Projets

À propos de cette page
Naviguer dans la rubrique
Partager

Le monde de l'éducation nationale fourmille d'initiatives et de ressources. La Cardie fait des découvertes au quotidien. Il n'y a pas de recherches, de développements, d'innovation ou d'expérimentation mineures. Quelle qu'en soit la portée, chaque projet constitue une avancée et une inspiration pour chacun.


[PROJET] Du yoga au lycée Jean Zay d’Orléans

Au lycée Jean Zay d’Orléans, Stéphanie Druesne s’est formée via le RYE afin de proposer aux élèves et aux personnels de son établissement des séances de yoga. Les objectifs sont multiples : favoriser le bien-être de tous, accueillir et maitriser ses émotions, préparer les lycéens aux phases d’évaluation, fédérer les équipes. Au départ de l’expérimentation, en 2017, une seconde seulement était concernée. Aujourd’hui, 15 collègues se sont emparés, plus ou moins activement des outils proposés par Stéphanie et mis en ligne via Moodle. En décembre, elle organisait une « Semaine de la décompression ». Les adolescents et les adultes étaient alors réunis lors de chaque pause méridienne pour partager une activité apaisante et constructive. La prochaine étape ? Des heures mensuelles banalisées afin de développer l’action. Sophie Geneveaux, collègue d’Arts appliqués travaille de son côté sur le projet « 100% Cadre de vie » et construit avec les élèves du mobilier de détente. Sous l’impulsion de Mme Evelyne Richard, proviseure du lycée, le bonheur d’apprendre et de vivre ensemble a de beaux jours devant lui.

La Cardie soutient cette action et peut vous mettre en relation avec la porteuse de projet si vous souhaitez à votre tour, œuvrer au sein de votre EPLE au service des mêmes ambitions.


[PROJET] Une bulle multi-sensorielle…

Jérémy Santos est un jeune professeur des écoles dévoué et créatif. Il y a quelques années, il obtient un poste fixe à l’école de La Loupe, dans la circonscription de Nogent-le-Rotrou pilotée par Madame l’Inspectrice d’Académie Valérie Bonnin. Il est chargé d’accompagner les moins de trois ans et découvre alors une réalité inquiétante : la plupart des enfants semble ne pas exploiter les temps de relative liberté, d’autonomie. L’exposition massive aux écrans est, pour lui, l’un des facteurs déclencheurs de ce phénomène. Ils sont en attente, dans une posture de « consommateurs » et peinent à se positionner en acteurs de leurs apprentissages. Jérémy Santos , qui considère que ces moments sont fondamentaux dans la construction de leur imaginaire, dans le développement des démarches d’exploration, de découverte, cherche alors des pistes pour pallier ces carences et contribuer au bien-être des tout-petits. Au hasard de ses lectures, son attention est attirée par les espaces Snoezelen. C’est sur le site d’un EPHAD puis d’une crèche que sont présentés les bienfaits de ce type d’aménagement. Il fait alors le pari que ses élèves pourraient retirer une immense plus-value de ce dispositif et amorce son parcours du combattant pour mettre en œuvre ce fabuleux projet !

Il le reconnait lui-même, « tout avait pourtant bien commencé ». En réalité, il lui a fallu deux ans et demie pour voir le bout du tunnel et profiter de ses installations innovantes. Les freins et obstacles ont été nombreux : accord tardif du conseil municipal, problèmes de trésorerie, de carte bancaire pour régler les fournisseurs, normes de sécurité paralysantes, mauvaise nomenclature sur le cadastre…

Mais cela valait la peine ! Le partenariat avec les collectivités locales est désormais solide et très actif. Et surtout, les enfants bénéficient de moments de relaxation onirique, s’épanouissent au sein d’un cocon qui atténue les souffrances liées à la séparation, renforcent leur confiance vis-à-vis des adultes. Ils apprennent les couleurs grâce à la chromothérapie, vont et viennent du sensoriel vers l’abstrait, découvrent les aurores boréales, développent le langage grâce à des contes visuels et sonores remplis de Poésie… Pour Jérémy Santos , c’est l’occasion de s’occuper des enfants en groupes réduits, d’approfondir les stratégies inspirées des intelligences multiples, de favoriser la réussite pour tous.

« C’est une bulle d’expression libre, sans pression, qui leur donne le goût du rêve et de l’errance tout en favorisant les apprentissages de la maternelle. »

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette expérimentation, contactez-nous !


[PROJET] Apprendre à mieux vivre ensemble

Il était une fois, dans une petite ville d’Indre-et-Loire, toute une communauté désireuse de modifier en profondeur les relations au sein de l’École afin d’offrir aux enfants et aux personnels une qualité de vie meilleure…

Cela ressemble à un conte de fée, à une charmante utopie… Et pourtant, ils l’ont fait ! Depuis 2016, quatre écoles de Monts associées au collège du Val de l’Indre, repensent la communication et les clés du bien-être en milieu scolaire avec le soutien du maire, Laurent Richard et des parents d’élèves (FCPE et groupe autonome). Cette révolution systémique initiée et développée par Laure Poucet, infirmière scolaire - activement épaulée par ses collègues et sa direction - nait d’un constat inquiétant : les élèves du collège portent en eux des problématiques (relationnelles, émotionnelles) qui les freinent dans leur épanouissement et leur réussite et, plutôt que de se contenter de panser plus ou moins habilement ces plaies, les équipes décident qu’il est grand temps de s’interroger sur leur origine et d’éviter qu’elles n’apparaissent. Ainsi, collectivités locales, personnels de l'éducation nationale et parents se réunissent autour d’une table et se demandent ce qu’ils peuvent faire pour mieux réparer, accompagner et prévenir.

Une enquête sur le harcèlement scolaire menée par un étudiant en médecine auprès des élèves du bassin et de leurs familles met en lumière une donnée déterminante : beaucoup des problèmes des collégiens sont nés à l’école élémentaire voire maternelle et ils les traînent d’une année à l’autre comme de lourds fardeaux, invisibles mais destructeurs. La cause principale de ces souffrances ? Une mauvaise communication et coordination entre les adultes ! Ils décident donc de se réunir pour échanger entre eux et créer des projets communs.

Depuis, plusieurs actions ont été mises en œuvre : participation des parents aux activités en classe et lors des temps périscolaires, communication quotidienne et approfondie entre enseignants, animateurs et familles, ateliers de développement des compétences psychosociales à destination des enfants, conférences sur la parentalité positive organisée par et pour les familles, accompagnement des personnels et formations sur la bienveillance, la communication non violente… Et la liste est encore longue.

La Cardie a eu l’immense plaisir de participer cette année à une journée de formation à destination de tous les enseignants de l’école Pierre et Marie Curie pilotée par Sylvie Delafont (IEN de la circonscription de Saint-Avertin), Valérie Vigouroux (CP et FF-IEN), Claire Berry (psy-EN) et Laure Poucet.

Grâce à des éclairages scientifiques et des mises en situation ludiques, ces professeurs ont pu aller encore plus loin dans le développement de leurs pratiques professionnelles et de leur mode de communication au travail.

Un partenariat avec la recherche a été mis en place. Le projet ACEB (approche cognitivo-émotionnelle du bullying) de l’université d’Angers collabore avec les établissements de Monts.

Si vous souhaitez vous inspirer de cette action innovante, n’hésitez pas à nous écrire afin que nous puissions vous mettre en lien avec les porteurs de projet.

 

Remonter

[PROJET] Citoyens d'aujourd'hui et de demain

Au collège Georges-Brassens d’Esvres en Indre-et-Loire, les enseignants et l’ensemble des personnels considèrent les élèves comme des citoyens et le collège comme un maillon actif de la société. Ainsi, depuis septembre 2017, sous l’impulsion de M. Allain, principal, la citoyenneté est devenue une valeur fondamentale du projet d’établissement et les actions destinées à la faire vivre et grandir se multiplient.

Le leitmotiv de ces innovations est la solidarité, la conscience citoyenne : les élèves participent à des collectes pour les Restos du cœur, collaborent avec les associations locales de protection de l’environnement, gèrent des ruches, un projet de lombricompostage…

Par exemple, un patio vitré a été transformé en rucher pédagogique : en collaboration avec un apiculteur enseignant à l’université, les élèves sont sensibilisés aux questions d’environnement et sensibilisent à leur tour les agriculteurs de leur région !

Les élèves sont acteurs de leur scolarité et des avancées de la communauté tout entière. Les professeurs ne comptent pas leurs heures et s’investissent énormément afin de créer un espace d’apprentissage et d’épanouissement satisfaisant pour tous.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de cet établissement innovant ou rentrer en contact avec eux, n’hésitez pas à nous écrire.

Lire plus...
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/esvres/au-college-georges-brassens-des-eleves-qui-s-engagent


[PROJET] Des conseils coopératifs pour donner la parole aux élèves et faire de la classe un véritable espace démocratique…

« Un outil de transformation sociale » : ce sont les mots employés par Damien Fortier, enseignant au collège Pierre de Ronsard à Tours en Ulis et Segpa, pour désigner le conseil coopératif et en traduire sa portée.

Ce professeur des écoles passionné a expérimenté le conseil coopératif avec ses élèves d’une école de Rep pendant dix ans. Il était donc tout naturel qu’il transpose le concept dans le secondaire. Cela fait maintenant trois ans que ses élèves profitent de cette organisation atypique et, déjà, c’est tout un établissement qui en observe les bénéfices : des collégiens plus responsables, plus autonomes, plus respectueux des règles et une relation de confiance solide entre élèves et enseignants. Les collègues adhèrent progressivement au projet pour diverses raisons (soucis de discipline, de cohésion dans le groupe ou volonté d’explorer d’autres voies, plus en adéquation avec leur philosophie). Aujourd’hui, le conseil coopératif se diffuse bien au-delà des murs de l’établissement… La preuve !

Prochaine étape : des réunions entre psychologues et professeurs pour analyser les pratiques, les faire évoluer, et libérer la parole des enseignants, parfois déstabilisés par l’introspection qu’implique cette démarche. Le conseil coop’ bouleverse les préjugés, les postures acquises de facto et nous conduit à une remise en question saine et constructive mais pas toujours confortable !

La Cardie soutient ce projet.
Nous pensons que l’École peut s’appuyer sur une collaboration prudente et équilibrée entre pédagogie, psychologie et neurosciences cognitives et affectives et sociales.

Nous vous laissons découvrir le travail accompli par Damien Fortier :

>> diaporama conseil coopératif

et vous encourageons à entrer en contact avec la Cardie pour toute demande d’information supplémentaire. Nous pourrons également vous mettre en lien avec lui ou d’autres collègues qui expérimentent les conseils coopératifs.

 

Remonter

[PROJET] Sortons et battons les sentiers !

Et si la forêt devenait une salle de classe ? Si la nature fournissait aux élèves jeux et objets d’étude ? Si l’on réinventait l’école de nos tout-petits, à l’air libre ?

Petit retour en arrière… C’est au Danemark que les classes en extérieur sont nées, tout simplement parce que les bâtiments manquaient. Il s’agit donc d’une expérimentation « accidentelle » qui s’est avérée remarquable sur le plan pédagogique. Depuis, 20% des classes maternelles danoises sont implantées dans la forêt !

Bonne nouvelle, il sera inutile d’aller si loin pour découvrir l’une d’entre elles ! À l’école Paul Langevin de Saint-Jean-de-Braye, Marie Desbrée a fait le pari de laisser régulièrement sa salle de classe et d’envisager l’écosystème de l’île de la Bionne comme une source inépuisable de savoirs et d’activités.

Profitez de l’air pur en découvrant son travail :

>> Apprendre à l’air libre

puis écoutez les enfants !

Et, pour les plus curieux…

>> Crèches et jardins d’enfants en forêt

 

Remonter