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L'innovation dépasse les frontières de notre entité nationale. La différence culturelle amène des pratiques, des approches pédagogiques qui nous paraissent bien souvent très novatrices et inspirantes.


[INTERNATIONAL] Et si l’école devenait une « communauté d’apprentissage »…

Tout enseignant, tout parent, tout éducateur a déjà été confronté à des questions très dérangeantes : suis-je en train d’éduquer ou de soumettre, de transmettre ou de « gaver », de guider ou de dominer ?

Et cela est bien naturel dans une société qui hésite sans cesse entre une volonté de préservation - plus ou moins assumée - de valeurs rigoristes voire autoritaristes et un attachement sincère et profondément ancré à un esprit lumineux, avide de liberté et de confiance. Cela est d’autant plus vrai au sein d’un système scolaire souvent perçu comme replié sur lui-même, qui véhicule une image de Léviathan, trop peu conscient encore – malgré des progrès déjà visibles dans le domaine de la coéducation par exemple - des vertus du dialogue et de l’échange.

Le Canada, les pays scandinaves, ne sont pas les seuls à montrer la voie : l’Amérique latine, l’Espagne, le Portugal, influencés par la pédagogie des opprimés de Paolo Freire, lui-même inspirateur de Célestin Freinet, transforment progressivement leurs écoles en « communautés d’apprentissage ».

Ainsi, Freire écrit que « personne n’éduque autrui, [que] personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble, par l’intermédiaire du monde. » (Pédagogie des opprimés, Paolo Freire, 1970).

Allons jeter un œil à ce qui pourrait, a priori, ressembler à un fantasme quelque peu naïf…

Les communautés d’apprentissages sont un projet éducatif qui se développe dans différentes écoles espagnoles avec des résultats positifs. En 1996, dans une école primaire de Portugalete, une ville proche de Bilbao, nait la première communauté d’apprentissage. Depuis, de nombreux établissements scolaires suivent ce modèle. L’école et son environnement (familles, collectivités, entreprises, associations) avancent main dans la main dans « un processus éducatif global, participatif et durable » (Éducation dialogique : les écoles espagnoles d’aujourd’hui, Marta Soler-Gallart, professeure à l’université de Barcelone [Traduit de l’espagnol]). Le projet se développe en différentes phases et l’une des premières et la plus importante s’appelle « Le rêve » un moment durant lequel tous les membres de l’établissement (enfants, professeurs, familles, etc.) donnent leur version rêvée de ce que pourrait être l’École […] cette étape permet de construire des projets communs. […] L’implication des parents dans les activités d’alphabétisation, dans le fonctionnement de la cantine, dans les conseils d’enseignement, signifie surmonter les préjugés et se concentrer sur l’apprentissage pour toutes et tous. […] Dans une classe, on peut voir cinq adultes travaillant avec les groupes. Ils sont des parents, des grands-parents, des étudiants, des professeurs à la retraite, des agents territoriaux, etc. qui offrent leur soutien et accélèrent les processus d’apprentissage interactifs des enfants. Les plus à l’aise d’entre eux pourront à leur tour aider leurs camarades, renforçant ainsi leurs propres compétences et savoirs. De cette manière, la solidarité et la collaboration deviennent des principes fondamentaux inhérents à toute démarche éducative. ».

L’épanouissement, le plaisir, sont la clé de la réussite de tous. Dans de nombreuses enquêtes sur le bien-être au travail, c’est la qualité des relations humaines et la confiance mutuelle qui apparaissent comme le premier facteur de bonheur, loin devant la rémunération ou l’avancement de carrière. Considérons que les enfants n’échappent pas à cette règle et ouvrons nos portes et nos pratiques…

 

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[INTERNATIONAL] École ouverte au plus près du Soleil…

Takaharu Tezuka, architecte japonais, a créé une école à Tokyo qui nous laisse rêveurs…

Ouverte est le mot : cette école est ouverte sur la cour, les classes sont ouvertes puisqu’aucun mur ne les sépare, la cour n’est pas non plus entourée de barrière mais tourne autour d’un grand arbre et permet un déplacement infini des enfants, les élèves peuvent circuler d’un espace à l’autre en fonction de leurs besoins.

Ouverte, décidément : son esprit est ouvert et envisage les tout-petits comme des êtres que l’on guide mais que l’on ne peut pas contrôler, sur qui l’on veille mais que l’on ne peut pas enfermer. L’enfant va apprendre à faire des choix, à se relever d’une chute, à trouver sa façon d’avancer et de progresser. Et, par-dessus tout, il va être heureux !

>> Découvrez cette école dont certains collègues de l’académie s’inspirent déjà…

 

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