / comités de développement de l’emploi (CODEVE).
  • Organiser une sensibilité sectorielle, au-delà des compétences métiers via la mise en œuvre de colorations au sein des formations professionnelles.

Indicateurs

Nombre de labels / colorations
Nombre de parcours CAP-BTS et baccalauréat professionnel-bac +5 sur le territoire
Nombre d’internats
Taux d’augmentation des taux d’orientation / affectation sur les métiers en tension
Augmentation de la durée moyenne d’étude en voie pro : de poursuite d’études bac +2, bac +3, bac +5

6. Développer la formation tout au long de la vie

  • Atténuer les ruptures de statuts de formation : entre parcours scolaire, apprentissage, formation continue.
  • Fluidifier les parcours de formation : des passerelles pour changements de voie ou de spécialités, diversifier les approches pédagogiques formation présentielle / hybride / distancielle, action de formation en situation de travail (AFEST), assouplir les durées de formation en fonction des profils des apprenants (-1 / +1).
  • Individualiser les parcours : assouplir les durées de formation en fonction des capacités et profils des élèves, reconnaître les compétences professionnelles et les combiner à la modularisation des formations et à l’alternance pour une finalisation et une sécurisation des parcours ; développer des modalités pédagogiques adaptées aux contraintes des apprenants.
  • Structurer la  VAE  - dont la VAE inversée - et accompagner les publics : impulser une politique académique de la VAE mise en œuvre par le Greta (dispositifs d’accompagnement des publics et d’ingénierie de formation complémentaire). 
  • Promouvoir les parcours de formation progressifs tout au long de la vie, en valorisant les compétences obtenues par l’hybridation / la diversité des parcours : scolaire, apprentissage, formation continue, VAE, certifications, engagements citoyens.
  • Équilibrer l’offre de formation sur le territoire de bac -3 à bac +3 voire à bac +5.
  • Développer la culture des valeurs et de l’attention pour soi et pour les autres.
  • Pour les publics fragiles, se montrer attentif aux « petits pas » (individualisation des parcours, micro-certification, VAE, modularisation des parcours d’apprentissage, adaptation des approches pédagogiques…).
  • Développer les certifications et micro-certifications, articulées ou non à la VAE : « attestation recteur », open-badges (image numérique qui renferme des informations sur une personne et sert à reconnaître les compétences)...
  • Développer une banque de ressources, pour les approches pédagogiques par projet, de formations distancielles à destination des enseignants et des formateurs.
  • Mettre en place une organisation pédagogique propice à l’individualisation des parcours et à la mixité des publics (scolaires, apprentissage, formation continue) : des emplois du temps non figés, des heures regroupées.
  • Combler les ruptures de parcours de formation, y compris par la mobilisation de titres professionnels, une lisibilité des parcours complets de formation à l’échelle du territoire (bac -3 / +2 voire +5).
  • Développer la modularisation des formations.

Indicateurs

Nombre de « positionnements » et modularisation
Nombre d’accompagnement en validation des acquis de l’expérience (VAE)
Nombre de formations ou filières modularisées
Nombre de formations en partie hybrides

7. Proposer des parcours adaptés aux besoins nationaux et locaux

  • Travailler la coloration des parcours de formation de la voie générale à partir de la carte des options, des langues, des filières.
  • Colorer les formations professionnelles pour une sensibilisation aux secteurs d’activités, spécialiser les formations professionnelles en lien avec les besoins des secteurs (CAP / bac pro +1).
  • Réguler les flux STMG et renforcer la formation STI2D.
  • Communiquer sur l’attractivité des métiers et les parcours de formation, y compris à destination du public de la formation continue.
  • Structurer des modules de préparation / mise à niveau / découverte avant intégration des formations (année 0 ou -1), de spécialisation post bac (+1).
  • Arrimer chaque lycée / formation à au moins un secteur professionnel porté par les CMQ.
  • Travailler les familles de métiers sinon à l’échelle de l’établissement, du moins des bassins (réseaux de lycées des métiers à l’échelle du bassin), pour une découverte progressive des spécialités avent orientation ou apprentissage.
  • Lutter contre les phénomènes d’auto-censure : développer des mobilités articulées aux chantiers-écoles / projets, pour des mobilités (dont internationales) de classes.
  • Renforcer le développement des parcours de formation en lien avec France 2030.

Indicateurs

Nombre d’élèves en STMG
Pourcentage filles / garçons STI2D
Nombre de lycées professionnels « arrimé » à au moins un CMQ
Nombre de dispositifs d’individualisation des formations en voie professionnelle
Nombre de bac +1 créés
Augmentation du nombre d’élèves sur les filières industrielles/numériques
Augmentation du taux de poursuite d’études (bac +2)
Augmentation du taux d’insertion professionnelle en voie technologique tertiaire
Taux d’élèves en insertion pro ayant bénéficié d’un dispositif bac +1

Mise à jour : février 2024