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Pistes de réflexion pour les équipes

Les groupes de compétences en langues

Eléments pour faciliter la mise en oeuvre des groupes de compétences en LEGT.

La réforme du lycée propose, selon le B0 du 4 février 2011, de nouvelles mesures visant à donner une impulsion forte à l’enseignement des langues vivantes, d’abord en classe de 2nde. Parmi celles-ci, Il est précisé que les horaires de LV1 et de LV2 sont globalisés dans les séries de la voie générale et technologique afin de faciliter l’enseignement par groupes de compétences. Cette mesure n'est pas nouvelle. Les groupes de compétences font l'objet d'expérimentations au niveau national depuis 2001. L’élévation du niveau de compétences des élèves en LVE, en particulier de leurs capacités de compréhension de d’expression doit, selon cette réforme, être considérée comme une priorité nationale.

La mise en place des GCL s’inscrit dans la continuité du plan de rénovation de l’enseignement des langues vivantes qui avait introduit, à la rentrée 2006, le CECRL dans l’enseignement des langues vivantes.

Concernant le Baccalauréat général et STI, à compter de la session 2013, il semble que nous nous orientions vers une évaluation des compétences orales et écrites des candidats. L’approche par compétences fait partie intégrante de l’enseignement des langues vivantes, au collège, comme au lycée et est, comme chacun le sait, au coeur de l'évolution actuelle de notre système éducatif. La mise en oeuvre des GC au lycée s'inscrit donc aussi dans la continuité du parcours d'apprentissage des élèves.

Même si le dispositif des GCL peut se mettre en place avec un professeur, seul dans sa discipline, les groupes de compétences ont prouvé leur efficacité pour faire progresser les élèves dans les différentes activités langagières de réception et de production lorsqu’il existe des équipes de professeurs engagées. Les IA-IPR de LVE font très régulièrement le constat que les élèves sont de niveau hétérogène en langues vivantes et présentent encore des déficits à l’oral, notamment en compréhension. Nous devons donc leur proposer des moyens de réussite, c’est l’un des enjeux de la réforme.

La mise en oeuvre des GCL a commencé à la rentrée 2010 pour les classes de 2nde, dans un certain nombre de lycées de notre académie, et doit se poursuivre dans les autres, notamment en Première à la rentrée 2011, puis en Terminale. L’horaire globalisé imparti est de 5h30 en classe de 2nde qu’il convient de répartir équitablement entre la LV1 et la LV2 afin de faciliter la mise en place des GCL. Il en sera de même pour la classe de Première à la rentrée en fonction de l’horaire prévu. Ainsi utilisé, il n’est pas plus coûteux que dans une autre discipline. L’alignement de toutes les classes pour la constitution des groupes n'est pas nécessaire. Il est plutôt conseillé d’aligner des équipes de professeurs plus restreintes (micros-équipes), qui pourront ainsi plus facilement mener une concertation indispensable pour une prise en compte efficace des besoins des élèves. Elle peut être favorisée quand l’emploi du temps des professeurs le permet.

Le rapport de l'inspection générale de février 2011 fait le point sur l'organisation observée dans certains lycées de plusieurs académies : « On trouve toute la palette d’organisation : depuis un « barrettage » minimal ne concernant qu’une partie des LV et quelques enseignements d’exploration jusqu’au barrettage maximal concernant la totalité de l’horaire de LV, tous les enseignements d’exploration et les options et l’accompagnement personnalisé. (Dans ce cas, l’élève passe plus du tiers de son temps en-dehors de son groupe (ou demi-groupe) classe. Dans un lycée de 11 divisions de 2nde, le nombre de groupes différents d’élèves à gérer pendant une semaine s’élève à 160.) Le nombre de classes alignées peut varier de deux à la totalité (parfois 10 pour certaines activités), mais l’observation et les conclusions des proviseurs concernés montrent qu’au-delà de 4, l’organisation devient trop complexe et tous, élèves et enseignants, sont perdus. On évoque aussi « Ceux qui ont choisi le maintien du groupe classe, en majorité par crainte du désordre ou de la complexité de l’emploi du temps, ou encore parce qu’ils ne sentaient pas les enseignants prêts pour ces « barrettages ». Il peut aussi s’agir d’un choix cohérent avec le projet d’établissement qui se base par exemple sur des « classes à projet ». Mais ce système atteint très vite ses limites pour l’efficacité de l’accompagnement personnalisé et des groupes de compétences en langues où les besoins des élèves sont difficilement pris en compte avec une palette réduite d’enseignants ».

« Tous les lycées (observés) ont utilisé une partie de leur « marge » pour des groupes réduits en langues vivantes, en moyenne 2,5 heures, avec un minimum de ½ heure et un maximum de 4,5 heures; il convient de noter que certains lycées ont augmenté l’horaire élève en passant de 5,5 heures à 6 heures. ». C’est le constat que fait l’inspection générale de langues vivantes.

Les IA-IPR de langues vivantes de l’académie, après avoir informé les lycées l’année dernière, peuvent accompagner les équipes de professeurs dans l’organisation et la mise en oeuvre du dispositif. Une formation - établissement à l’intention des professeurs est également prévue et se met en place dès cette année. Elle permettra de les guider dans cette approche pédagogique et de leur présenter des outils pouvant faciliter la constitution et la mise en oeuvre pédagogique des groupes de compétences, notamment un outil proposé pour établir un diagnostic des acquis des élèves en début d’année avant de constituer les groupes.

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