Entre pédagogie et émotion : s’engager comme futur(e) passeur(euse)s de mémoire.
Lors de la première étape du projet en France, le club Erasmus du lycée Remi Belleau a accueilli une délégation du lycée allemand Europaschule d’Oschersleben, du 2 au 5 juin 2025 autour du devoir de mémoire et de la découverte du patrimoine culturel européen.
Le point d’orgue de la mobilité s’est traduit par une journée à Paris pour visiter le Mémorial de la Shoah et se recueillir devant le Mur des Noms. Durant cette journée, le groupe franco-allemand a découvert la galerie des enfants déportés, où sont exposées les photographies poignantes des jeunes victimes de la déportation. La puissance des images a alors suscité une prise de conscience émotive intense, rappelant que derrière les chiffres et les faits historiques, il y a des êtres humains avec des histoires, des rêves et des vies brisées.
L’ensemble la visite a permis aux élèves de mieux comprendre la tragédie de la déportation, de saisir l’ampleur des atrocités commises et d’en mesurer les conséquences humaines et historiques. Ce moment fort renforce leur engagement en tant que futurs passeurs de mémoire, conscients de l’importance de transmettre ces récits afin que de telles horreurs ne se reproduisent jamais.
Rendez-vous en Allemagne pour la suite du projet
En décembre, les élèves français retrouveront leurs correspondants allemands à Oschersleben pour la seconde phase du projet Erasmus+. Au programme : visites pédagogiques à Berlin (Musée Juif), découverte des Stolpersteine à Berlin, Magdebourg et Oschersleben, et visite du camp de concentration de Sachsenhausen à Oranienbourg.
Une nécessité plus que jamais actuelle
Au-delà de l’échange linguistique et culturel, ce projet met en lumière une responsabilité collective essentielle : celle de transmettre la mémoire des événements tragiques du passé.
Anita Pasquet, enseignante en lettre-histoire, et Frédérique André, enseignante d’histoire, sont à la manœuvre de ce projet Erasmus+.
Elles témoignent :
« Aujourd’hui plus que jamais, le travail de mémoire est indispensable. Il permet de comprendre l’histoire, de développer l’esprit critique et de préserver la paix. En donnant un visage aux victimes et en confrontant les jeunes générations à cette réalité, nous contribuons à faire en sorte que de telles atrocités ne se reproduisent jamais. Nous sommes, avec nos élèves, les passeur(euse)s de cette mémoire. »
Mise à jour : septembre 2025


