la lutte contre la violence à l'école | la prévention
le diagnostic et le signalement | les réponses | en savoir plus...
LA
LUTTE CONTRE LA VIOLENCE A L'ECOLE [remonter]
La violence scolaire ne constitue pas
une fatalité et doit être combattue avec détermination. Pour lutter contre tous les
actes de violence, lacadémie dOrléans-Tours a mis en place de nombreuses
actions à plusieurs niveaux.
Le premier niveau est celui de la prévention.
Il sagit, à travers des dispositifs variés, de réaffirmer le rôle de
lécole comme promoteur de légalité des chances. La réussite scolaire et
les perspectives de promotion et dinsertion professionnelle sont en effet les
meilleures armes pour lutter contre la violence. Les actions académiques de prévention
contre la violence sont les suivantes :
Le second niveau de lutte contre la
violence scolaire est celui du diagnostic et du signalement. Identifier
mieux et plus vite les comportements ou les actes violents est une condition primordiale
au traitement du problème. A cet effet, il existe plusieurs ressources :
Enfin, lEducation nationale a
construit des réponses à la violence scolaire pour à la fois aider les victimes
et proposer des solutions daccompagnement aux élèves auteurs de violence :
Ce dossier détaille les actions ici
énumérées.
LA
PREVENTION [remonter]
<prévention> LEducation
civique et ECJS [remonter]
Les cours déducation civique au
collège et dECJS (éducation civique juridique et sociale) au Lycée sont pour les
élèves un temps pendant lequel ils peuvent aborder de manière pédagogique la
citoyenneté.
Dans ce cadre, les professeurs ont la
possibilité fondamentale dutiliser le guide "L'idée républicaine
aujourd'hui", qui est un outil destiné à rappeler les valeurs de la République et
de la laïcité. Il a été diffusé en septembre 2004 dans les établissements scolaires
à 250.000 exemplaires. Ce guide constitue un élément important du plan d'ensemble mis
en uvre par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et
de la recherche pour lutter contre les dérives racistes ou antisémites au sein des
établissements scolaires. Ce guide républicain a un double objectif: renouveler
l'enseignement civique en rendant plus concrets les cours d'éducation civique, d'histoire
et de philosophie, et permettre aux élèves de s'approprier les principes républicains
en les faisant participer au débat civique qui est le véritable instrument du partage et
de l'enracinement des valeurs.
<prévention> Lheure de vie de
classe [remonter]
Les établissements ont mis en place,
dans le cadre de leur autonomie, des heures de vie de classe, souvent confiées au
professeur principal. Elles offrent des moments de médiation de nature à instaurer un
climat apaisé au sein de la classe et de létablissement.
Un exemple dheure de vie de
classe en lycée
Au lycée professionnel Françoise Dolto à Olivet (45), les professeurs principaux,
le CPE, linfirmière, le chef détablissement utilisent régulièrement ces
heures inscrites à lemploi du temps des élèves pour opérer les régulations
nécessaires à ce public en grande difficulté. Sont invités tous les intervenants
susceptibles dinformer concrètement les lycéens des répercussions des actes
dincivilité commis à lextérieur (les plus fréquents dans ce lycée), des
effets des conduites toxicomanes sous toutes leurs formes. Les comptes-rendus de ces
séquences servent de base au projet de CESC.
<prévention> Le comité
déducation à la santé et à la citoyenneté [remonter]
Le comité d'éducation à la santé et
à la citoyenneté, au niveau de l'établissement, a pour mission de contribuer,
dans une approche éducative globale prenant en compte les besoins des élèves dans et
hors de l'école, au développement de la citoyenneté, à la prévention des
dépendances, des conduites à risque et de la violence, au suivi des jeunes, à
l'aide aux élèves manifestant des signes de mal-être, au renforcement des liens avec
les familles. Dans le cadre des actions de prévention développées par le CESC, le
domaine de la prévention de la violence est le plus fréquemment abordé avec celui de la
prévention des conduites addictives.
Ces comités sont, sous l'impulsion des
autorités académiques, généralisés à l'ensemble des établissements. Ils constituent
une instance privilégiée pour le développement des partenariats indispensables entre
les acteurs de l'Education nationale, les parents, les représentants des autres services
ministériels concernés, les collectivités territoriales, les organismes habilités et
les associations agréées.
Un annuaire de prévention académique
a été mis en place sur le site web académique en 2008-2009. Il viendra en aide aux
chefs d'établissement dans la conduite de leurs actions et dans la recherche de
partenaires extérieurs.
[+] Comités
d'éducation à la santé et à la citoyenneté
(annuaire de prévention).
<prévention> Les lieux
découte et de médiation
[remonter]
Des collèges, mais aussi quelques
lycées, ont mis en place des lieux découte et de médiation où, dans une
démarche volontaire, les jeunes vont pouvoir, auprès dadultes de confiance,
aborder les conflits qui les concernent.
Un exemple de lieu découte et de
médiation en collège :
Au collège Léonard de Vinci à
Romorantin, une dizaine denseignants sest formée aux techniques de
médiation. Les collégiens choisissent un adulte médiateur et lui soumettent les
conflits entre élèves quils ont repérés. Ladulte aide à
lexplicitation du conflit dans un langage acceptable par toutes les parties
prenantes.
<prévention> La médiation scolaire [remonter]
Dans plusieurs établissements, des
projets de médiation scolaire par les élèves ont été mis en place. Initié en France
par le sociologue Jean-Pierre Bonnafé-Schmitt et promu par lAroeven, le dispositif
de médiation vise à régler les petits conflits entre les élèves. Son originalité
réside dans la prise en charge par les collégiens eux-mêmes des conflits dont ils sont
les auteurs ou les victimes, les faits graves restant du ressort des adultes.
Mais lobjectif de ce projet
nest pas seulement la gestion des conflits, il est avant tout pédagogique. Il vise lapprentissage
de la prise en compte de la parole dautrui comme de laccession au statut
de sujet parlant, de la sociabilité comme de la citoyenneté. Sécartant de la
sanction, il ouvre une voie vers la responsabilisation des élèves. Il leur offre un lieu
découte et de parole, un espace de dialogue organisé et régulé. A la culture
de laffrontement, de limmédiateté, il oppose la médiation du langage.
Certaines de ces expériences sont
accompagnées par la Maip (mission académique à linnovation) qui a pour objectif
daméliorer la qualité de laction pédagogique pour accroître la réussite
scolaire. La formation est assurée par lAroeven (association régionale des
uvres éducatives et de vacances de l'Education nationale).
Un exemple de médiation scolaire
menée au sein du collège Jean Rostand à Orléans (45)
Le collège Jean Rostand est situé dans la Zep de lArgonne à Orléans. Classé en
établissement sensible, il comprend 420 élèves, Segpa incluse. Chaque année, depuis la
rentrée 2002, des élèves médiateurs sont sélectionnés et formés. Les médiations
ont lieu chaque matin pendant la récréation. Deux médiateurs de permanence écoutent
séparément le "plaignant" et le "mis en cause" puis reformulent
leurs versions. Enfin, ils les conduisent au dialogue et à la recherche dune
solution. Un accord de médiation est alors signé. Cette expérience aboutit dans presque
lintégralité des cas à une conciliation et à une gestion du conflit.
<prévention> Ecole ouverte [remonter]
L'opération école ouverte consiste à
ouvrir les collèges et les lycées pendant les périodes de vacances scolaires, ou les
mercredis et samedis durant l'année scolaire, pour accueillir des enfants et des jeunes
qui ne partent pas ou peu en vacances et qui ne fréquentent pas ou peu les structures
locales d'accueil et de loisirs. Lobjectif est de favoriser la réussite scolaire
en valorisant, auprès des jeunes et de leurs familles, limage de lécole et
en développant le rôle de celle-ci au sein de lespace social, de permettre
lintégration sociale et scolaire, et de développer la socialisation.
Les activités proposées concourent à
lacquisition de connaissances et au développement de compétences
ainsi quà la responsabilisation.
Elles se répartissent, de manière
relativement équilibrée, autour de 4 domaines:
- scolaire: mise en uvre de
nouvelles stratégies dapprentissage ;
- culturel: découverte de
lenvironnement de létablissement ;
- sportif ;
- de loisirs.
Pour lacadémie, en 2008-2009, 18
établissements ont mené lopération "école ouverte" pour une durée
douverture de 51,5 semaines. 1.040 enfants ont participé à cette opération.
<prévention> Le groupe daide
à linsertion (Gain, en lycée professionnel) [remonter]
Les groupes daide à
linsertion ont pour mission de prévenir le décrochage et déviter les
sorties sans qualification des établissements scolaires. Il sagit daider les
élèves de lycées professionnels absentéistes ou démotivés à dominer leurs
difficultés scolaires ou comportementales.
Une cellule rassemblant lensemble
de léquipe éducative (CPE, conseiller dorientation psychologue, infirmière,
assistante sociale...) se réunit régulièrement pour accompagner les élèves. Les
professeurs peuvent sadresser à la cellule pour évoquer une situation
délève qui leur paraît difficile à gérer ou qui les inquiète. Lélève
est systématiquement sollicité et la famille rencontrée avant toute prise en charge.
Lobjectif est principalement la recherche du projet personnel de lélève.
Léquipe prend en compte les différentes composantes de la vie de lélève
dans le champ scolaire et hors du champ scolaire.
Les réponses apportées sont diverses,
elles peuvent notamment prendre la forme :
- du tutorat : Le tuteur
rencontre régulièrement le jeune, établit une relation de confiance avec lui et tente
de restaurer les repères chez lélève.
- du soutien pédagogique : Lélève
peut être extrait de la classe pour travailler avec son tuteur ou des enseignants.
Lemploi du temps est alors adapté. Il est négocié avec la famille,
lélève, léquipe pédagogique. Un contrat dobjectifs est signé par
lélève.
A lissue de la période de prise
en charge, un bilan est effectué avec le jeune, le tuteur et le professeur principal.
Lélève peut soit réintégrer sa classe, soit rejoindre au sein du lycée une
section plus adaptée à ses possibilités et à ses capacités, soit être réorienté.
[+] Pour
en savoir plus
Projet innovant décrit sur le site innovation de lacadémie
dOrléans-Tours :
http://www.ac-orleans-tours.fr/innovation/p0304-1.htm
Documents disponibles sur le site académique :
http://www.ac-orleans-tours.fr/rectorat/professionnel/vieeducative.htm :
paragraphe sur le décrochage scolaire.
<prévention> Lien institution
scolaire/familles [remonter]
Afin de maintenir ou de recréer le
lien entre les institutions scolaires et les familles, des temps de rencontre sont
organisés. Dans un certain nombre de quartiers sensibles, les établissements ont mis en
place un travail de proximité avec les médiateurs et éducateurs de quartier qui permet
dune part, un lien facilité entre la famille et le collège et dautre part,
un accompagnement plus cohérent des jeunes pris dans lengrenage de la violence.
Exemple daction dans le
collège Victor Hugo à Bourges (18)
Le collège Victor Hugo est un établissement avec Segpa et UPI de 690 élèves. Situé en
Zep et en zone sensible dans un quartier de grands ensembles en rénovation, il accueille
une population à la fois semi-rurale et urbaine. 15% des élèves sont étrangers,
environ 30 % dorigine étrangère, et 65% de CSP défavorisées. Il y existe une
classe de français langue étrangère pour les primo-arrivants.
Actions menées au sein de cet
établissement pour renforcer le lien institution scolaire/familles :
- Faciliter le dialogue avec les parents,
notamment les parents non francophones ;
- présence dun adulte relais:
école-famille dans létablissement ;
- information aux parents fondée sur un
suivi régulier des élèves: chaque mois le chef détablissement contacte
directement les familles quil juge utile de rencontrer ;
- chaque trimestre les bulletins sont
remis en mains propres aux parents délèves qui sont accueillis dans
létablissement par léquipe de direction. Les invitations peuvent être
rédigées en plusieurs langues (arabe, turc, laotien, roumain...). Létablissement
travaille avec des interprètes bénévoles qui sont présents lors des réunions avec les
parents. Un travail a été mené dans létablissement sur la façon
daccueillir, de sadresser aux parents notamment en présence
dinterprètes.
<prévention> Laudit
détablissement [remonter]
Afin de mieux accompagner les
établissements dans le cadre de la mise en uvre de leur politique et de leur projet
en induisant des démarches dauto-évaluation qui favorisent le diagnostic partagé,
un dispositif daudit a été mis en place depuis 2002. Son objectif est daider
les établissements à définir des stratégies correspondant à un diagnostic partagé
pour faire progresser les résultats et la réussite des élèves, pour prévenir les
difficultés de vie scolaire (absentéisme, violence,...) et pour améliorer le
climat de létablissement (travail déquipe, relations avec les
parents...). Cet audit na pas de vocation à traiter exclusivement les problèmes
liés à la violence scolaire, cest cependant un travail de fond permettant de
prévenir ces problèmes.
Le groupe "audit" est
pluricatégoriel : chefs détablissements, inspecteurs pédagogiques,
inspecteurs de linformation et de lorientation, inspecteurs de
lenseignement technique et gestionnaires.
47 établissements dans
lacadémie ont été audités depuis 2002.
Une équipe plus spécialisée dans
lanalyse des phénomènes de violence intervient à la demande des établissements.
LE
DIAGNOSTIC ET LE SIGNALEMENT [remonter]
<diagnostic &
signalement> Les
personnes ressources dans les établissements [remonter]
Outre lensemble des personnels,
professeurs, personnels administratifs et ouvriers qui simpliquent quotidiennement
dans la prévention de la violence et le signalement, il existe deux interlocuteurs
privilégiés :
Le conseiller principal
déducation
Le conseiller principal d'éducation
participe aux activités éducatives du second degré sans pour autant enseigner. Les
fonctions exercées, sous la responsabilité du chef d'établissement, se situent dans le
cadre général de la vie scolaire et contribuent à placer les élèves dans les
meilleures conditions possibles en vue de leur scolarité. Leurs responsabilités sont
réparties principalement dans les trois domaines suivants :
- le fonctionnement de
l'établissement : organisation de la vie collective quotidienne, hors du temps de
classe, en liaison avec la vie pédagogique dans l'établissement,
- la collaboration avec le personnel
enseignant : travail en liaison étroite avec les professeurs afin d'assurer le suivi
des élèves et participation aux conseils de classe,
- l'animation éducative : création
des conditions du dialogue dans l'action éducative, sur le plan collectif et sur le plan
individuel, organisation de la concertation et de la participation des différents acteurs
à la vie scolaire au sein de l'établissement.
Son action est donc essentielle dans le
diagnostic et le signalement de comportements violents.
Linfirmière
Les infirmier(e)s de l'Education
nationale sont principalement affecté(e)s dans les établissements du second degré et
peuvent couvrir, dans un secteur d'intervention donné, les écoles et établissements
d'enseignement secondaire ne disposant pas d'une infirmière en résidence.
Le personnel infirmier a pour mission,
sous l'autorité du chef d'établissement, de promouvoir et de mettre en uvre la
politique de santé en faveur de tous les élèves scolarisés (prévention, actions
sanitaires de portée générale, hygiène et sécurité, bilans obligatoires, soins...).
Les infirmier(e)s sont plus
particulièrement chargé(e)s de l'accueil et de l'écoute des élèves et des parents
pour tout motif ayant une incidence sur la santé. Ils participent aux bilans de santé et
au suivi de l'état de santé des élèves, à la surveillance des jeunes exposés à des
nuisances spécifiques, à la surveillance sanitaire de l'hygiène générale en milieu
scolaire, à l'éducation à la santé et à la sécurité.
<diagnostic &
signalement> Les
signalements au procureur [remonter]
Toute manifestation individuelle ou
collective de violence doit entraîner de la part de l'établissement une réponse
adaptée. Les chefs d'établissement doivent à cet égard faire preuve de discernement,
dans l'objectif même d'une plus grande efficacité du traitement de la violence. Il est
ainsi distingué ce qui doit être traité uniquement en interne, dans le cadre d'une
mesure éducative ou d'une procédure disciplinaire et ce qui doit faire l'objet,
séparément ou conjointement à une réponse interne, d'un signalement au service de
l'aide sociale à l'enfance du conseil général ou au procureur de la République.
D'une manière générale, il faut
rappeler qu'en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, tout fonctionnaire
qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit
est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de lui transmettre
tous les renseignements qui y sont relatifs.
Dès lors, les chefs d'établissement
ou les inspecteurs d'académie adressent au procureur de la République ce signalement,
direct et en temps réel, de tout incident grave pénalement répréhensible commis dans
un établissement scolaire.
<diagnostic &
signalement> Les
signalements quotidiens [remonter]
Chaque jour, les inspections
académiques recueillent les informations concernant des événements particuliers
survenus dans les établissements. Une remontée dinformations quotidienne est
organisée au niveau académique dans un premier temps, et au niveau ministériel dans un
second temps.
<diagnostic &
signalement> Le
logiciel Sivis [remonter]
Le logiciel Sivis de recensement des
phénomènes de violence a été mis en place à la rentrée scolaire 2007-2008 au niveau
national. Il couvre un échantillon de collèges et lycées publics et de circonscriptions
du premier degré afin de recenser les actes "graves" de violence survenus à
l'école et ses abords. Il répond à une volonté de disposer de statistiques fiables et
faciles à exploiter.
Les objectifs du logiciel Sivis :
Cibler le recensement
sur la violence. Seuls les faits graves sont recensés, à savoir :
- ceux dont la qualification pénale est évidente ;
- ceux qui ont fait l'objet d'un signalement à la police, à la justice ou aux services
sociaux du conseil général ;
- ceux qui, sans présenter les caractéristiques précédentes, ont eu un retentissement
important dans la communauté scolaire.
Cibler les EPLE et
les écoles.
Apporter des
informations nouvelles (dans le respect des règles de protection des libertés
individuelles) concernant les tranches d'âge et le sexe des auteurs et des victimes ainsi
que les lieux où se sont déroulés les faits.
LES
REPONSES [remonter]
<réponses> Dispositifs relais [remonter]
Classes relais - Ateliers relais
Le développement des dispositifs
relais (classes relais et ateliers relais) a pour objet de renforcer les mesures de lutte
contre léchec scolaire et la marginalisation sociale délèves en rupture
scolaire. Ces dispositifs sadressent aux cas les plus difficiles et constituent un
détour nécessaire pour la réinsertion scolaire. Ils sont rattachés à un collège.
Les dispositifs relais constituent des
parcours permettant aux élèves en difficulté dentrer dans un processus de
resocialisation et de réinvestissement dans les apprentissages. Extraire dune
classe de collège des élèves perturbateurs permet de pacifier la classe et de la
remettre au travail. Pour lélève concerné, le bénéfice est clair : il se
retrouve dans un groupe de moins de 10 élèves. Au bout de 3 à 4 mois, le retour dans la
classe doit être la règle.
Ces structures ont fait la preuve de
leur efficacité: elles permettent notamment aux élèves accueillis de retrouver
confiance et estime deux-mêmes et, ainsi, de se réinsérer dans un parcours de
formation générale, technologique ou professionnelle.
12 classes relais et 3 ateliers
relais (dont un dispositif mixte : classe et atelier à Châteauroux) sont
ouverts dans lacadémie.
Les dispositifs relais ont été
créés sur le principe du partenariat.
Classes relais : partenariat avec
la protection judiciaire de la jeunesse.
Ateliers relais : partenariat avec
le réseau des associations déducation populaire.
Ce partenariat institutionnel est
enrichi par de nombreuses autres collaborations (centre médico-psychologique, centre
médico-psycho pédagogique, psychologue, arthérapeute, collectivités territoriales...).
La création des dispositifs relais
ainsi que leur fonctionnement est de la responsabilité première de linspecteur
dacadémie du département. Une coordination du fonctionnement des dispositifs est
effectuée au plan académique.
<réponses> La pratique de
l"exclusion-inclusion" [remonter]
Les actes graves mais plus isolés sont
sanctionnés par "l'exclusion-inclusion" : cette mesure est préconisée
pour que lélève ne soit pas à lextérieur de létablissement pendant
son exclusion. Il peut effectuer des travaux scolaires ou des tâches réparatrices.
<réponses> Le numéro vert
"SOS violence" [remonter]
Lefficacité de l'action contre
la violence est liée à la rapidité avec laquelle les informations sur les faits de
violence sont prises en compte et traitées. Dans cette optique la cellule découte
"SOS violence" a été déconcentrée au niveau de chaque académie. Elle est
rattachée au "pôle établissements et vie scolaire" du rectorat.
Ce dispositif découte anonyme ou
individualisé est destiné à apporter aide, soutien et conseils aux élèves victimes de
faits de violence. Il est accessible au numéro téléphonique suivant :
0 800 320 279
Une affichette de présentation de ce
dispositif découte est largement diffusée auprès des élèves et des personnels
de tous les établissements de lacadémie.
<réponses> Les correspondants
académiques contre le racisme, lantisémitisme et l'homophobie [remonter]
Les correspondants académiques dans
les rectorats sur les questions de racisme et d'antisémitisme, ont un rôle essentiel.
Chargés du suivi des incidents avec les établissements, ils sont les interlocuteurs des
associations pour les questions d'antisémitisme et de racisme. Ils assurent en outre le
lien avec les référents "racisme, antisémitisme" des services préfectoraux,
des parquets généraux, de la police, les officiers prévention-partenariat des
groupements de gendarmerie, contribuant ainsi à la mise en cohérence des dispositifs.
Dans notre académie, le correspondant
contre le racisme, lantisémitisme et l'homophobie est Christian Guérout, proviseur
vie scolaire.
[+] En
savoir plus...
SOS VIOLENCE
[actions éducatives, vie des élèves] |