| Réf : A. du 17-3-1994
mod. (B.O. n° 16
du 21-4-1994) N.S n° 94-179 du 14-6-1994 (B. O. n° 25 du
23-6-1994) Texte adressé aux recteurs d'académie ;
au directeur de l'académie de Paris ; au directeur du service
interacadémique des examens et concours d'Île-de-France
; aux chefs d'établissement.
La présente instruction concerne les épreuves de sciences économiques
et sociales de la série ES du baccalauréat général.
Elle entre en application à compter de la session 1998 du baccalauréat. À cette
date sont abrogées les définitions d'épreuves de sciences économiques
et sociales publiées au B.O. n° 25 du 23 juin 1994 par note de service
n° 94-179 du 14 juin 1994. É preuve écrite
La durée de l'épreuve est de quatre heures, coefficient
7. Les candidats ayant choisi cette discipline comme enseignement de
spécialité sont évalués pendant une heure
sur le programme de spécialité, coefficient 2. Pour eux
la durée de l'épreuve est donc portée à cinq
heures.
Formes de l'épreuve
Deux sujets de nature différente, une dissertation s'appuyant
sur un dossier ou une question de synthèse étayée
par un travail préparatoire, sont offerts au choix du candidat.
Ils sont déterminés de manière à ne pas limiter
ces choix à une seule des dimensions du programme, à un
seul des divers champs de savoir que couvre son enseignement.
Dissertation s'appuyant sur un dossier :
Le libellé du sujet invite le candidat à poser et à traiter,
d'une façon organisée et réfléchie, un problème
exigeant un effort d'analyse économique et/ou sociologique.
Pour aider le candidat à asseoir son travail sur des bases positives
et des références précises, un dossier est mis à sa
disposition. Ce dossier ne doit ni borner son horizon (en le détournant
du recours à ses propres connaissances), ni lui servir de prétexte à une
para-phrase ou à un commentaire systématique et détaillé.
Il comporte six documents de nature différente (textes, graphiques,
tableaux statistiques, schémas...) au maximum. Chaque texte ne
devra pas dépasser mille trois cents signes et chaque document
statistique comporter plus de soixante-cinq données chiffrées.
Question de synthèse étayée par un travail
prépara-tire :
La question de synthèse se distingue de la dissertation en ce
qu'elle s'appuie sur un travail préparatoire imposé où la
réflexion est guidée. Le travail préparatoire et
la réponse à la question de synthèse constituent
deux parties d'égale importance pour la notation. Portant sur
le même thème, elles reposent notamment sur l'étude
de trois ou quatre documents de source différente. Ces documents
répondent aux mêmes normes que celles définies pour
le dossier de la dissertation.
Le travail préparatoire consiste en cinq à sept questions
ayant pour objet :
- de vérifier la connaissance de notions essentielles et la maîtrise
des outils et des savoir-faire nécessaires, (définitions,
utilisation de termes dans un nouveau contexte, mise en oeuvre de mécanismes,
réalisation de calculs, graphiques,...) ;
- de mesurer la capacité d'analyse du candidat sur un ou plusieurs éléments
des documents proposés, en liaison avec le sujet.
Le libellé du sujet doit inviter le candidat à effectuer
une démonstration en suivant la problématique imposée
par la question. Il doit permettre au candidat :
- de rassembler les informations issues du travail préparatoire
et de ses connaissances personnelles ;
- d'argumenter, c'est-à-dire de mettre en ordre les informations
pertinentes au regard du sujet proposé ;
- de faire preuve d'esprit critique ;
- de s'exprimer de façon claire, correcte, concise (réponse
de l'ordre de trois pages).
Compétences évaluées
Dissertation sur documents :
Il est demandé au candidat :
- de répondre à la question posée explicitement
ou implicitement dans le sujet ;
- de construire une argumentation à partir d'une problématique
qu'il devra élaborer ;
- de mobiliser des connaissances et des informations pertinentes pour
traiter le sujet, notamment celles figurant dans le dossier ;
- de rédiger en utilisant le vocabulaire économique et
social spécifique et approprié à la question, en
organisant le développement sous la forme d'un plan cohérent
qui ménage l'équilibre des parties. Il sera tenu compte,
dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la
présentation.
Question de synthèse :
Cette épreuve comporte deux parties d'égale importance
pour la notation. Il est demandé au candidat :
1 - de conduire le travail préparatoire qui fournit des éléments
devant être utilisés dans la synthèse ;
2 - de répondre à la question de synthèse :
- par une argumentation assortie d'une réflexion critique, répondant à la
problématique donnée dans l'intitulé ;
- en faisant appel à ses connaissances personnelles ;
- en composant une introduction, un développement, une conclusion
pour une longueur de l'ordre de trois pages.
II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression
et du soin apporté à la présentation. La définition
des "compétences évaluées" figurera en
introduction de chacun des sujets distribués aux candidats.
ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
Les candidats ayant suivi l'enseignement de spécialité disposent
d'une heure pour traiter, au choix, l'un des deux sujets portant sur
le programme de spécialité.
Chaque sujet prend appui sur un ou deux documents et comporte deux ou
trois questions. Dans le cas où le sujet ne comporte qu'un seul
document, il s'agit obligatoirement d'un extrait de texte (deux mille
six cents signes au maximum) de l'un des auteurs référencés
dans le programme de l'enseignement de spécialité. Dans
le cas où le sujet comporte deux documents, le premier document
est un extrait court de texte (mille trois cents signes au maximum) de
l'un des auteurs référencés dans le programme de
l'enseignement de spécialité ; le second est un document
plus contemporain (texte, graphique, tableau statistique, schéma...)
s'inscrivant dans le prolongement ou en opposition avec la problématique
développée dans l'extrait du texte d'auteur. Ce second
document comprendra au maximum huit cents signes s'il s'agit d'un texte
et vingt-cinq données chiffrées s'il s'agit d'un tableau
statistique.
Consignes aux concepteurs de sujets
Épreuve obligatoire :
Pour les deux types de sujets, les concepteurs devront proposer un barème
indicatif de correction qui constituera une première base de
travail pour la commission académique d'harmonisation.
Dissertation s'appuyant sur un dossier :
Le libellé du sujet ne consiste pas en une question de cours.
Bien qu'il soit parfois souhaitable de préciser le cadre spatio-temporel,
ce libellé doit éviter d'induire une description ou une
reconstitution chronologique. Il doit également éviter
une réflexion purement prospective et ne pas porter sur la seule
actualité qui ne fournit pas le recul suffisant pour guider la
réflexion.
Le dossier doit permettre au candidat d'utiliser des informations pertinentes,
notamment en se montrant capable de combiner et d'exploiter les données
qu'il contient (par le calcul, la représentation graphique, la
mise en évidence d'une idée-force, la construction d'un
schéma...) pour mieux étayer son raisonnement. En ce qui
concerne les sujets à dominante sociologique, on peut admettre
comme documents de nature différente des résultats d'entretiens
ou de sondages, ou encore des comptes rendus de monographies... Les documents
n'ont pas à rappeler la signification des notions de base qui
figurent dans le libellé du programme et dans la seconde ou la
troisième colonne, mais les notions n'y figurant pas pourront être
explicitées par une note. Ces documents doivent apporter des informations,
principalement factuelles, plutôt que suggérer des interprétations
toutes faites : on privilégiera, dans la mesure du possible, les
textes des auteurs eux-mêmes et les sources statistiques en provenance
des organismes de collecte et de traitement des données reconnus
(INSEE, INED, OCDE, Banque mondiale, FMI...).
Question de synthèse étayée par un travail préparatoire
:
La constitution du dossier documentaire respectera les règles énoncées
précédemment. Les questions du travail préparatoire
porteront pour une part sur les connaissances, outils et savoir-faire élémentaires
; elles devront également amener progressivement le candidat à préparer
sa réponse à la question de synthèse.
Enseignement de spécialité :
Les questions accompagnant le ou les documents permettront de vérifier
certaines des capacités suivantes :
- identifier le problème évoqué par l'extrait du
texte d'auteur et mettre en évidence son intérêt
;
- mettre en évidence l'argumentation développée
par l'auteur (par exemple, réalisation d'un schéma d'implication
logique) ;
- montrer en quoi la pensée de l'auteur peut apporter un éclairage
pour l'analyse d'un problème économique et social contemporain
;
- expliquer certains passages de l'extrait du texte d'auteur en les
mettant éventuellement en relation avec des connaissances personnelles
;
- confronter la thèse développée par l'auteur à une
thèse opposée ou à des données empiriques.
Épreuve orale de contrôle
Durée : 20 minutes.
Temps de préparation : 30 minutes.
Le candidat a le choix entre deux sujets portant sur des thèmes
différents du programme. Ces sujets prennent appui sur deux documents
courts, simples, et de nature différente (texte de mille trois
cents signes au maximum ; documents statistiques : soixante-cinq données
chiffrées au maximum). Pour les candidats ayant suivi l'enseignement
de spécialité l'un de ces documents portera obligatoirement
sur les auteurs du programme.
Ils comportent également deux ou trois questions simples permettant
de vérifier la connaissance par le candidat des notions de base
figurant dans le libellé du programme y compris les notions essentielles
et complémentaires, ainsi que la maîtrise des outils et
savoir-faire nécessaires.
Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie et par délégation,
Le directeur des lycées et collèges Alain BOISSINOT |