Réforme du lycée

Le nouveau baccalauréat général et technologique

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La réforme du baccalauréat permettra à chaque élève de préparer son diplôme en le personnalisant en cohérence avec la construction progressive de son projet d’orientation et d’études supérieures. Dès la rentrée 2019, les lycéens bénéficieront de plus de choix et d’un meilleur accompagnement pour leur réussite et leur orientation.

L'entrée en lycée général et technologique

La réforme du lycée général, qui aboutira à un baccalauréat rénové en 2021, concerne les élèves de seconde dès la rentrée 2019.
Le principe de disparition des séries (L, ES, S), au profit d’un enseignement de tronc commun, pour tous, auquel s’ajouteront des enseignements de spécialité choisis par les élèves en fonction de leurs goûts et de leurs perspectives de poursuites d’études supérieures, conduit à des modifications du processus d’affectation au lycée.

Le nouveau baccalauréat, qu'est-ce que c'est ?

  • Une classe de seconde commune à tous les élèves. Elle reste indifférenciée.
  • De nouveaux programmes de seconde et de première qui préparent mieux la réussite des lycéens.
  • 16 heures d’enseignements communs au bénéfice de tous les lycéens de première et de terminale :
    • français en première et philosophie en terminale,
    • histoire-géographie,
    • deux langues vivantes,
    • enseignement moral et civique,
    • éducation physique et sportive
    • enseignement scientifique.
  •  Un parcours plus personnalisé avec 3 spécialités de 4h en première puis 2 spécialités de 6h en terminale, qui offre à chaque lycéen dès la classe de première plus de liberté pour les élèves, guidés par le goût, les centres d’intérêts, les projets d’études supérieures. La réforme du lycée d’enseignement général permet aux élèves de bénéficier d’un éventail d’enseignements beaucoup plus important que précédemment.
  • 7 spécialités implantées dans les établissements qui préparaient aux trois séries L, ES et S :
    • mathématiques,
    • physique-chimie,
    • sciences et vie de la terre,
    • sciences économiques et sociales,
    • langue, littérature et cultures étrangères,
    • humanités, littérature et philosophie,
    • histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques.
  • 4 spécialités plus spécifiques, qui peuvent s’ajouter aux 7 précédentes :
    • langues et culture de l’antiquité,
    • numérique et sciences informatiques,
    • arts,
    • sciences de l’ingénieur.

Carte des enseignements de spécialité

La carte des enseignements de spécialité des lycées publics et des lycées privés sous contrat a été préparée dès le mois de septembre dans un dialogue entre le rectorat et chaque établissement. Des réunions se sont tenues dans chaque département afin d’avoir une répartition harmonieuse de la carte des spécialités sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des caractéristiques existantes des lycées et des ressources humaines.

>> consulter la carte des enseignements de spécialité par département

Le processus d'affectation

L’affectation favorise l’expression de voeux par les familles tout en respectant les secteurs géographiques, pour offrir le plus large choix d’enseignements de spécialité aux élèves, le plus près possible de leur lieu de vie.

  • Affectation sur le secteur : l’affectation sur le secteur géographique lié au domicile est la règle.
  • Affectation multi-secteur : le secteur peut comprendre plusieurs lycées dans les zones urbaines. Les familles doivent dans ce cas classer, selon un ordre préférentiel, tous les lycées proposés. Le secteur géographique du domicile reste prépondérant.
  • Affectation sur le secteur départemental : concerne certains lycées dans une visée de préparation des baccalauréats technologiques.
  • Affectation sur le secteur élargi : la possibilité est offerte aux familles de solliciter une admission dans un lycée hors secteur ou du multi-secteur dans les situations suivantes :
    • le choix des options arts (arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique et théâtre) dès lors que le lycée demandé propose la continuité en enseignement de spécialité en première et que le lycée de secteur ou de multi-secteur ne le propose pas,
    • le choix de création et culture design qui destine à la série technologique STD2A,
    • lorsque des élèves choisissent une seconde spécifique science et technologies de l’hôtellerie et de la restauration,
    • pour la continuité pédagogique d’un enseignement de langue vivante ou de langues anciennes quand il n’est pas proposé dans le lycée de secteur.

Les mesures classiques d’assouplissement de la carte scolaire sont maintenues et permettent des dérogations formulées par les familles accordées selon les critères nationaux (situation de handicap, situation médicale, bourse, fratrie, habitation en limite de zone de desserte et prise en compte exceptionnelle d’activité périscolaire à proximité de l’établissement).
Les modalités d’affectation concernant les sections particulières, comme les sections binationales ou les sections sportives seront communiquées par les établissements d’origine.

L’affectation prend en compte le rang du voeu, les capacités d’accueil et un barème qui repose sur :

  1. le domicile de la famille
  2. le statut de boursier
  3. l’évaluation des compétences du LSU

Une réforme avec des enjeux territoriaux d'équité

Un territoire équilibré
Le déploiement de la carte des enseignements de spécialité (3 en 1ère, 2 en terminale) est un enjeu majeur de la réforme du lycée, puisque ces spécialités vont être choisies par les élèves et s’ajouter à l’ossature des 16 heures d’enseignement communs. L’académie a opté pour une répartition harmonieuse de l’offre des spécialités en accord avec les territoires pour présenter le plus large éventail de choix.

L’académie ouvre des secondes dans les lycées de proximité pour diminuer la pression sur les lycées des grandes villes, soit 18 ouvertures de classes de seconde pour 13 fermetures au total dans l’académie.

Une équité dans les moyens offerts à chacun quels que soient ses choix d’étude
La disparition des filières offre une plus grande équité pour chaque élève en termes d’heures d’enseignement réparties entre tous les élèves. (En 1ère ES, le nombre d’heures attribué correspondait à 34,5, en 1ère L 33,5, en 1ère S SVT 35,5, en 1ère S SI 39,5). Avec la réforme 36 heures sont attribuées pour chaque classe d’enseignement de 1ère. Ces heures comprennent les heures d’enseignement et la part d’autonomie de l’établissement. La part d’autonomie est connue de tous et est inscrite dans les textes réglementaires.

Une équité entre des lycées avec des caractéristiques différentes
Les lycées ne présentent pas les mêmes caractéristiques sociales et d’isolement. L’académie a décidé d’en tenir compte dans l’attribution des moyens. Ainsi les moyens sont colorés en fonction de deux critères ; l’isolement et l’indice de position sociale.

Un accompagnement humain
Consciente des enjeux humains, l'académie a réinjecté exceptionnellement des moyens (+5%) à hauteur de 700 heures pour accompagner les établissements qui subissaient des changements importants.