LE
PROJET ACADEMIQUE [remonter]
Ali Bencheneb, recteur de
l'académie d'Orléans-Tours, chancelier des universités, a présenté le nouveau projet
académique (2007-2011) à la rentrée 2007.
Celui-ci est consultable
ci-après et disponible pour consultation ou impression en téléchargement au format
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LE
PROJET ACADEMIQUE 2007-2011 [remonter]
Sommaire
Introduction
1. Axe I - Légalité
des chances pour tous les élèves
1.1. Une scolarité ambitieuse pour
tous
1.1.1. Mettre en place les conditions
dun enseignement efficace pour lacquisition du socle commun de connaissances
et de compétences
1.1.2. Encourager les poursuites
détudes
1.2. Une scolarité réussie
pour tous
1.2.1. Consolider durablement les
apprentissages
1.2.2. Diminuer le nombre de sorties
sans qualification et prévenir le décrochage ainsi que la déscolarisation
1.2.3. Répondre aux élèves à
besoins particuliers
1.2.3.1. Développer la scolarisation des jeunes handicapés
1.2.3.2. Accompagner la scolarisation des enfants du voyage
1.2.3.3. Organiser la scolarisation et les poursuites détudes des nouveaux
arrivants
1.3. Une scolarité ancrée sur
la réalité des territoires
1.3.1. Actualiser la politique
académique daccompagnement prioritaire
1.3.2. Agir pour résorber
linégalité
2. Axe II : La performance
académique
2.1. Les personnels, acteurs du projet
académique
2.1.1. Accueillir et former
2.1.2. Favoriser lévolution
professionnelle et valoriser les compétences
2.1.3. Prévenir et remédier
2.2. Les projets des écoles et
des établissements
2.2.1. Faire du projet décole et
détablissement un outil de pilotage pédagogique partagé
2.2.2. Consolider larticulation
entre la contractualisation, les projets et les performances des établissements et des
écoles
2.3. Le pilotage académique
2.3.1. Organiser
2.3.2. Analyser, concevoir, animer
2.3.3. Communiquer
Introduction
Le projet académique 2007-2011
prolonge le projet précédent. Certaines caractéristiques géographiques, économiques
et sociales de lacadémie et de la région, qui fondaient les objectifs du projet
2003-2006 comme autant de facteurs de difficultés à surmonter, restent prégnantes. Les
effets des actions menées depuis 2003-2006 - au-delà de résultats immédiatement
visibles - doivent être appréciés à léchelle de la durée dune
scolarité. Un élève qui commence sa scolarité en 2003 se présentera au baccalauréat
en 2017.
Il reste que le contexte
législatif a évolué et que les résultats obtenus depuis 2003 invitent à reconsidérer
certains objectifs et à adapter certaines méthodes.
Lacadémie met en oeuvre la
loi dorientation sur lavenir de lécole de 2005 et définit les
stratégies pour atteindre le niveau de performance qui lui est assigné par les
programmes de la Mission enseignement scolaire de la loi organique relative aux lois de
finances.
La loi sur lavenir de
lécole prend en compte les implications de la loi de 2004 relative aux libertés et
aux responsabilités locales et de celle de 2005 sur légalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Ce nouveau corpus se retrouve
décliné dans le projet académique qui définit nos objectifs prioritaires répondant
aux spécificités de lacadémie à partir dun diagnostic mais aussi les
dispositions qui vont être prises pour les atteindre dans le cadre des actions qui
doivent mobiliser tous les personnels.
Caractéristique essentielle de
lacadémie, le nombre des diplômés et le niveau des diplômes obtenus étaient et
restent très sensiblement inférieurs à ce quils sont en moyenne au niveau
national.
En sattaquant, depuis 2003,
aux deux causes identifiées de ces déficits - la faiblesse historique de la demande de
formation propre à la région et le manque de solidité des acquis scolaires fondamentaux
- les personnels de lacadémie ont obtenu des résultats tangibles.
Mais des difficultés perdurent :
- les scores aux évaluations en 6ème
ont connu une évolution positive et régulière en mathématiques passant au dessus du
score moyen national. Mais ce résultat doit être confirmé dans la durée, et les
résultats en français restent inférieurs ;
- la scolarisation des jeunes
handicapés a fortement progressé avec les créations de classes dintégration
scolaire (Clis), dunités pédagogiques dintégration (UPI) et
laffectation des auxiliaires de vie scolaire (AVS). Mais elle reste inférieure aux
objectifs nationaux ;
- au diplôme national du brevet
lacadémie est passée au dessus de la moyenne nationale en 2004 et en 2006, avec
une régression en 2005. Mais trop délèves ne sont pas présentés au DNB de la
série collège ;
- les sorties en fin de 3ème sont en
forte baisse et le taux de décrochage a beaucoup diminué. Mais il se concentre encore
sur la 1ère année denseignement professionnel ;
- la demande dorientation vers
la seconde générale et technologique et le taux de passage ont sensiblement augmenté
depuis 2003 de sorte que lécart par rapport à la moyenne nationale sest
réduit. Mais, depuis 2006, on observe un nouveau fléchissement ;
- pourtant, lamélioration des
taux de passage en 2nde sest accompagnée dune augmentation des taux de
réussite au baccalauréat de 79,7 en 2002 à 84,1% en 2007 ;
- les taux de redoublement en fin de
2nde ont été contenus. Mais trop délèves sont réorientés ;
- les élèves de lacadémie
choisissent davantage la filière scientifique au lycée quau niveau national. Mais
un grand nombre dentre eux, particulièrement les jeunes filles, sen
détournent après le baccalauréat ;
- laffectation en lycée
professionnel a été améliorée par lutilisation du logiciel Pam. Mais trop
délèves qui réussiraient en 2nde générales et technologiques (GT) sont
orientés en brevet détudes professionnelles (BEP) ;
- laugmentation des poursuites
détudes post-niveau V est particulièrement significative en baccalauréat
professionnel. Mais les 1ère dadaptation sont désertées et la filière section
technologique industrielle (STI) est délaissée ;
- le rééquilibrage des flux
dorientation vers lenseignement supérieur entre les titulaires du
baccalauréat général, technologique et professionnel a été amorcé. Ainsi, dans les
sections de techniciens supérieurs de lenseignement public, 90% des admis sont
issus des baccalauréats technologiques ou professionnels.
Cette tendance doit être
durablement consolidée, notamment pour lorientation des élèves vers les instituts
universitaires de technologie dune part et vers le parcours licence-master-doctorat
dautre part.
Ces constats ne sappliquent
pas dune manière uniforme à toute lacadémie. La réalité est très
contrastée entre des écoles, des établissements et des territoires qui apportent une
importante "valeur ajoutée" à la réussite de tous les élèves et
dautres qui, dans des contextes et des conditions similaires, ont du mal à
progresser. On constate par exemple des écarts (hors éducation prioritaire) de
lordre de 13 points pour le retard à lentrée en 6ème et de 50 points pour
lorientation en 2nde générale et technologique (2nde GT).
Les écarts ne sexpliquent
pas tous par les spécificités du secteur. Ainsi, dans la catégorie des collèges
situés à la moyenne académique pour le pourcentage délèves dont les familles
sont classées dans les catégories sociales et professionnelles défavorisées (PCS
défavorisés), lécart est de 31 points. Ces écarts invitent à agir sur les
pratiques pédagogiques garantes de la qualité des apprentissages, mais aussi sur le
pilotage et sur les représentations sociales et éducatives qui dynamisent ou freinent
"lambition scolaire".
Le travail engagé sur
lorientation et sur les pratiques pédagogiques doit être intensifié dans les
secteurs où les déficits et les écarts sont importants.
Ajoutons que deux moments de la
scolarité apparaissent comme décisifs pour générer la réussite ou léchec :
- le passage de lécole au
collège et la classe de 6ème où les résultats aux évaluations en français sont
insuffisants, où le taux de retard est important à lentrée et le taux de
redoublement à la fin le plus élevé du collège,
- la classe de 2nde qui, accueillant
davantage délèves, doit être en capacité de les préparer aux études longues
dans les filières générales et technologiques.
Ces deux moments-clés feront
lobjet chacun dun plan dactions spécifique intégrant les objectifs du
projet académique pour légalité des chances.
La préparation de ce projet a fait
lobjet dune large concertation. Il sagit maintenant de le mettre en
oeuvre. La diffusion de ce document, aussi large soit-elle, ne peut pas suffire à la
réalisation des objectifs. Doù la nécessité dun pilotage diligent et bien
compris. La prise en charge du projet par les coordonnateurs des comités opérationnels
de programmes vise à assurer la continuité entre le projet académique et les plans
daction des quatre programmes. Dès septembre 2007 les quatre comités
opérationnels de programme élaboreront les plans daction correspondant aux
objectifs du projet académique. Pour chacun des objectifs ou chacune des mesures prévus
une équipe se chargera de la préparation et du suivi de la mise en oeuvre des actions
nécessaires dans le cadre dun échéancier annuel assorti dindicateurs
dévaluation.
Lamélioration des
performances de lacadémie est le seul objectif de ce projet. Cest dire
quil exprime notre obligation de réussite de la formation des citoyens de demain :
leur insertion dans la cité au triple plan social, économique et culturel.
Le recteur de
lacadémie dOrléans-Tours,
Chancelier des universités
Ali Bencheneb
1. Axe I -
Légalité des chances pour tous les élèves
1.1. Une scolarité ambitieuse pour
tous
1.1.1. Mettre en place les conditions
dun enseignement efficace pour lacquisition du socle commun de connaissances
et de compétences
La faiblesse relative des
résultats des élèves à lentrée en 6ème appelle une mobilisation sur les
apprentissages dans le 1er degré. La préparation des acquisitions du socle commun de
connaissances et de compétences commence à lécole. En doter tous les élèves est
une priorité du projet académique. Lenseignement doit désormais prendre en compte
les référentiels de compétences pour organiser les contenus et pour évaluer, proposer
des situations dapprentissage diversifiées, pour tenir compte de la diversité des
élèves dans leurs manières dapprendre et exploiter la pluralité des outils.
Ainsi, lexploitation pédagogique des Tice doit être concrétisée dans toutes les
classes.
- intégrer lapproche par
compétences dans les pratiques pédagogiques ;
- améliorer les acquis des élèves en
fin de cycle 3 ;
- diversifier les approches pédagogiques
;
- développer lutilisation
pédagogique des Tice et étendre à toutes les disciplines la validation du B2i
"école", "collège" et "lycée" ;
- favoriser linnovation et
lexpérimentation pédagogiques ;
- encourager de nouvelles pratiques
denseignement des sciences au sein de la classe.
Le développement des compétences
sociales et civiques, de lautonomie et de lesprit dinitiative (6ème et
7ème piliers du socle commun) sappuie sur les possibilités offertes aux élèves
dans la classe et dans la vie de létablissement dexercer des
responsabilités, de construire des projets, de sengager.
- intensifier et valoriser
lengagement et la responsabilisation des élèves en proposant des modalités
dorganisation qui favorisent leur implication dans le comité déducation à
la santé et à la citoyenneté (CESC), dans le foyer socio-éducatif (FSE), dans
lassociation sportive, dans les activités coopératives, dans des projets culturels
ou sportifs ;
- encourager les projets des conseils
délèves, des conseils de la vie lycéenne (CVL) et du conseil académique de la
vie lycéenne (CAVL).
1.1.2. Encourager les poursuites
détudes
Lambition scolaire et la
confiance en soi se construisent à lécole. Or, 20,5% des élèves sont en retard
à lentrée en 6ème et les résultats des évaluations restent inférieurs aux
moyennes nationales. Le redoublement de la classe de 6ème est le plus élevé de la
scolarité au collège.
Lamélioration du passage en
2nde GT reste une priorité. Elle doit être poursuivie et consolidée. En effet, les
progrès dans ce domaine ne sont pas suffisants - lacadémie reste en-deçà de
la moyenne nationale - ni assez durables puisque après quatre années de progrès,
un fléchissement en 2006 est de nouveau constaté en 2007.
Les conditions de cette
amélioration relèvent de la maîtrise des apprentissages, du dialogue avec les familles
et des décisions dorientation. Il faut travailler sur ces trois facteurs en donnant
une plus grande place à la confiance dans les capacités des élèves. On constate, par
ailleurs, que trop de jeunes filles issues de limmigration nont pas
lorientation que leurs résultats leur permettraient despérer.
Linformation des familles sur
les conditions de linsertion professionnelle et sur les aides possibles pour assumer
le coût des études est primordiale.
- diminuer les retards à lécole ;
- augmenter laccès en 2nde GT en
donnant toutes leurs chances aux élèves ;
- informer les familles (orientation,
promotion des études longues et des diplômes, aides sociales, bourses au mérite) ;
- construire avec les universités des
dispositifs améliorant la connaissance de lenseignement supérieur.
Lencouragement à la
mobilité est parfois nécessaire pour faire accéder tous les élèves aux formations de
leur choix. Les capacités daccueil des internats doivent être mieux connues et le
temps de linternat exploité pour accompagner les élèves dans leurs
apprentissages.
- améliorer la qualité éducative de
linternat dans le cadre du projet pédagogique de létablissement en lien avec
les collectivités territoriales.
La voie professionnelle a pour
vocation délever les niveaux de qualification en favorisant les poursuites
détudes aux niveaux 4 et 3 à partir du BEP qui nest plus une fin en soi. Il
faut permettre à un plus grand nombre délèves daccéder à un brevet de
technicien supérieur (BTS) à partir dun BEP en exploitant mieux lorientation
vers le niveau 4 par le baccalauréat professionnel, dune part, ou par une première
dadaptation, dautre part. Cette dernière possibilité est sous-utilisée dans
lacadémie, notamment dans la filière STI.
Enfin, tous les élèves de Segpa doivent accéder à une formation qualifiante.
- consolider laccès au
baccalauréat professionnel à partir du BEP ;
- diversifier les parcours en poursuivant
ladaptation de loffre de formation ;
- exploiter les réponses offertes par les
passerelles.
La perméabilité entre les
formations sous statut scolaire et lapprentissage doit être favorisée pour les
élèves dont le changement de statut est un facteur de poursuite de formation.
LAcadémie doit consolider loffre de formation tout au long de la vie et la
Validation des acquis de lexpérience (VAE) pour remplir sa mission et engager les
élèves et les apprentis dans une démarche de formation permanente.
- développer lapprentissage public
aux niveaux 4 et 3 ;
- accompagner les changements de statut en
cours de formation ;
- adapter et développer loffre de
formation des Greta et favoriser les formations communes entre les élèves, les apprentis
et les stagiaires adultes.
1.2. Une scolarité réussie pour tous
1.2.1. Consolider durablement les
apprentissages
Leffort de mise en place des
programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) en faveur des élèves en
difficulté doit être poursuivi. Un PPRE part dun diagnostic individualisé. Les
PPRE se différencient des dispositifs existants par la personnalisation de laide,
qui ne se réduit pas à des actions de soutien. Pour certains élèves, cette aide trouve
place dans le travail de classe, pour dautres elle implique des prises en charge
ponctuelles et spécialisées, pour dautres encore elle combine plusieurs types
dintervention. Il est donc essentiel que le PPRE soit programmé, avec des objectifs
réalistes, compris par lélève et par ses parents et quil sinscrive
dans un travail déquipe. La nouveauté de la démarche appelle un accompagnement
des équipes.
- organiser et généraliser les PPRE en
insistant sur la programmation et la personnalisation ;
- renforcer le traitement de la
difficulté scolaire au cycle 2 ;
- assurer la continuité des aides dans le
passage de lécole au collège ;
- mettre en cohérence les aides
scolaires, laccompagnement éducatif et les activités périscolaires (notamment
avec les programmes de réussite éducative).
Le redoublement est encore trop
souvent la seule réponse proposée aux difficultés des élèves. Des solutions
alternatives existent quil convient de diffuser et dappliquer. Dune
manière générale, le recours au redoublement doit être réduit.
- encourager et aider les équipes à
développer des solutions alternatives au redoublement de lécole au lycée.
Les observations conduites par les
inspecteurs de lEducation nationale chargés du 1er degré révèlent que beaucoup
délèves ne consolident pas au cycle 3 les apprentissages encore fragiles du cycle
2. Les équipes pédagogiques des écoles et des collèges doivent mettre en place les
dispositions pédagogiques garantes dune vraie continuité des apprentissages.
Leffort damélioration
de laccès en 2nde doit saccompagner dune prise en charge très efficace
des élèves. Les taux de non-passage en 1ère sont très élevés, constitués par des
redoublements et surtout par des réorientations en BEP, voire par des sorties du système
éducatif.
- les "comités opérationnels de
programme" proposeront dès janvier 2008 deux plans dactions définissant
objectifs, actions, évaluation, en appui sur des animations, des formations, des
expérimentations visant à améliorer :
- le passage et la réussite en 6ème,
- la réussite en 2nde.
1.2.2. Diminuer le nombre de sorties
sans qualification et prévenir le décrochage et la déscolarisation
Si une offre diversifiée de
parcours à partir du lycée contribue à diminuer les sorties sans qualification,
cest dès le collège quune action déterminée doit être conduite pour
prévenir les risques de décrochage.
Une enquête réalisée dans
lacadémie en 2007 dans les classes de 6ème montre que 7% des élèves sont
repérés en risques de décrochage sans manifester corrélativement des problèmes de
comportement. Il faut donc affiner le repérage de ces élèves au collège, leur accorder
une attention particulière en classe et rechercher des stratégies innovantes
"daccrochage scolaire".
Par ailleurs, à lentrée en
première année de formation professionnelle, les élèves qui nont pas obtenu leur
voeu 1 paraissent particulièrement vulnérables. Il est donc nécessaire de consolider
les dispositifs déjà mis en place en lycée professionnel (LP) et qui ont porté leurs
fruits.
- sensibiliser et mobiliser les équipes
à la prévention du décrochage dès le collège ;
- prévenir labsentéisme ;
- organiser la première année de LP pour
une découverte concrète et motivante des formations engagées, et rendre les
réorientations possibles au sein de létablissement au cours du 1er trimestre ;
- mettre en place des mesures et des
dispositifs daide et de remotivation, et développer laction culturelle en LP
;
- renforcer les dispositifs de prise en
charge des élèves en rupture (classes relais, rescolarisation).
Outre leur vocation première
déducation à la santé et à la citoyenneté en faveur de tous les élèves, les
démarches de prévention doivent être renforcées dans le cadre du projet
détablissement en direction des élèves repérés comme particulièrement
vulnérables.
- intégrer le CESC dans la réflexion
pédagogique globale du projet détablissement ;
- prévenir les conduites addictives,
notamment la consommation dalcool.
1.2.3. Répondre aux élèves à
besoins particuliers
1.2.3.1. Poursuivre le développement
de la scolarisation des jeunes handicapés
Lacadémie a mis en place un
réseau de classes dintégration scolaire (Clis) dans les écoles et dunités
pédagogiques dintégration (UPI) pour scolariser au collège davantage
délèves venant de Clis. Laccroissement de la scolarisation individuelle dans
les 1er et le 2nd degrés est une priorité. La scolarisation des élèves handicapés
doit être anticipée, en lien avec les maisons départementales des personnes
handicapées (MDPH).
La réussite de la scolarisation en
UPI au collège et le besoin de professionnalisation des jeunes handicapés appellent
désormais une offre de poursuite de scolarité au lycée présentant une diversité de
choix, en appui sur les formations sous statut scolaire et en apprentissage. La structure
UPI doit être adaptée.
- développer la carte académique des
Clis et des UPI ;
- anticiper les besoins de scolarisation
par une amélioration de la collaboration avec les MDPH.
Une coopération avec les
établissements spécialisés hors Education nationale est nécessaire pour :
- favoriser le développement des classes
intégrées et de la prise en charge individuelle de lécole au lycée.
1.2.3.2. Accompagner la scolarisation
des enfants du voyage
Les dispositifs mis en place dans
chaque département permettent dassurer la scolarisation des enfants du voyage dans
des classes du 1er degré. Il convient de répondre à la demande de scolarisation en
collège, en fonction de la création de nouvelles aires daccueil.
- proposer des formations aux enseignants
et mettre à disposition sur le site académique des documents pédagogiques visant à
faciliter cette scolarisation.
1.2.3.3. Organiser la scolarisation et
les poursuites détudes des nouveaux arrivants
Des classes dinitiation dans
le 1er degré (CLIN) et des classes daccueil en collège (CLAD) permettent aux
élèves nouveaux arrivants dacquérir ou de consolider la maîtrise de la langue
française en vue dune intégration réussie dans les classes ordinaires. Une
attention particulière doit être apportée aux élèves nouveaux arrivants scolarisés
dans des collèges ne disposant pas de Classes daccueil (notamment en zone rurale)
ainsi quà la scolarisation en lycée (orientation et suivi des élèves arrivés au
collège en cours de scolarité, accueil des élèves nouveaux arrivants de 16 à 18 ans).
Laccueil des élèves non scolarisés ou peu scolarisés antérieurement doit faire
également lobjet dune vigilance particulière. Le Centre académique pour la
scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage (Casnav) accompagne la mise
en oeuvre de cette politique.
- accroître la scolarisation en classe
ordinaire à lécole et au collège ;
- valider les acquis par le diplôme
détude de la langue française (Delf) ;
- accompagner et consolider la
scolarisation au lycée.
1.3. Une scolarité ancrée sur la
réalité des territoires
Légalité des chances impose
une correction des écarts entre les écoles, les établissements et les territoires en
améliorant significativement les résultats et lorientation des élèves dans les
secteurs où ils sont les plus faibles, et dans les écoles et les établissements où ils
sont inférieurs à ceux attendus.
Les principaux déficits
académiques sont concentrés dans certains secteurs qui ont besoin dun
accompagnement spécifique.
1.3.1. Actualiser la politique
académique daccompagnement prioritaire
- identifier les territoires en
difficulté sur la base dun diagnostic ;
- adapter les réseaux associant écoles
et établissements dans le cadre des bassins ;
- répartir rationnellement les options et
loffre de formation ;
- proposer une politique concertée avec
les collectivités territoriales ;
- préparer un contrat de réseau élargi
aux écoles.
1.3.2. Agir pour résorber
linégalité
- accorder une priorité aux personnels,
aux écoles et aux établissements dans lanimation et la formation sur les
stratégies pédagogiques et sur lévaluation ;
- encourager les projets artistiques et
culturels, les activités sportives et les échanges internationaux ;
- développer lutilisation
pédagogique des Tice ;
- promouvoir les sciences.
2. Axe II - La
performance académique
2.1. Accompagner les personnels,
acteurs du projet académique
La mobilisation de tous les
personnels de lacadémie est un levier essentiel pour la réussite du projet. La
politique de gestion des ressources humaines mise en oeuvre par les services académiques
et les cadres des établissements et des écoles doit favoriser cette implication.
Cela exige :
- de poursuivre et damplifier
lensemble des actions qui visent à accompagner les personnels tout au long de leur
carrière ;
- de mieux articuler les rôles
respectifs des services académiques et des établissements dans le domaine de la gestion
des ressources humaines (GRH).
Trois directions seront
privilégiées pour :
2.1.1. Accueillir et former : lacadémie
va connaître dici à 2015 un renouvellement de 30% de ses personnels, raison pour
laquelle laccueil et la formation des nouveaux personnels recrutés continueront
dêtre lobjet dune attention particulière.
- conforter les dispositifs daccueil
et de professionnalisation des nouveaux personnels ;
- rendre prioritaires les formations à la
différenciation pédagogique et à lutilisation pédagogique des Tice ;
- développer lutilisation des
outils de formation à distance ;
- assurer une culture solide de
lévaluation ;
- proposer des formations
pluricatégorielles aux personnels dencadrement (y compris aux directeurs
décoles) au pilotage (culture de la performance), au management des équipes et à
lélaboration de diagnostics.
2.1.2. Favoriser lévolution
professionnelle et valoriser les compétences : il convient de mieux faire
connaître les possibilités et dispositifs existants afin de répondre aux demandes
individuelles dévolution professionnelle, soutenir celles que les transformations
demplois rendent nécessaires et constituer des viviers pour les fonctions
dencadrement.
- faciliter lévolution des parcours
professionnels en informant sur les dispositifs existants : deuxième carrière,
entretiens dorientation professionnelle, formations dadaptation et de
reconversion ;
- améliorer ladéquation
poste/personne et fluidifier les affectations sur les postes spécifiques ou à profil,
notamment pour les enseignants titulaires des certificats daptitude professionnelle
pour les aides spécialisées, lenseignement dadaptation et la scolarisation
des élèves en situation de handicap (Capa-SH et 2CASH) ;
- professionnaliser les enseignants
référents ;
- stimuler un programme pluriannuel de
gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
2.1.3. Prévenir et remédier : laccueil,
lencadrement au quotidien, les entretiens professionnels, lanimation des
équipes et la formation contribuent à prévenir les difficultés professionnelles.
Repérer au plus tôt des signes de dysfonctionnement afin dintervenir rapidement
est un rôle essentiel de lencadrement de proximité. La direction des ressources
humaines et le réseau des relations et ressources humaines doivent amplifier les actions
dinformation et de formation en direction de lencadrement pour une prise en
charge efficace des situations particulières.
- renforcer la complémentarité du rôle
des personnels de direction et des acteurs académiques de la GRH dans la prévention et
la remédiation ;
- accompagner les personnels de direction
et dencadrement dans leur mission de gestion des ressources humaines, notamment par
une meilleure information sur les principales évolutions en matière de gestion des
personnels.
2.2. Les projets des écoles et des
établissements
Mise en place à titre
expérimental en 2003, la démarche académique de contractualisation commune à
lensemble des EPLE, collèges et lycées, est généralisée par la loi sur
lAvenir de lEcole. Elle doit être étendue, en ladaptant, aux écoles
et aux réseaux. En associant établissements, corps dinspection, inspections
académiques et rectorat, elle permet de croiser les regards et de mieux prendre en compte
les dimensions locale, départementale, et académique.
Elle sappuie sur un
diagnostic réalisé à partir dindicateurs, de données partagées. Il convient de
continuer à affiner le choix des indicateurs retenus au niveau académique pour les
tableaux de bord (Fiches stat-pilot) et les mettre à la disposition des écoles, des
établissements, des réseaux.
Si les contrats comportent
désormais, pour chaque objectif, les types dindicateurs qui permettent
dévaluer latteinte des résultats, il faut avancer vers la définition
dobjectifs chiffrés en distinguant clairement le contrat, qui fixe les objectifs,
du projet décole ou détablissement qui définit les stratégies et décline
les actions.
Le projet détablissement
doit prendre toute sa place dans le cadre dune autonomie renforcée de
létablissement et de la culture de performance inscrite dans la Lolf. Dans cette
démarche de projet, laccent sera mis sur lautoévaluation des actions et sur
le rapport de fonctionnement pédagogique, qui doit devenir un outil du pilotage de
létablissement et du dialogue entre les établissements et les services
académiques.
2.2.1. Faire du projet décole et
détablissement un outil de pilotage pédagogique partagé et lexpression de
son autonomie
- associer lensemble des acteurs à
la démarche de projet ;
- intégrer la recherche de la performance
dans le projet ;
- dynamiser le fonctionnement des conseils
pédagogiques et des conseils de cycles ;
- développer les audits à visée
participative et pédagogique, y compris pour les écoles ;
- développer lanalyse des besoins
en formation et les stages décole et détablissement ;
- stimuler lexpérimentation (art.34
de la loi dorientation et de programme).
2.2.2. Consolider larticulation
entre la contractualisation, les projets et les performances des établissements et des
écoles
- accompagner les établissements, les
réseaux et les écoles dans la construction de la cohérence entre projet et contrat ;
- mettre à disposition des écoles et des
établissements des données significatives relatives à leurs performances ;
- conclure les contrats entre
lacadémie, les EPLE, les réseaux et les écoles en termes dobjectifs de
résultats ;
- développer les formations à
lauto-évaluation et à lévaluation de la performance ;
- favoriser les échanges, la
mutualisation et la formation au sein des bassins pour aider à la mise en place de
liaisons écoles - collèges - lycées ;
- évaluer latteinte des objectifs
dans les rapports annuels de fonctionnement pédagogique ;
- consolider la globalisation de
lattribution des moyens aux EPLE en fonction de critères transparents.
2.3. Le pilotage académique
Le pilotage assure les conditions
de la mise en oeuvre des objectifs du projet. Il va de pair avec lautonomie des
établissements et linitiative indispensables pour engendrer une forte mobilisation
des acteurs et partenaires de lenseignement, ceci pour réaliser les adaptations
nécessaires en fonction des spécificités locales.
Il doit sagir, en
conséquence, dassurer la cohérence de laction :
- des services académiques et des
corps dinspection ;
- des personnels de direction et des
acteurs au sein de létablissement.
Dans le cadre des objectifs de
performance de la mission enseignement scolaire, le pilotage académique est le garant de
larticulation entre le projet académique et les projets annuels de performance
académiques.
Le pilotage académique définit
les étapes de la mise en oeuvre du projet, les outils dévaluation et un plan de
communication qui permette aux acteurs de sapproprier les objectifs pour les
intégrer dans leurs pratiques.
2.3.1. Organiser
- installer et faire fonctionner un groupe
académique de pilotage et de suivi du projet académique :
- qui identifie les responsables des objectifs du projet ;
- qui veille à larticulation entre les Projets Annuels de Performance et le projet
académique en prenant appui sur les Comités opérationnels de programme ;
- qui définit les cahiers des charges de la formation continue en fonction des priorités
du projet académique et assure larticulation 1er/2nd degré ;
- affiner la répartition des compétences
entre les services académiques ;
- adapter laction des services
académiques pour le suivi des projets des établissements ;
- approfondir et généraliser la
coopération pédagogique entre personnels dinspection et de direction pour le
pilotage et lanimation pédagogique des établissements ;
- veiller à une organisation et à une
animation efficiente des bassins déducation et de formation pour concrétiser les
objectifs dégalité des chances et de poursuites détudes, spécialement en
participant à la recherche dune offre de formation diversifiée et complémentaire
au niveau des bassins ;
- améliorer la complémentarité entre
les quatre voies de formation professionnelle en lien avec les collectivités
territoriales : voie scolaire, apprentissage, formation continue et validation des acquis
de lexpérience.
2.3.2. Analyser, animer, concevoir
- établir les indicateurs de résultats
du projet académique et les faire connaître ;
- évaluer la performance pédagogique et
travailler avec les écoles et les établissements sur leurs indicateurs de résultats ;
- mener une politique danimation
académique, en soutien au projet académique par lorganisation dassises
académiques et/ou danimations de bassin, en direction de tous les personnels ;
- concevoir de nouveaux outils de
formation et danimation ;
- mener une réflexion académique sur la
rénovation des outils pédagogiques (manuels, Tice) en concertation avec les
collectivités territoriales ;
- construire une politique académique
daide aux élèves permettant la mise en place de solutions alternatives au
redoublement ;
- installer des réseaux de personnes
ressources.
2.3.3. Communiquer
- développer une politique de
communication pour que tous les personnels et les partenaires sapproprient
durablement le projet académique, les objectifs de performance, les plans dactions
;
- réorganiser le site académique en
particulier pour recenser les actions conduites, les dispositifs mis en place et favoriser
la diffusion des pratiques innovantes et des expérimentations.
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