Coup de projecteur sur...

À propos de cette page
Naviguer dans la rubrique
Partager

Le monde de l'éducation nationale fourmille d'initiatives et de ressources. L'innovation est vivante et s'exprime même. Au fil des découvertes, des publications et des témoignages, afin de permettre à tous d'en prendre conscience et de papillonner à la quête de l'idée inspirante, nous vous proposons ici régulièrement quelques coups de projecteurs choisis par la Cardie.


[HUMEUR] Innovants ? Nous ? Pas du tout !

Connaissez-vous un professeur dont vous estimez le travail qui dit souvent ne pas être un exemple pour ses pairs ? Une collègue dynamique et investie qui est sûre de n’être pas à la hauteur dans les activités qu’elle propose à ses élèves ? Une équipe pédagogique soudée et ambitieuse qui pense ne rien apporter d’extraordinaire à son établissement ?

Entendez-vous certains observateurs chanter les louanges des avancées nordiques ou américaines en matière d’éducation sans jamais citer d’expérimentations hexagonales ?

Combien de fois avez-vous pensé « oui » en lisant ce paragraphe ? Effrayant, n’est-ce pas ?

Le paysage des expérimentations didactico-pédagogiques françaises serait donc si hostile, si aride, si désertique ? Naturellement, non !
Mais pourquoi avons-nous tant de mal à être fiers de ce que nous créons, produisons, inventons ?

Car là peut-être se trouve une des clés pour comprendre l’origine du Mal : une modestie chronique, une humilité fermement ancrée, un manque de confiance qui, s’il ne nous empêche pas d’œuvrer activement au quotidien, nous interdit d’estimer suffisamment ce que l’on expérimente pour oser le diffuser.

Oui, nous innovons ! Chaque jour, dans chaque école, chaque collège, chaque lycée, nous innovons. Dans toutes les cours, les bureaux, les salles des profs’, des graines d’innovations germent et croissent.

D’accord. Mais, ça veut dire quoi, exactement, innover ?
Innover, ce n’est pas créer un dispositif inédit, jamais vu et absolument révolutionnaire !

Nous avons consulté notre dictionnaire de référence en ligne et pris une minute pour analyser les différentes définitions du verbe « innover », histoire de donner un peu de profondeur et de crédibilité à notre démonstration…

L’étymologie nous donne le « la » : innover est emprunté au bas latin innovare, « renouveler ». Il ne s’agit pas de créer un concept entièrement nouveau mais, comme on l’entend dans l’acception actuelle du mot, d’ « introduire du neuf dans quelque chose qui a un caractère bien établi ». Chaque action qui modifiera sensiblement vos pratiques habituelles sera innovante. Chaque questionnement consacré à une modification des stratégies d’enseignement est en soi une innovation.

C’est donc ça, innover ? Oui ! Et cette définition fait du bien, nourrit notre confiance et donnerait presque envie d’être optimiste !
Ce que la Cardie se propose de vous prouver, chaque jour, dans chaque billet, chaque courrier, chaque échange, c’est que nous innovons, nous expérimentons.

Comment ? En diffusant tous les projets de l’académie qui apportent aux élèves et à leurs concepteurs des plus-values indéniables sur le terrain, au quotidien. Ces projets ce sont vos projets, toutes les initiatives que vous prenez pour que nos élèves soient heureux et réussissent.

Dernier point - et non des moindres - avant de vous dire à bientôt…
Comme pour l’Environnement, le Climat social ou la Culture, chaque petite action contribue à la construction de l’élan collectif. La moindre pierre de cet ambitieux édifice devient immédiatement précieuse voire indispensable.

« Innovants ? Nous ? Évidemment ! Alors partageons ! ».


[PROJET] Des conseils coopératifs pour donner la parole aux élèves et faire de la classe un véritable espace démocratique…

« Un outil de transformation sociale » : ce sont les mots employés par Damien Fortier, enseignant au collège Pierre de Ronsard à Tours en Ulis et Segpa, pour désigner le conseil coopératif et en traduire sa portée.

Ce professeur des écoles passionné a expérimenté le conseil coopératif avec ses élèves d’une école de Rep pendant dix ans. Il était donc tout naturel qu’il transpose le concept dans le secondaire. Cela fait maintenant trois ans que ses élèves profitent de cette organisation atypique et, déjà, c’est tout un établissement qui en observe les bénéfices : des collégiens plus responsables, plus autonomes, plus respectueux des règles et une relation de confiance solide entre élèves et enseignants. Les collègues adhèrent progressivement au projet pour diverses raisons (soucis de discipline, de cohésion dans le groupe ou volonté d’explorer d’autres voies, plus en adéquation avec leur philosophie). Aujourd’hui, le conseil coopératif se diffuse bien au-delà des murs de l’établissement… La preuve !

Prochaine étape : des réunions entre psychologues et professeurs pour analyser les pratiques,  les faire évoluer, et libérer la parole des enseignants, parfois déstabilisés par l’introspection qu’implique cette démarche. Le conseil coop’ bouleverse les préjugés, les postures acquises de facto et nous conduit à une remise en question saine et constructive mais pas toujours confortable !

La Cardie soutient ce projet.
Nous pensons que l’École peut s’appuyer sur une collaboration prudente et équilibrée entre pédagogie, psychologie et neurosciences cognitives et affectives et sociales.

Nous vous laissons découvrir le travail accompli par Damien Fortier :

>> diaporama conseil coopératif

et vous encourageons à entrer en contact avec la Cardie pour toute demande d’information supplémentaire. Nous pourrons également vous mettre en lien avec lui ou d’autres collègues qui expérimentent les conseils coopératifs.


[PROJET] Sortons et battons les sentiers !

Et si la forêt devenait une salle de classe ? Si la nature fournissait aux élèves jeux et objets d’étude ? Si l’on réinventait l’école de nos tout-petits, à l’air libre ?

Petit retour en arrière… C’est au Danemark que les classes en extérieur sont nées, tout simplement parce que les bâtiments manquaient. Il s’agit donc d’une expérimentation « accidentelle » qui s’est avérée remarquable sur le plan pédagogique. Depuis, 20% des classes maternelles danoises sont implantées dans la forêt !

Bonne nouvelle, il sera inutile d’aller si loin pour découvrir l’une d’entre elles ! À l’école Paul Langevin de Saint-Jean-de-Braye, Marie Desbrée a fait le pari de laisser régulièrement sa salle de classe et d’envisager l’écosystème de l’ile de la Bionne comme une source inépuisable de savoirs et d’activités.

Profitez de l’air pur en découvrant son travail :

>> Apprendre à l’air libre

puis écoutez les enfants !

Et, pour les plus curieux…

>> Crèches et jardins d’enfants en forêt


[INTERNATIONAL] École ouverte au plus près du Soleil…

Takaharu Tezuka, architecte japonais, a créé une école à Tokyo qui nous laisse rêveurs…

Ouverte est le mot : cette école est ouverte sur la cour, les classes sont ouvertes puisqu’aucun mur ne les sépare, la cour n’est pas non plus entourée de barrière mais tourne autour d’un grand arbre et permet un déplacement infini des enfants, les élèves peuvent circuler d’un espace à l’autre en fonction de leurs besoins.

Ouverte, décidément : son esprit est ouvert et envisage les tout-petits comme des êtres que l’on guide mais que l’on ne peut pas contrôler, sur qui l’on veille mais que l’on ne peut pas enfermer. L’enfant va apprendre à faire des choix, à se relever d’une chute, à trouver sa façon d’avancer et de progresser. Et, par-dessus tout, il va être heureux !

>> Découvrez cette école dont certains collègues de l’académie s’inspirent déjà…


[BOUQUIN] Se former, enrichir ses pratiques et veiller à son propre bien-être afin de donner le meilleur aux élèves…

Voici un ouvrage qui apporte des éclairages théoriques précieux tout en proposant d’agir « sur le terrain », ou plutôt sur LES terrains.

François Muller, qui enseigne actuellement l’histoire-géographie-EMC dans un lycée à Paris, présente des stratégies, des analyses ou des chemins immédiatement transférables permettant ainsi à chaque enseignant de trouver les réponses qui l’intéressent dans sa pratique quotidienne. Des enseignants qui apprennent, ce sont des élèves qui réussissent ne se lit pas comme un roman ni un essai mais s’utilise comme un dictionnaire, un livre de recettes ou un mode d’emploi !

On le parcourt, on s’arrête sur certaines pages, on y repense, on y revient…

À votre tour, vous pourrez y puiser des ressources afin de développer vos compétences professionnelles et d’alimenter l’épanouissement et le plaisir procurés par notre métier de professeur.

>> Des enseignants qui apprennent, ce sont des élèves qui réussissent : Le développement professionnel des enseignants
Broché, 319 pages.
ESF Éditeur. Collection : Pédagogies / Outils.