objectifs, cibles, stratégies | média & supports | mise en forme | du bon usage des majuscules
exemples de mises en page | droits d'auteur | données personnelles | un peu de vocabulaire
OBJECTIFS, CIBLES &
STRATEGIES [remonter]
Avant la conception d'un support et
d'un contenu de communication, il convient préalablement de poser les grands axes de la
stratégie.
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La communication répond à un besoin
et met en jeu un message entre un émetteur et un récepteur. Il est donc nécessaire
d'appréhender : |
l'objectif
de la communication (besoin) : pourquoi communiquer ? est-ce réellement
nécessaire ? quel sera le bénéfice pour l'émetteur et le récepteur ?
la ou les cible(s) (récepteur) :
à qui s'adresse-t-on ? la cible est-elle unique ou peut elle se décomposer en cible
prioritaire, cible secondaire, prescripteurs... ?
le message :
quels contenus sont adaptés à la cible ? quel ton ?
L'ensemble des réponses
à ces questions permet alors de définir la stratégie à adopter.
MEDIA & SUPPORT [remonter]
Cible, contenus, ton... sont autant
d'éléments pouvant influer sur le mode de diffusion et sur la forme que prendra la
communication.
Avant de concevoir affiche, dépliant,
etc., il convient de s'interroger sur l'adéquation entre le média/support envisagé et
la ou les cible(s).
MISE EN FORME [remonter]
Simplifier, moderniser,
identifier
La charte ministérielle (qui régit
logos, modèles de lettres...) s'accompagne de recommandations pour la réalisation de
tout document émanant des services de l'Education nationale.
Polices, alignement de texte,
titrage... et même rappels en matière d'usage des majuscules sont intégrés dans
cette démarche. La modernisation et la simplification des documents, la cohérence entre
couverture et pages intérieures et enfin la fidélisation à une griffe graphique propre
à l'Education nationale et à chaque académie sont ses objectifs.
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Les textes sont volontairement non
justifiés, les polices se limitent à l'Arial, Arial Narrow et Univers condensé ainsi
qu'à l'Industria Solid (pour les titres). |
Ne pas avoir peur du vide
Ménagez de la place pour le vide. Il
s'agit de rendre le document plus fluide : illustrations, notes de commentaires, titrages
réguliers concourent à aérer le document.
L'insertion de titres ne nécessite pas
forcément de retours chariots, un style spécifique est généralement suffisant. Titres
et intertitres ne sont jamais en majuscules mais en bas de casse (minuscules).
Les textes ne comportent pas d'alinéa,
leur hiérarchisation est privilégiée par des lignes blanches.
Certains logiciels de mise en page et
de traitement de texte permettent la réalisation de styles. Ces derniers simplifient le
travail de mise en page et garantissent la constance de présentation.
Respectez des marges minimales pour
garantir une constance de présentation de votre document d'un poste de travail à un
autre (généralement 1,5 cm en haut, en bas, à gauche et à droite conviennent à
la plupart des imprimantes).
Utiliser au plus 3 corps (tailles) de
caractère.
Le centrage des lignes courtes est
moins lisible que l'alignement à gauche.
Supprimer les coupures de mot en fin de
ligne.
Rédiger et enrichir
Gras et italiques permettent de faire
ressortir des points forts du discours. Les soulignements simples (pas de pointillés)
sont aussi possibles à cet effet. Leur usage en titre est redondant et n'est pas
conseillé car n'apportant rien au plan du document, ils contribueront plus sûrement à
le complexifier.
Gras et soulignement peuvent permettre d'affirmer les points les plus notables. L'italique
sert souvent pour les citations, les titres d'ouvrages ou l'usage de termes spécifiques
en eux-mêmes (parce qu'ils sont nouveaux et qu'il convient de les mémoriser, parce
qu'ils sont peu courants dans le langage administratif car issus d'expressions populaires,
de références culturelles...). Il convient cependant d'être (très) économe en
matière d'enrichissement de texte : la rédaction et la construction des phrases
permettent aussi de mettre en valeur des concepts sans nécessiter une surcharge visuelle
nuisible à la fluidité du document. Les enrichissements redondants (italiques gras, gras
soulignés...) sont à bannir.
Les espaces blancs entre mots ne
doivent pas être doublés, triplés... (ni produits avec des enchaînements de
tabulations !) et l'interlettrage ne doit pas être modifié (une police de caractère est
équilibrée selon des règles précises : toute modification peut nuire à la lisibilité
du texte).
Plan
D'une manière générale, avant de
tenter à toutes fins d'intégrer une mise en page complexe avec n niveaux de puces ou un
plan de dossier digne du mode d'emploi d'un Airbus A380 (numérotation et
sub-numérotation en cascade par exemple), envisagez l'écrit comme un document de
communication : cette complexité apportera-t-elle à la compréhension de la
problématique ? Ce dossier sera-t-il lu, compris et atteindra-t-il son but ? Ne peut-on
pas simplifier afin de gagner en efficacité ?
[+] Exemples de mises en page
DU
BON USAGE DES MAJUSCULES [remonter]
L'usage des majuscules est à
surveiller.
| L'Education nationale est une
administration où les abréviations ne se dénombrent plus. Leur usage accompagné de la
traduction illustrée de majuscules donne naissance à un réel maquis où se perdent les
rares majuscules nécessaires à l'identification de noms propres ou autre début de
phrase. |
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Quelques règles :
Les abréviations qui se
lisent lettre par lettre s'écrivent totalement en majuscules sans point ni séparation
(ANPE, CNRS, DPE, DPAE, SNCF...).
Celles qui se prononcent
comme un mot unique (acronymes) s'écrivent en minuscules avec une seule majuscule en
début (Dafpic, Daric, Assedic, Cotorep...).
Les mixtes sont...
mixtes (CD-Rom...).
Les noms propres ne
s'écrivent pas en majuscules, seule l'initiale est en capitale (Jacques Chirac, Maurice
Genevoix, Orléans...).
La traduction des sigles en toutes
lettres ne nécessite pas d'attribuer à chaque terme la majuscule qui lui revient, encore
moins de la mettre en valeur par un artifice tel que le gras ou un corps différent.
La pratique (contraire aux règles en
la matière) conduit désormais à des excès tels que :
La Délégation Académique à la Formation
Continue (DAFCO) gère la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE), précédemment
Validation des Acquis Professionnels (VAP).
alors qu'écrire :
La délégation académique à la formation
continue (Dafco) gère la validation des acquis de l'expérience (VAE), précédemment
validation des acquis professionnels (Vap).
ne modifie ni le sens, ni l'importance
des acteur et mission. Le texte gagne en clarté, le lecteur identifie plus rapidement
l'essentiel.
La règle pour les titres et fonctions
est similaire ; seul le caractère unique impose une majuscule : les cas les plus connus
sont l'Assemblée nationale, le Gouvernement, l'Etat... L'Education nationale compte un
ministre et des ministres délégués et son libellé exact est le ministère de
l'Education nationale (les adjectifs sont toujours en minuscules, seuls les domaines
comportent une capitale). Dès que le sujet n'est pas un cas unique, la minuscule est de
rigueur : l'académie (30 en France), le recteur, le proviseur, le principal, le
directeur, le lycée... sont autant de termes qui ne doivent pas comporter de majuscule.
Les articles de la presse quotidienne
nationale ou régionale sont un bon guide en la matière.
EXEMPLES [remonter]
Exemples de publications selon
la charte graphique ministérielle.
[cliquez sur les
images pour les agrandir]
Exemples de déclinaison simple
Cycle de conférences de la division
des études et de la prospective du rectorat :

Conférence du 09 mars... |

... conférence du 05
avril... |

... conférence du 11 mai. |
Exemples de déclinaison
multi-supports
Communication de la relation
école-entreprise :
Déclinaison événement :

Affichette h40xl20 |

Carton d'invitation |
Communication pour l'accueil des
nouveaux personnels :
Affiche |
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Brochure annuelle :
en raison d'une cible annuellement renouvelée, le graphisme demeure quasiment constant |
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2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
Supplément à la brochure générale : brochure à
destination des enseignants contractuels |
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Exemples de stratégie de
déclinaison annuelle multi-publications
| Publications parues en... |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
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| Déclinaison graphique des actions relevant de l'action sociale
académique |

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DROITS D'AUTEUR [remonter]
Droit d'auteur
Les contenus doivent respecter le droit
d'auteur (loi du 03 juillet 1985) et le code de la propriété intellectuelle.
Toute oeuvre de l'esprit (sans
appréciation de la qualité de l'oeuvre) est protégée au titre du droit d'auteur.
Ainsi toute production personnelle
originale (texte, image, film, musique, graphisme, logiciel ou partie de code
informatique...) est une création protégée.
La reproduction et la communication de
tout ou partie d'une oeuvre nécessite l'accord préalable de son auteur. Ce dernier peut
exiger mention de son nom (crédits photographiques, signature d'article, copyright...)
sur le support incorporant son oeuvre.
Au même titre, les contributeurs de
site web (auteurs de contenu et de contenant) sont considérés comme des auteurs.
Exceptions au droit d'auteur
Aucune exception au droit moral n'est
possible (droit incessible et perpétuel). Seuls les droits patrimoniaux peuvent être
concédés.
N'impliquent ni droit d'auteur, ni
redevance :
- les analyses ou courtes citations qui
s'incorporent dans une oeuvre seconde originale dont la finalité le justifie (critique,
scientifique, pédagogique, polémique, information). Elles doivent être courtes (afin de
ne pas porter préjudice à l'oeuvre citée) et impliquer le respect du droit moral :
auteurs et sources doivent être mentionnés ;
- les discours publics d'actualité,
- les oeuvres d'art dans un lieu public
(exemple : lors d'une cérémonie),
- les parodies, caricatures, pastiches (en
respectant la loi du genre),
- les procédures administratives et
judiciaires.
Toute exploitation en violation
est une contrefaçon susceptible de poursuites civiles et/ou pénales.
DONNEES PERSONNELLES [remonter]
Loi Informatique et libertés
La loi 78-17 du 06.01.1978 dite Informatique
et libertés définit l'usage des informations nominatives.
Toute constitution de fichier
comportant des données personnelles ne peut être réalisée sans déclaration préalable
auprès de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés - 21 rue
Saint-Guillaume - 75340 Paris Cedex 07 - Site Internet : http://www.cnil.fr/).
Le recueil des données doit être
régulier (pas de recueil frauduleux, déloyal, illicite). L'intéressé est informé de
la constitution du fichier et de sa destination.
Toute personne constituant un fichier
s'engage à prendre toute précaution utile afin de garantir la conservation,
l'intégrité, la non divulgation des données.
Lors du recueil des données, les
personnes doivent être informées :
- du caractère obligatoire ou facultatif
des différentes données à produire,
- du destinataire des données,
- du droit d'accès, de modification, de
rectification et de suppression des données les concernant (art. 34 de la loi
Informatique et libertés du 06 janvier 1978) et de la procédure à suivre pour
l'exercer,
- du droit de s'opposer.
La durée de conservation de ces
données doit être pertinente et en relation avec la finalité.
Des informations personnelles (nom de
famille, l'image d'une personne...) ne doivent pas figurer sur un support de communication
sans accord de cette personne ou de ses parents s'il est mineur.
Site web. Cas particulier des
cookies
L'usage éventuel de cookies permettant
d'identifier l'internaute n'est possible que si l'internaute est informé et qu'il existe
une possibilité de refus.
UN PEU DE VOCABULAIRE [remonter]
aplat : toute
couleur imprimée à 100% est un aplat.
cible : groupe de
personnes à qui s'adresse une communication. Elle peut être divisée en cibles
principale, secondaire...
cromalin : A
l'origine nom d'une marque, cromalin est désormais l'expression générique de l'épreuve
couleur fournie à l'imprimeur à titre de guide. Le cromalin constitue généralement le
bon à tirer (BAT) d'une publication.
DPI : en anglais dots
per inch (points par pouce), il s'agit d'une unité de mesure définissant la
résolution d'un document (à l'impression ou à la numérisation). Un document à 300 DPI
comporte 300 points selon une ligne de 2,539 cm.
film : support
destiné à un imprimeur. Une quadrichromie comporte 4 films (un par couleur). Des
techniques d'impression en tons directs comporte autant de film que de tons ; un
vernis sélectif implique un film supplémentaire.
logo, logo-type :
élément principalement visuel permettant l'identification d'une société, d'un
service,... Constitué d'éléments symboliques, graphiques ou textuels, son emploi est
généralement défini par une charte graphique. Production d'un auteur, un logo ne peut
et ne doit être modifié au-delà des applications prévues par la charte graphique.
pantone : nom de
la marque la plus répandue définissant la gamme de tons directs.
prescripteur :
les prescripteurs constituent une cible particulière, relayant le message à la cible
principale du message.
ton direct :
couleur spécifique choisie parmi des gammes comme Pantone.
quadri, quadrichromie :
technique d'impression en couleur. Le document est reproduit par addition de 4 couches
élémentaires (cyan, magenta, jaune, noir). L'expression d'un couleur en quadri est
généralement codée CMJN (ou CMYB).
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